Interview de Matthieu Gloiret, auteur à succès de « Voyage au bout du jour » !

 

 

 

 

Quand Matthieu Gloiret a publié fin 2014 « Voyage au bout du jour » chez Librinova, on a lu – séduites par le résumé prometteur – et on a adoré ! Nous ne sommes pas les seules, puisque très rapidement, le public a également plébiscité ce roman d’aventure à mi-chemin entre Koh-Lanta et Sa Majesté des Mouches.

Plus de 1800 ventes plus tard, Matthieu nous dévoile – dans une interview exclusive et pour notre plus grand plaisir – ses rites d’écriture et ses nouveaux projets !

 

 

 

Bonjour Matthieu, quel mot vous définit le mieux ?

Esthète, ce n’est pas le mot exact mais le plus approchant pour dire ce que je ressens.

 

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Indéniablement en premier, les idées et leur mise en scène. Viennent ensuite l’observation du quotidien, les souvenirs quels qu’ils soient, la recherche de l’humour et la recherche de la beauté. Enfin, indépendamment de tout ceci, un cheval fantasque vient me visiter quand il le veut. À moi de le saisir -ou pas- par les crins pour une cavalcade ébouriffante. Ce que je fais en général. Ce cheval fantasque, c’est l’inspiration. Et chacun de ses pas est mot, et sa chevauchée une histoire.

 

Depuis quand écrivez-vous ? Comment êtes-vous devenu auteur ?

J’écris depuis une dizaine d’années. Je suis devenu auteur en écrivant Voyage au bout du jour et en faisant des petits exercices de style. Les écrivains étaient les héros de ma jeunesse, ils avaient le pouvoir d’émouvoir, de faire rêver ou réfléchir selon qu’ils étaient romanciers, poètes ou intellectuels. Je ne suis pas encore tout à fait vieux, alors j’ai voulu essayer.

 

Comment écrivez-vous ? Avez-vous un rituel d’écriture ?

J’ai toujours un calepin à portée de main sur lequel je note les idées et les phrases qui me passent par la tête. Elles sont souvent en rapport avec mon travail d’écriture et le soir -ou à un autre moment de la journée si j’en ai le temps- je travaille en utilisant mes notes et en laissant une large place à la création. J’écris à ce moment-là, toujours au stylo, sur du papier donc. Mon premier jet achevé, et à ce moment-là seulement, je tape le texte. À part ça, pas de rituel.

 

Qu’est-ce qui vous a conduit à écrire ce livre?

Le désir de lire autre chose que ce qui se trouvait dans le commerce. Autre chose que le théâtre des sentiments, que le spectacle fascinant de la violence ou les ficelles habituelles et, pour moi, usées. On trouvera donc peu de sentiments dans Voyage au bout du jour, plutôt des impressions comme la grâce. J’ai essayé de minimiser la part de la violence dans le récit, il n’y a aucune scène de sexe (au sens littéral), et les codes de genre ont été foulés aux pieds.

 

Avez-vous des contacts avec vos lecteurs ? Qu’est-ce que cela vous apporte ?

À part mon entourage, je n’ai pas de contact direct avec les lecteurs. Je lis leurs commentaires sur Librinova, monbestseller.com ou Amazon. J’ai créé une page Facebook au nom de Matthieu Gloiret pour l’occasion, je n’avais pas fait de publicité jusque-là, voilà qui est fait.

 

Quel est votre livre de chevet ?

Conversations avec Dieu (actuellement) et Citadelle de Saint-Exupéry (il y a peu).

 

Avez-vous un prochain livre en tête ?

J’ai deux projets en court :

  • un recueil de nouvelles fantastiques que je viens de commencer. Un projet qui émerge presque malgré moi, mais ce n’est pas désagréable (oh ! Un cheval fantasque…)
  • un roman sur la littérature française, roman ambitieux, travail de longue haleine.

 

Portrait chinois

 

Si vous étiez un écrivain célèbre, vous seriez :

Je me sens déjà célèbre, si vous voulez dire encore plus célèbre, alors Aldous Huxley, ou Shakespeare, c’est ça Shakespeare

 

Si vous étiez le personnage d’un roman, vous seriez :

Hastings, l’assistant de Poirot, fascinant d’équanimité

 

Si vous écriviez vos mémoires, quel en serait le titre :

Comment communiquer avec les aveugles quand on est sourd-muet

 

Si votre livre était adapté au cinéma, quel acteur voudriez-vous pour jouer le rôle?

Je verrais bien Frédéric Diefenthal et Depardieu, Omar Sy ne dépareillerait pas non plus

 

Si vous organisiez un dîner exceptionnel, qui seraient vos invités idéaux ?

Des potes : Coluche, Renaud, Brassens, JJ Goldman, mais aussi Tatie Danielle (pour que ça ne ronronne pas trop), Esther Tefana (un peu de douceur féminine quand même) et le Tout-Puissant (de toute façon il aurait été là)

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