Écrire des mémoires de famille : conseils pour réussir son projet

Écrire des mémoires de famille : conseils pour réussir son projet
15/12/2021
Conseils pour écrire un livre

Écrire les mémoires de sa famille est un très beau projet. Cela permet de rendre hommage, de partager des souvenirs précieux et de fixer la mémoire familiale. Les mémoires ont une grande valeur pour les générations actuelles et futures, qui pourront mieux comprendre d’où elles viennent et ce qui constitue leur identité.

Quelles sont les étapes à suivre pour écrire des mémoires de famille ? À quoi faut-il faire attention avant la publication ? Tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer.

1. La phase de préparation

Laisser une trace, découvrir un événement, être intrigué par un membre de la famille au portrait singulier, etc. : différentes raisons peuvent pousser à se plonger dans l’histoire de sa famille et à la raconter.

Toutefois, écrire les mémoires de sa famille ne s’improvise pas ! Il faut au préalable réaliser un important et minutieux travail de recherche documentaire et échanger avec ses proches. Zoom sur les étapes clés.

Définir le cadre temporel

Pour éviter de partir dans toutes les directions, il est essentiel de choisir une période sur laquelle se focaliser. Vous pouvez décider de vous concentrer sur certaines générations, les aïeux ayant joué un rôle particulier dans la famille ou encore l’histoire de vos parents et la vôtre.

Si vous voulez faire preuve d’exhaustivité et remonter à la genèse de votre famille, cela ne pose pas de problème en soi. Il faudra simplement envisager la rédaction de plusieurs tomes plutôt que d’un seul afin que votre œuvre ne soit pas trop dense.

Collecter des sources

Sans surprise, écrire les mémoires de sa famille nécessite la recherche et la collecte d’informations concernant vos proches. Différents types de documents peuvent vous être utiles, tels que :

  • les actes de propriétés ;
  • les actes de naissances et décès ;
  • les actes de mariages (et éventuellement les jugements de divorces) ;
  • les échanges épistolaires ;
  • les dossiers scolaires ;
  • les articles de presse ;
  • les journaux intimes ;
  • les photographies et les films de famille.

Pensez à scanner, copier et à enregistrer vos trouvailles pour pouvoir les consulter ultérieurement à votre guise. Un conseil : classez tous ces documents afin de pouvoir mieux vous y retrouver !

Tout ce que vous trouverez vous sera potentiellement utile pour nourrir votre récit et améliorer votre compréhension de l’histoire de votre famille.

Recueillir les témoignages

Autre étape indispensable : aller à la rencontre des membres de votre famille pour échanger avec eux. Avant de vous lancer, prenez le temps de prévenir l’ensemble de votre famille et de l’informer des objectifs recherchés à travers votre projet. En procédant ainsi et en ne prenant pas les gens par “surprise”, vous maximisez les chances que votre projet soit bien reçu et de recevoir un bon accueil.

La phase de recueil des témoignages vous prendra probablement du temps car il faut prendre des rendez-vous avec les concernés et organiser des déplacements sur une période plus ou moins longue (selon la taille de votre famille). Mais il est préférable de voir les membres de votre famille en face à face, lorsque cela est possible, afin de créer un cadre plus propice à la confidence.

Pour que le recueil des témoignages se passe bien et pour éviter de passer à côté d’informations importantes, n’oubliez pas de préparer une trame de questions. Vous pourrez par la suite l’adapter en fonction de votre interlocuteur. On peut par exemple demander des précisions sur un événement relaté par un autre membre de la famille afin d’améliorer sa compréhension et de déterminer si des choses ont été oubliées ou omises volontairement. Croiser ses sources est essentiel !

Autre chose à savoir : les entretiens peuvent être très longs. En effet, raconter toute une vie ou conter la vie d’autres personnes de la famille n’est pas l’affaire d’une heure. Même si vous allez prendre des notes détaillées, prévoyez un magnétophone (ou plus vraisemblablement son pendant moderne : le dictaphone de smartphone). De cette manière vous :

  • éviterez de casser le rythme de l’entretien pour prendre des notes ;
  • pourrez garder une trace des témoignages et les réécouter si besoin. Cela vous évitera de solliciter vos proches à nouveau, notamment ceux qui ont partagé des expériences douloureuses.

Bon à savoir

Recueillir des témoignages au sein de sa famille ne se passe jamais de la même manière d’une famille à une autre. Il n’est pas rare que l’on fasse des découvertes surprenantes et que soient révélés des petits ou gros secrets de famille longtemps enfouis. Ces derniers peuvent être heureux mais aussi troublants ou dérangeants. Essayez autant que possible de garder l’esprit ouvert et d’écouter les témoignages jusqu’au bout et sans jugement pour ne pas braquer votre interlocuteur. L’objectif à garder en tête est la quête de la vérité.

 

Recherche généalogique

Les informations et la documentation obtenues par le biais de la famille ne sont pas toujours suffisantes et vous pourriez avoir besoin de ressources externes pour aller plus loin dans vos recherches. Vous pouvez notamment consulter :

  • les registres paroissiaux et d’état civil ;
  • les archives départementales, communales et diocésaines ;
  • les centres d’archives ;
  • les bibliothèques ;
  • les bases de données très riches des Centres d’histoires familiales ;
  • les associations d’histoire locales ;
  • les associations généalogiques, qui pourront vous accompagner et vous guider dans vos recherches grâce à leur expertise.

Prenez le temps de réaliser des recherches approfondies pour avoir tout le matériel nécessaire lors de la rédaction.

PS : n’hésitez pas à créer en complément un arbre généalogique pour mieux comprendre comment s’articulent les liens entre chaque membre de votre famille.

Création d’un plan détaillé

Avoir un plan détaillé vous permettra de cadrer votre écriture. Vous saurez dans quelle direction partir et serez plus efficace. Pour le plan, à chacun sa méthode. On peut opter pour différents angles. Vous pouvez ainsi aborder le récit à travers :

  • les générations ;
  • les périodes ;
  • les figures emblématiques ;
  • les branches familiales ;
  • des thématiques clés ;
  • la géographie.

Avant de le créer, il faudra bien sûr prendre le temps de trier et classer les documents et informations que vous avez trouvés par ordre chronologique ou par branche familiale. Cela vous aidera à y voir plus clair.

 

2. La phase d’écriture des mémoires de famille

Après le recueil des informations, place à la rédaction des mémoires de votre famille. Là aussi, il y a plusieurs étapes à suivre.

La rédaction des mémoires de famille

Même avec un plan détaillé, rédiger les mémoires de sa famille n’est pas une mince affaire. Prenez le temps qu’il vous faut pour le faire afin de produire un livre à la hauteur de vos attentes.

Lorsque vous écrirez, il faudra garder à l’esprit qu’une certaine objectivité est nécessaire. La mise sur papier de certains faits est susceptible de créer des frictions mais elle est parfois indispensable pour une meilleure compréhension de certaines dynamiques au sein de la famille.

Enfin, au fil de la rédaction, pensez à marquer les endroits où vous souhaitez intégrer des images ou des documents d’archives. Il est plus facile de le faire au fur et à mesure plutôt qu’à la fin.

La relecture

La relecture est une étape essentielle.

Dans un premier temps,  ayant une connaissance relativement étendue des membres et des évènements clés. Outre le fait de s’assurer que l’on a relaté les faits correctement, il s’agit de veiller à ce que les personnes vivantes citées valident ce qui les concernent.

Vient ensuite la relecture plus globale concernant l’orthographe, la syntaxe, la conjugaison, etc. Malgré l’attention portée à l’écriture, il n’est en effet pas rare que des fautes d’inattention se soient glissées dans le texte.

Pour cette phase, vous pouvez vous faire accompagner par un proche féru de français (peut-être avez-vous un proche professeur de français dans la famille ?) ou des professionnels de l’édition et de l’auto-édition, à l’image de Librinova. En plus de corriger les fautes, les relecteurs-correcteurs pourront vous apporter des conseils utiles pour améliorer la qualité de vos écrits. À vous de choisir la formule qui correspond le mieux à vos besoins.

Dénuées de fautes, vos mémoires de famille seront bien plus agréables à lire.

La correction

Une fois les retours effectués, prenez le temps d’intégrer toutes les corrections nécessaires. Après une dernière relecture, l’heure sera ensuite à l’impression.

 

3. La phase finale : l’impression

Après des mois, voire des  es de travail, l’heure est enfin à l’impression pour les mémoires de votre famille. Bien souvent, elles sont imprimées et distribuées dans un cercle restreint, celui de la famille et de son entourage proche

Avant d’avoir l’objet final entre les mains, il faudra concevoir la maquette du livre. De la police à la couverture, en passant par la création du sommaire : il faudra veiller à chaque détail. Ensuite, viendra le moment de choisir le type d’impression.

Pour cela, plusieurs options sont possibles. Vous pouvez tout d’abord choisir le format (semi-poche, standard et grand format). Par ailleurs, il est possible d’opter pour l’impression d’un livre en noir et blanc. Cette option est intéressante si vous n’avez pas beaucoup de visuels et que la mise en page du livre est simple. Il existe aussi l’impression en couleurs si vos mémoires contiennent de nombreuses images et illustrations.

Là encore, il est possible de bénéficier d’un accompagnement sur mesure. Librinova propose des services dédiés pour ces étapes. Création de la couverture du livre, publication numérique, publication papier, impression en couleur ou en noir et blanc : optez pour une ou plusieurs prestations selon vos besoins

 

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