Les Yeux grands ouverts


De Jean-Christophe MARCHAND

Entouré de ses appareils indispensables qui lui permettent de communiquer partout et tout le temps, Jean traverse son siècle et son époque : téléphone, tablette, ordinateur portable, cet équipement le rend opérationnel et autonome, alors qu’il n’est en vérité qu’assujetti et contraint, sans en avoir encore pris réellement conscience. C’est le contact avec la nature, arbres, vent, oiseaux, animaux, dans la maison nichée dans la colline qui va lui faire sentir combien la technologie vient perturber sa réception de la planète, combien les ondes transportées viennent interférer avec la vibration lente, puissante et éternelle du monde, comment le contact intime avec la vie tout autour de lui est finalement brouillé et comme parasité par les ondes factices et embarquées. L’homme augmenté, transhumain, bardé de capteurs et de puces, devenu objet breveté donc propriété d’une entreprise, n’a finalement toujours pas compris le chant de l’oiseau, le souffle du vent, l’appel de l’étoile, il s’en éloigne toujours un peu plus croyant trouver dans la technologie l’aboutissement de sa quête, alors que son désir sincère, seul, aurait suffi.

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Livre numérique
3,99€
Publié le : 05/08/2021
ISBN : 9791026289531
Formats : PDF - EPub - MobiPocket
Livre papier
13,90€
Publié le : 05/08/2021
ISBN : 9791026289548
Formats : Broché - 140x216
Pages : 94

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Jean-Christophe MARCHAND


Jean-Christophe Marchand est né en Charente en 1954. Il a passé plusieurs années dans le Pacifique sud, est revenu en Dordogne, correcteur, journaliste, maçon, puis s’est installé dans le sud de la France. Responsable d’une association d’insertion dans l’Hérault pendant plus de 20 ans, il n’a jamais cessé d’écrire et a publié « Elio suivi de La Veste » en 2012, « La deuxième lune » en 2014, « L’homme qui changeait de couleur », en 2016, « Eikona » en 2019 est son quatrième roman.

Histoires courtes mais denses, ouvrant sur des univers nouveaux et insoupçonnés, projetant le réel un peu plus loin pour deviner ce qu’il va devenir, l’auteur, par le moyen de l’anticipation, pousse le présent pour tenter de dire que c’est bien l’homme qui s’engage dans une vois sans issue et qu’il est responsable de son propre enfer.

Cependant, la chute permet toujours de rebondir, de synthétiser la compréhension qui redonne espoir, d’envisager un à-venir, une espérance, une prise de conscience.