Les fautes les plus courantes : comment les corriger ?

Le français est une belle langue, riche, mais aussi complexe. Entre les nombreuses exceptions, nuances et les expressions orales, des erreurs orthographiques ou grammaticales se glissent chaque jour dans les écrits et les discussions. Il n’est pas étonnant que quelques coquilles apparaissent lors de l’écriture de votre manuscrit. Focus sur les fautes les plus courantes de la langue française et des astuces simples pour les corriger.

 

L’accord du participe passé avec « avoir »

Il s’agit d’une des fautes les plus courantes en français : ne pas savoir quand accorder le participe passé qui suit l’auxiliaire « avoir » en genre et en nombre. Une erreur qui peut donner de nombreuses coquilles dans votre manuscrit. Si le complément d’objet direct (COD) est placé après le participe passé, ce dernier ne s’accorde pas. Par exemple : « Les enfants ont mangé des gâteaux ».

Il faut en revanche accorder le participe passé si le COD est placé avant le verbe. Par exemple : « Les fraises que j’ai mangées étaient délicieuses ». Le groupe nominal « les fraises » est placé devant le participe passé qui s’accorde donc en genre et en nombre.

 

« -é » ou « -er »

L’une des fautes les plus répandues, généralement pour cause d’inattention. Comment savoir si le verbe doit se conjuguer ou rester à l’infinitif ? Remplacez-le par un autre verbe du 3ème groupe comme « prendre » ou « faire ». Par exemple : « Il a utilisé ». Vous pouvez remplacer « Il a pris » (et non pas « Il a prendre »), le mot prend donc un « -é ». Cette méthode simple évitera bon nombre de coquilles lors de l’écriture de votre manuscrit.

 

« Après que » suivi du subjonctif

L’une des fautes les plus courantes dans la langue française est liée à la sonorité de la phrase. Il est fréquent, et plus habituel à l’oreille, d’utiliser le subjonctif derrière « après que » : « Après qu’il ait mangé », « Après qu’il soit parti », par exemple. C’est une erreur puisqu’il faut utiliser l’indicatif : « Après qu’il a mangé », « Après qu’il est parti ».

 

L’accord des couleurs

D’une manière générale, les adjectifs désignant des couleurs s’accordent en genre et en nombre : « des yeux verts », « des robes bleues », etc. Mais la langue française comporte son lot d’exceptions et les couleurs n’y échappent pas.

Ainsi, les couleurs désignant un nom caractéristique sont invariables : « des cravates orange », « des pantalons marron », « des tuniques kaki », etc. Seules cinq exceptions existent : écarlate, fauve, mauve, pourpre et rose s’accordent.

 

L’accord des nombres

Accorder les nombres donne souvent lieu à des fautes courantes dans la langue française. Il existe plusieurs règles :

  • « Zéro » s’accorde au pluriel ;
  • Les chiffres ne s’accordent jamais : « Ce sont les numéros un du marché » ;
  • « Vingt » et « cent » s’accordent uniquement s’ils sont multipliés mais ne sont pas suivis d’un nombre : « Quatre-vingts », « trois cents » mais « trois cent cinquante » ;
  • « Mille » est invariable : « Les contes des mille et une nuits ».

 

Les expressions courantes… mais fausses

Tout le monde a déjà entendu, voire utilisé ces expressions courantes. Mais il s’agit, en réalité, d’erreurs fréquentes. « Au jour d’aujourd’hui », par exemple, représente une double répétition. En effet, le mot « aujourd’hui » est déjà un pléonasme à lui seul. Au Moyen-Âge, « hui » désignait ce jour. Par conséquent, « aujourd’hui » signifie littéralement « Au jour de ce jour ». Inutile donc de rajouter un nouveau jour à la formule.

On se retrouve dans le même cas de figure en ce qui concerne l’expression « voire même », largement utilisée dans le langage courant. Là encore, nous avons à faire à un pléonasme puisque « voire » – à ne pas confondre avec le verbe « voir » – signifie « et même ». Cela revient à dire « Et même même ».

« Je ne sors pas ce soir, du coup je vais regarder un film ». Rien ne vous choque ? Pourtant, il y a une erreur. Si l’on a pris l’habitude d’utiliser « du coup » comme synonyme de « donc » ou de « par conséquent », il s’agit bien d’une faute de français. Comme le rappelle l’Académie française, l’expression était initialement utilisée au sens propre. Par exemple : « Un poing le frappa et il tomba assommé du coup ». Un autre usage de « du coup » est autorisé, comme conséquence d’un événement, généralement brusque. Exemple : « Un pneu a éclaté et du coup la voiture est sortie de la route ».

À lire aussi : À la chasse aux coquilles

 

Pour vous aider à repérer les fautes, plus ou moins courantes, qui se sont glissées dans votre ouvrage, faites corriger votre manuscrit par un correcteur extérieur. Pour vous accompagner dans votre projet, Librinova vous propose ses services éditoriaux comportant, entre autres, relecture, correction et conseils personnalisés.

 

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