Pourquoi utiliser un pseudonyme pour écrire ?

George Sand, George Orwell, Marguerite Duras, Daniel Pennac, Michel Houellebecq… La liste des auteurs célèbres qui utilisent des pseudonymes est longue et ne date pas d’aujourd’hui. Utiliser un nom d’emprunt peut se justifier par de nombreux motifs. Anonymat, marketing, respect du public… Focus sur les raisons qui peuvent vous pousser à utiliser un pseudonyme d’auteur pour écrire.

Qu’est-ce qu’un pseudonyme ?

Le pseudonyme est un nom d’emprunt utilisé par une personne pour cacher son identité dans l’exercice d’une activité. Cela peut notamment être le cas dans les disciplines artistiques ou littéraires. De très célèbres auteurs ont d’ailleurs ont utilisé un pseudonyme pour écrire. On peut par exemple citer Blaise Cendrars (Frédéric-Louis Sauser), George Sand (Amantine Lucile Aurore Dupin), ou encore San-Antonio, pseudonyme de Frédéric Dard.

Les exemples sont nombreux, toutes époques confondues. Le pseudonyme le plus célèbre sans doute remonte au XVIIe siècle avec Molière, le nom de scène de Jean-Baptiste Poquelin. Certains auteurs n’hésitent d’ailleurs pas à utiliser plusieurs pseudonymes. C’est le cas de Roman Kacew, plus connu sous les noms de Romain Gary, Émile Ajar, Fosco Sinibaldi ou Shatan Bogat.

Le choix d’un ou de plusieurs pseudonymes reste libre. Privilégiez toutefois un pseudo composé d’un prénom et nom pour davantage de crédibilité. De plus, soyez vigilants : utiliser le nom d’une autre personne en guise de pseudonyme peut donner lieu à une plainte pour usurpation d’identité. À noter également, vous avez la possibilité de déposer votre pseudonyme d’auteur auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) afin de le protéger.

 

Pourquoi utiliser un pseudonyme d’auteur ?

Anonymat, protection de la vie privée, marketing : les raisons d’utiliser un pseudonyme pour écrire sont nombreuses.

Rester anonyme

Comme le dit le célèbre adage : « pour vivre heureux, vivons cachés ». Choisir un pseudonyme est un bon moyen de préserver votre anonymat de manière simple, de cacher vos activités d’écriture, voire de protéger vos proches. Cela peut, par exemple, être le cas si vous publiez des textes sensibles, engagés, érotiques, etc. Cela est aussi vrai pour vous assurer une certaine discrétion dans la sphère professionnelle, vis-à-vis de vos employeurs ou des recruteurs si vous êtes à la recherche d’un emploi.

L’utilisation d’un pseudonyme peut vous permettre d’écrire plus librement, l’esprit tranquille, sans avoir à rendre de comptes à qui que ce soit. Si vous sentez que cela peut vous libérer dans votre travail, c’est sans doute une bonne solution.

Pour des raisons marketing

Tout comme le récit, le genre ou même la couverture, choisir un pseudonyme pour écrire peut avoir des influences sur les ventes d’un livre. Cela peut notamment être intéressant si votre nom est très commun ou si un homonyme est déjà connu pour de bonnes ou de mauvaises raisons.

Par exemple, Dupont, Dubois, Martin sont des patronymes très répandus et risquent de ne pas attirer l’œil du lecteur. À l’inverse, un pseudonyme original peut offrir la possibilité de se démarquer, de se distinguer et d’attirer la curiosité.

La raison est également valable si vous avez un nom trop difficile à prononcer. Le meilleur exemple pour illustrer cela ? Le célèbre Guillaume Apollinaire a opté pour ce nom en remplacement de son vrai patronyme : Wilhelm Albert Vladimir Popowski de La Selvade Apollinaris de Wąż-Kostrowitcky. Reconnaissez que, sur la couverture d’un recueil de poèmes, cela aurait pris un peu de place.

Pour vos lecteurs

Vous avez envie de vous essayer à un nouveau genre littéraire ? Laissez vos envies s’exprimer. Cependant, cela peut être déroutant pour votre public. Rapidement, les lecteurs vont associer votre nom à un genre précis et, par extension, à leurs attentes. Passer de la fantasy à un polar peut se révéler perturbant pour le public qui a ses habitudes.

En 2013, J.K. Rowling a utilisé cette méthode. La mondialement connue créatrice de la saga Harry Potter a voulu s’essayer à l’exercice du polar. Pour écrire et publier L’Appel du Coucou, J.K. Rowling a utilisé le pseudonyme Robert Galbraith. Un moyen pour elle de se libérer des attentes liées autour de son nom, et du succès de la saga sur les jeunes sorciers.

 

Pour aller plus loin :

→ Avis de lecteurs, commentaires de blog : comment les gérer ?

 Comment bien pitcher son livre ?

→ Les médias traditionnels ont-ils une influence sur les ventes de livres ?

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