INTERVIEW AU SOMMET !

 

Aujourd’hui, nous avons interviewé notre auteur Carène Ponte. Après l’énorme succès de son recueil de nouvelles Trois femmes qui s’est déjà vendu à plus de 1000 exemplaires,  son nouveau roman Un merci de trop, également publié chez Librinova, démarre en flèche. Nous avons voulu connaître tous ses secrets…

 

Quel mot vous définit le mieux ?

Joie de vivre je dirais. Oui je sais ça fait trois mots. Je suis une fille gaie autant que possible.

 

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Tout est source d’inspiration en fait. Les livres que je lis, les films que je regarde, les rencontres que je fais. La vie de tous les jours est aussi une ressource de premier choix, les phrases que je peux entendre, le moindre petit truc peut être à l’origine de l’idée d’un personnage ou d’une histoire. Du coup, il faut toujours avoir de quoi noter à portée de main, sous peine d’oublier. Je me rends perméable, je prends tout ce que je peux prendre.

 

Depuis quand écrivez-vous ? Comment êtes-vous devenu auteur ?

Dans ma tête, j’écris depuis que j’ai 10 ans je crois. Mais ça restait dans ma tête. Même si à 10 ans je criais haut et fort que plus tard je serai écrivain. Sauf que le manque de confiance chronique s’est vite emparé de moi, genre à 12 ans… Que je me suis auto-persuadée que je n’avais pas le moindre gramme de talent nécessaire pour devenir écrivain. Alors j’ai continué à écrire mais seulement dans ma tête. Et j’ai continué mon chemin, j’ai fais des études de droit, j’ai trouvé du boulot, j’ai eu des enfants.

 

Et puis il y a deux ans j’ai ouvert un blog, poussée par des e-copains rencontrés sur twitter. D’un coup, l’écriture devenait accessible. Un billet d’humeur de quelques lignes me paraissait plus accessible qu’un roman. Et de fil en aiguille, de mots en mots, j’ai écrit un peu, beaucoup, de plus en plus. Des billets, des nouvelles courtes, des nouvelles longues. Et pour finir un roman.

 

Je crois que le blog a fait de moi une auteure. Sans lui, j’en serais toujours à écrire dans ma tête c’est certain.

 

Comment écrivez-vous ? Avez-vous un rituel d’écriture ?

Pour l’instant, l’écriture est plutôt désorganisée. Parfois j’écris beaucoup, et puis plus rien pendant plusieurs jours. J’aimerais me trouver un rythme régulier mais pour je ne sais quelles raisons qu’il me faudrait analyser, j’ai encore beaucoup de mal à me discipliner. Alors que je sens que c’est ce qu’il faudrait, écrire tous les jours, quoiqu’il arrive, une petite heure ou deux. Mais je n’y arrive pas.

 

Je suis encore sur le mode bloggeuse, j’écris en fonction du moment. Un billet ne me demande que peu de temps d’écriture, un petit quart d’heure, une demi-heure. Quand j’ai l’idée du texte, les mots viennent tout seuls, sans trop réfléchir. Et j’aime cette instantanéité : j’ai une idée, je la mets en mots et je la publie dans la foulée.

 

L’écriture d’un roman demande de s’y prendre autrement. Je me mets beaucoup plus de pression, de barrières. Le blog est moins engageant, un billet, ça plait ou ça ne plait pas, c’est vite lu, ça passe. Alors que l’écriture du roman me demande une dose de confiance bien plus grande, un besoin de certitude que ça vaut le coup, que ce que j’écris en vaut la peine. Et c’est pour l’instant encore fragile, je l’avoue. On ne se refait pas.

 

Qu’est-ce qui vous a conduit à écrire ce livre ?

Juliette est née dans une nouvelle pour le blog. J’ai gardé le personnage en tête, elle me plaisait bien. Et puis j’ai écrit un second épisode, un troisième. Les lecteurs ont répondu présents. C’est comme ça qu’est née l’histoire. Sans y avoir vraiment réfléchi au départ. À chaque épisode, j’avais la suite du suivant.

 

Au bout de 17 épisodes, je me suis dit qu’il y avait là plus qu’un début de roman, mais bel et bien toute une histoire. Avec des personnages, une intrigue, des rebondissements. J’ai mis l’ensemble des épisodes bout à bout, j’ai retravaillé la cohérence (c’est le souci lorsque l’on écrit au fil de la plume, la fin peut se retrouver en décalage avec le début), j’ai étoffé, ajouté des rebondissements. Et voilà. En écrivant le premier épisode de Juliette, j’étais loin de me douter où elle allait m’emmener. Si on m’avait dit ce jour là qu’elle serait le personnage de mon premier roman, je n’y aurais pas cru une seule seconde.

 

Le genre de la comédie romantique s’est imposé naturellement. J’aime en lire et aujourd’hui je peux aussi dire que j’aime en écrire. J’aime créer des personnages auxquels on peut s’identifier. J’aime les histoires qui finissent bien, même s’il y a des embûches. J’aime les intrigues amoureuses. Et j’aime rire. La comédie romantique c’est tout ça à la fois.

 

Avez-vous des contacts avec vos lecteurs ? Qu’est-ce que cela vous apporte ?

C’est l’immense avantage de tenir un blog. Les contacts avec les lecteurs sont permanents et très faciles. À chaque billet, du partage sur les réseaux sociaux, des réactions. Sans le blog je le sais, il n’y aurait pas eu de roman. Ce blog je le chéris. Il m’a permis de partager, de rencontrer des gens formidables, de recueillir du soutien et des encouragements. Je ne pourrais pas faire sans. D’ailleurs je partage sur le blog cette année l’aventure de l’écriture de mon second roman dans le cadre d’une rubrique que j’ai intitulée « Projet Roman 2015 ». C’est le film Julie et Julia qui m’a donné cette idée. Je fais part de l’avancée de l’écriture, de mes doutes, je publie quelques petits passages de l’histoire.

 

Quel est votre livre de chevet ?

Le livre qui se trouve en ce moment sur ma table de chevet c’est Alex de Pierre Lemaitre. Et celui d’avant c’était La petite boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan. Je passe donc de la comédie romantique au polar.

Cette année je me suis lancée dans le challenge A à Z : 26 auteurs pour chacune des lettres de l’alphabet. Autant dire que pour ce qui est du X, Y et Z, je vais m’amuser ! Ça m‘aide à me décider à choisir le prochain roman à lire parmi les 70 de ma PAL*.

 

Avez-vous un prochain livre en tête ?

Je suis sur le deuxième roman. Très différent de Juliette. Plus noir sans doute. Pour une partie plus proche de moi. Une histoire d’adolescente mal dans sa peau, victime de harcèlement… L’histoire se déroulera sur le temps d’une année scolaire, l’année de terminale.

 

Portrait Chinois

 

Si vous étiez un écrivain célèbre, vous seriez :

Margaret Mitchell (Scarlett O’hara, forever !!!)

 

Si vous étiez le personnage d’un roman vous seriez :

Rebecca Bloomwood, l’héroïne de la série de livres L’accro du shopping de Sophie Kinsella.

 

Si vous écriviez vos mémoires, quel en serait le titre :

Confessions d’une angoissée chronique

 

Si votre roman Un merci de trop était adapté au cinéma, quel(s) acteurs) pour jouer le(s) rôle(s) :

Pour Juliette je verrais bien une actrice comme Toni Colette que j’adore. Et pour Luc… Jake Gillenhal ou Asthon Kutcher… Du beau gosse quoi, mais qui paraît gentil.

 

Si vous organisiez un diner exceptionnel, qui seraient vos invités idéaux:

Scarlett O’hara (of course), Sissi (je suis une grande admiratrice du personnage), Méryl Streep (Quelle actrice), Hugh Grant (évidemment), Joel Dicker (quel écrivain), Florence Foresti (pour l’ambiance), Jean Jacques Goldman (bah oui il faut bien un fond musical).

 * Pile À Lire

1 commentaire

Publié par baghzaf : le 11 juillet 2015

A reblogué ceci sur La mue de Boujelloud .

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