Pourquoi des auteurs édités traditionnellement choisissent-ils l’auto-édition ?

L’auto-édition et l’édition traditionnelle ne sont pas incompatibles. Ces deux concepts seraient même complémentaires, à tel point que certains auteurs déjà passés par les plus grandes maisons d’édition traditionnelles décident de se lancer dans l’auto-édition. Quels sont les raisons qui les ont poussés à choisir ce canal de distribution ? Quels avantages trouvent-ils à l’auto-édition ? Ils témoignent.

Bénéficier d’une liberté de choix

« Si j’ai décidé de reprendre mes droits et de me lancer dans l’auto-édition, c’est d’abord par goût de la liberté. » Stéphanie Mesnier, autrice de Villa Carmina , de Tueuses mais pas trop et d’une dizaine d’autres livres dans plusieurs maisons d’édition connues, est convaincue par l’auto-édition. Ce nouveau moyen qui lui permet en effet « d’atteindre un public sans dépendre de personne ».

Grâce à Librinova, elle a notamment réédité deux de ses romans qui étaient épuisés. Cette liberté de choix est l’un des principaux critères qui poussent les auteurs à se tourner vers l’auto-édition, y compris ceux qui ont réussi à côtoyer de grandes maisons d’édition.

Carole Cerruti, autrice de Mask (Librinova) et de Rêver n’est pas un vilain défaut (City éditions), s’est elle aussi lancée dans l’auto-édition pour avoir la mainmise sur plusieurs éléments qui lui tiennent à cœur, parmi lesquels la couverture, le titre, le prix ou encore la date de sortie de son ouvrage. Même son de cloche du côté de Béatrice Courtot, autrice d’Un Noël au bord du lac chez Librinova, et de trois romans publiés chez Charleston. Cette dernière apprécie de pouvoir choisir les lecteurs auxquels envoyer son livre en « service presse », c’est-à-dire en échange d’un article sur leur blog ou autre média. Grâce à l’auto-édition, elle a donc noué des liens privilégiés et « galvanisants » avec des influenceurs livres de la communauté « bookstagram ».

Publier rapidement

La rapidité de publication est un atout non négligeable de l’auto-édition. Il est en effet possible de publier un livre en quelques jours, contre plusieurs mois via les maisons d’édition traditionnelles. Carole Cerruti, qui se définit comme impatiente, avait hâte de pouvoir proposer la suite de son roman Mask à ses lecteurs, dont la première partie avait été éditée par une maison d’édition désormais fermée.

L’auto-édition offre ainsi aux auteurs et autrices la possibilité de publier leur roman sans délai. Béatrice Courtot a par exemple réussi à publier son roman de Noël courant octobre, quelques semaines après l’avoir terminé, afin qu’il soit disponible pour les fêtes de fin d’année.

Faire place à la créativité

Les auteurs sont pour la plupart dotés d’un véritable sens artistique qui peut s’avérer bien utile pour mener la promotion de leurs écrits. En faisant le choix de l’auto-édition, les auteurs peuvent gérer eux-mêmes le marketing de leurs œuvres et créer leur propre communication, laissant libre cours à la créativité.

Béatrice Courtot l’affirme : elle a adoré « jouer ce double rôle d’autrice et d’éditrice ». Elle a pris plaisir à réaliser elle-même la couverture de son livre et s’est même lancée dans le booktrailer de son roman. L’aventure de l’auto-édition constitue un véritable challenge pour cette auteure.

Profiter de droits d’auteurs intéressants

La plupart des auteurs édités traditionnellement ne s’en cachent pas : s’ils s’orientent vers l’auto-édition, c’est aussi pour l’aspect financier. Les droits d’auteurs sont en effet plus élevés dans l’auto-édition car les bénéfices nets générés par les ventes sont directement et totalement versés à l’auteur. Carole Cerruti mentionne également la possibilité de suivre les ventes en temps réel. En consultant les relevés, l’auteur peut effectivement savoir combien de lecteurs se sont laissé tenter par son roman, de quoi rester motivé et investi dans son projet.

Par ailleurs, les versements découlant des ventes sont effectués plus rapidement que par le canal de publication traditionnel. En somme, l’auteur gagne plus, plus vite.

Élargir son lectorat

La possibilité de fixer son prix est un atout de l’auto-édition mis en avant par les auteurs ayant connu le prestige des maisons traditionnelles. Ils y voient l’opportunité d’élargir leur lectorat en rendant leur livre accessible au plus grand nombre. Pour Béatrice Courtot, déterminer soi-même le prix de son œuvre, c’est aussi « valoriser son travail d’auteure ».

Jacques Vandroux, auteur de Le Testament de l’alchimiste (Librinova) et de cinq romans publiés chez Robert Laffont, apprécie le fait que ses titres puissent être proposés en emprunt Kindle grâce à l’auto-édition. De quoi toucher aussi les adeptes de la liseuse numérique. Autre point positif de l’auto-édition proposée par Librinova selon cet écrivain : la possibilité de se faire accompagner par un agent littéraire, chargé notamment de lui dénicher un éditeur – différent des précédents – et de négocier les contrats, car ce n’est pas toujours simple pour les écrivains, même quand ils connaissent le milieu.

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