Portrait de Fabienne Kisvel, auteur aux mille facettes

 

 

Aujourd’hui, nous sommes partis à la rencontre de Fabienne Kisvel auteur du livre L’homme en bas de chez elle , une histoire pleine de mystère et d’émotion qui vous conduira jusque dans une Afrique belle, hostile et captivante. Publié chez Librinova depuis avril 2016, ce livre a déjà convaincu de nombreux lecteurs. En quelques questions, l’auteur se dévoile :

 

Comment êtes-vous devenue auteur et depuis quand écrivez-vous ?

Adolescente, je n’ai jamais écrit de journal intime, mais une multitude de poèmes et de petites nouvelles dont il ne me reste pas grand-chose… J’ai posé sur le papier le drame de ma vie, mais lors d’une inondation le récit a péri noyé, et c’est tant mieux. Je me suis toujours raconté des histoires, commencé bien des livres, mais c’est à la suite du film « La rançon » avec Mel Gibson que j’ai été jusqu’au bout du récit.
Ce film, qui relate la prise d’otage d’un enfant, montre que les scénarios sont souvent montés autour des ravisseurs ou des personnes qui se battent pour récupérer l’otage, mais, dans les deux cas, on ne parle pas du ressenti et du vécu du captif. C’est en m’appuyant sur mon expérience professionnelle (psychologue spécialisée dans le syndrome de stress post-traumatique) que j’ai écrit mon premier roman, Eclipse de vie, en 2012.

 

Quel mot vous définit le mieux ?

Ténacité… en tout cas, c’est ce qui m’est venu en premier.

 

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Souvent les films et les séries, mais aussi les odeurs, les couleurs et les lieux des pays dans lesquels j’ai vécu ou que j’ai visités, quelque fois, les histoires extraordinaires des gens ordinaires…

 

Quand et comment vous est venue l’idée d’écrire L’homme en bas de chez elle ?

J’avais justement très envie d’écrire sur l’Afrique ; j’ai passé mes années de lycée au Gabon et j’ai gardé de ce continent le souvenir d’une terre de contraste ; alliant luxuriance et aridité, opulence et famine, pluies diluviennes et soleil de feu, silence et rythmes…

 

Et, une phrase, rapportée par une amie infirmière a été le déclenchement de la genèse du personnage de Mathieu ; un SDF, un peu rudoyé, aux urgences s’était écrié « Je suis un être humain tout de même, et vous ne savez rien de moi et de mon histoire ! »

 

L’homme en bas de chez elle était né !

 

Pouvez-vous me parler de votre expérience avec Librinova ?

Toujours à la recherche d’un éditeur (j’ai été éditée chez France Loisirs ; un très, très mauvais souvenir !), j’avais envoyé mon roman aux éditions Fleuve. J’attendais, avec désillusion, la énième lettre type négative, lorsque j’ai reçu un mail me proposant Librinova, pour tester mon roman auprès de lecteurs, sic !

 

Au début, je dois bien avouer que j’ai râlé en pensant que c’était encore une façon de se faire de l’argent sur le dos des pauvres auteurs en mal d’éditeurs… Mais en y regardant de plus près, j’ai bien aimé cette idée de startup féminine qui semblait davantage intéressée à créer à un partenariat avec l’auteur qu’à être une plate-forme lambda d’auto-édition.

 

J’ai signé et j’en suis ravie ! Bonnes conseillères, attentionnées, compétentes et extrêmement gentilles, voilà pour résumer ce que je pense des filles qui font Librinova. Je ne me sens plus seule dans les méandres de l’édition et j’espère atteindre les 1000 ventes pour qu’elles se transforment en agent littéraire, parce qu’avant tout, je leur fais confiance.

 

Avez-vous un prochain livre ou projet en tête ?

La suite de L’homme en bas de chez elle, où l’on retrouve Mathieu en Afghanistan, plus précisément nous allons suivre son périple dans l’Hindu Kouch, contrefort de l’Himalaya traversé par l’antique Route de la soie.

 

Un autre roman dont le titre provisoire est Sortie de parloir  nous fait découvrir l’histoire de Lise. Bibliothécaire à Fleury-Mérogis, elle va tomber amoureuse d’un détenu qui, loin de rentrer dans le droit chemin va lui faire vivre, malgré elle, des aventures tumultueuses.

 

Et, je suis en train de revoir mon premier roman, Eclipse de vie, l’histoire d’une séquestration, où le lecteur se retrouve immergé dans le corps et l’esprit de la prisonnière. 

 

Portrait Chinois

 

Si vous étiez un écrivain célèbre, vous seriez :

Ken Follett ; pour l’efficacité et la qualité historique de ses romans, sans oublier le développement psychologique de ses personnages, révélés tant par leurs actions que par leurs pensées et sentiments.

 

Si vous étiez le personnage d’un roman, vous seriez :

Scarlette O’Hara, l’héroïne d’« Autant en emporte le vent ». Extrêmement moderne et libre, Scarlette fait ses propres choix. Face à l’adversité, elle montre courage et persévérance. Sa phrase fétiche est aussi la mienne : Taratata ! Après tout demain est un autre jour…

 

Si vous écriviez vos mémoires, le titre en serait :

Ce qui ne m’a pas tuée m’a rendue plus forte.

 

 

Si vous organisiez un dîner exceptionnel, qui seraient vos invités idéaux ?

Nous serons 10 autour de ma table. La vaisselle (et le lave-vaisselle) est souvent pour 12 couverts, alors je pense que 10 convives est un nombre tout à fait raisonnable.
Je vais d’abord inviter Jean d’Ormesson, le patriarche, un orateur exceptionnel, lorsqu’il raconte des anecdotes, il subjugue son auditoire. D’ailleurs, je le préfère comme conteur que comme écrivain, même s’il écrit très bien.
Ensuite, Anne Roumanoff (je vais essayer de respecter la parité !) ; j’adore son humour corrosif et son œil bien aiguisé sur la société française.
Guillaume Gallienne, artiste éclectique, alliant humour et érudition à la perfection. Un très grand acteur capable d’incarner une multitude de personnages (y compris sa mère…), avec tendresse et sensibilité.
Isabelle Nanty ! Comment ne pas penser à son « vive la France » dans Le fabuleux destin d’Amélie Poulain !  Réalisatrice, scénariste ; une femme à multiples facettes…
Marc Lavoine; quelle voix ! Magnifique touche à tout, chanteur, acteur, écrivain… qui sait être très émouvant lorsqu’il parle de son histoire personnelle.
Virginie Efira, drôle, pétillante, intelligente… Je l’ai découverte à travers l’émission de Fréderic Lopez « Rendez-vous en terre inconnue », je crois même qu’il a eu un véritable coup de cœur pour elle, non ?
Laurent Gerra, imitateur irrévérencieux par excellence ! Tout le monde va en prendre pour son grade ! J’aurai encore plus d’invités à ma table !
Audrey Lamy, si elle ne peut pas venir, sa sœur pourra venir à sa place… C’est une show women un peu déjantée, à l’énergie communicative, qui manie à merveille l’autodérision, bref, elle ne se prend pas au sérieux.
Fabrice Luchini, le coiffeur le plus populaire de la télévision française ! Un écorché vif, capable de citer des textes entiers de mémoire, une bible de la citation, une exaltation enrichissante, en envahissement de l’être par le verbe ! Un régal à écouter, mais j’ai peur que nous n’arrivions plus à en placer une !
Et enfin Fabienne Kisvel, un grand écrivain, enfin reconnue….
Pardon à tous ceux que j’ai pu oublier ; Lambert Wilson, Céline Dion, Jean Dujardin, Sandrine Viar, Pierre Niney, Gilles Legardinier… promis je referai une invitation !

2 commentaires

Publié par jeanfrancoisjfmamoreau : le 5 octobre 2016

La femme est l’avenir de l’homme… d’en bas de chez elle!

Publié par david : le 10 mai 2018

le faux banquier en bas de chez moi aurait été mieux

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