Série de l’été, épisode 5 – À la chasse aux coquilles

Ce soir, j’ai mis le point final à mon roman. Il est ENFIN terminé. Ou presque. La dernière relecture a été faite par ma mère, ancienne professeure de français qui peut parfois se révéler aussi impitoyable avec son fils qu’avec ses élèves… Evidemment, elle a trouvé une faute d’orthographe qu’elle s’est empressée de souligner :

 

– Tu sais qu’on écrit au temps pour moi et pas autant pour moi, hein ?

– Oulah oui ! désolé M’man, quelle horreur, c’est une étourderie !

FAUX !!! je n’en avais aucune idée…

 

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Torturé par l’idée qu’il reste encore des fautes monstrueuses dans mon roman, je me creuse l’esprit : comment chasser les dernières coquilles qui s’accrochent à mon texte ?

 

C’est vrai que j’aurais préféré aller chasser les coquillages sur le sable fin de la plage de … STOP – je me reconcentre. Je dois trouver de quoi m’aider à corriger mon texte.

 

Il me faut clairement un dictionnaire. D’accord mais lequel ? Mon prof de français m’a toujours refusé l’usage de Wikipédia au lycée. Pas fiable disait-il. Pareil pour le correcteur automatique de Word :

 

Euh non c’est bien épilogue que j’ai écrit, pas épilepsie… (c’est lui qui fait une crise !)

 

Après plusieurs tentatives, le plus fiable des dictionnaires en ligne semble être le Larousse. Je peux facilement faire une recherche sur les mots pour lesquels j’ai des doutes. Il me propose même des citations/exemples qui m’aident à situer mon mot dans une expression et à m’assurer que l’accord s’applique bien de tel ou tel cas par exemple.

 

Tout ça, c’est bien pratique. Seulement voilà, j’ai tellement relu (et fait relire) mon texte, que j’ai l’impression qu’il est parfait grammairement (et hop, un néologisme!) parlant. Ce qui signifie que mon problème n’est pas seulement que je ne repère plus les fautes mais qu’il y en a sûrement que je ne peux pas identifier, car j’ai l’impression qu’il ne s’agit pas de fautes !

 

Il me faut donc l’aide d’un pro pour les détecter ces coquilles…

 

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Pour trouver des méthodes de relecture efficaces, je peux probablement trouver des conseils sur Internet. Je vérifie quand même le profil de celui  qui donne les conseils (pour être sûr qu’il est plus calé que moi dans le domaine). En fouillant un peu sur le Web, je tombe sur cette vidéo très instructive d’un ancien professeur de prépa qui, assurément, connaît son boulot ! Ses astuces vont bien m’aider, c’est sûr !

 

En discutant correction avec mes amis auteurs, certains m’ont également parlé d’un logiciel intéressant : Le Robert Correcteur. D’après eux, il est facile à utiliser, du moins quand on a déjà quelques bases en orthographe et grammaire. Ce qui est mon cas (ouf, sauvé !). Je peux donc faire un passage sur mon texte avec ce logiciel et il va repérer pour moi les dernières fautes qui ont échappé au regard acéré de ma mère.

 

Je me lance : c’est pratique, il me souligne les fautes et ensuite, je n’ai plus qu’à accepter ou refuser les propositions du correcteur. Parfait, de cette manière, je garde la main sur les corrections. Aucun risque que mon épilogue se transforme en épilepsie. Quand il y a plusieurs choix, les règles sont expliquées en dessous et m’aident à opter pour le bon orthographe.

 

Le logiciel me donne aussi des conseils sur la typographie : un point-virgule ne s’emploie que modérément, on privilégie la virgule sauf pour séparer des phrases trop longues qui comportent déjà des virgules. Bon à savoir !

 

200

 

Je poursuis la révision finale de mon texte en combinant les outils. En cas de doute avec le logiciel, je me tourne vers le dictionnaire. Et inversement. Aux règles à suivre dans ma vie d’auteur, je peux désormais ajouter :

 

Règle n°12 : Ne pas faire confiance à Wikipédia

Règle n°13: Combiner les outils de correction: un logiciel (parce que l’erreur est humaine) et un dictionnaire à consulter en cas de besoin (parce que la littérature, ce n’est pas qu’une affaire de machine).

 

Une fois mon texte revu en intégralité, je suis maintenant certain qu’il n’y a plus aucune erreur de grammaire ou d’orthographe. Bien sûr, je sais que la perfection n’existe pas et que même les livres édités ont parfois une ou deux coquilles restantes. Mais elles seront suffisamment rares pour qu’on ne m’en tienne pas rigueur. Je peux donc officiellement déclarer mon manuscrit terminé !giphy (3)

 

 

 

 

Il ne reste plus qu’à lui trouver un titre accrocheur…

3 commentaires

Publié par Zélie : le 18 août 2016

Merci pour cette série de l’été 🙂

Publié par jeanfrancoisjfmamoreau : le 18 août 2016

Je viens donc d’apprendre que, moi qui fus professeur, je peux sinon dois accepter d’être un prof certifié Larousse en laissant tomber l’apostrophe! Dommage que mon autodidacte de mère n’ait pas été prof de français familier, elle qui se référait à la francophonie orthodoxe du certif’… N…, ce charmant auteur digitalo-numérique doit être bien jeune et tendre pour avoir eu un prof qui lui interdisait Wikipedia, invention scandinave en date de 2001, grande pourvoyeuse de copier-coller, certes, mais ô combien salvatrice quand l’on — mon père haïssait l’abominable ON et, pire encore, l’atroce locution Qu’est-ce qu’ON (Kskon!) — a besoin de vérifier ou d’apprendre à employer un savoir d’essence encyclopédique que l’on pourra toujours tester pour l’authentifier définitivement sur un site Internet universitaire anglo-saxon extrait du top-5 de la classification de Shanghai, comme de bien entendu au temps jadis.
Naguère encore, l’on pouvait brocarder Wikipedia en l’appelant Couic’ipedia pour le mettre à la corbeille ou Quickipedia pour économiser l’achat de la dernière édition du Littré sur papier, aujourd’hui, le sérieux des articles est devenu la règle mais encore faut-il avoir été très bien éduqué dès l’école primaire pour maîtriser les règles grammaticales essentielles et avoir cultivé son intellect en lisant les bons auteurs et les moins bons, mais souvent aussi les plus distrayants, pour exercer son esprit critique, éventuellement un crachant un tweet en 140 signes façon Pivot ou, plus rigolo, façon Queneau!

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