Francfort Jour 1– Bienvenue à la Foire

 

La Foire de Francfort a fait beaucoup parler d’elle à l’occasion de son ouverture, mardi 13 octobre. Elle démarre sur un clash hautement symbolique puisque l’Iran a annulé sa participation en raison de la présence de Salman Rushdie, invité à prononcer un discours sur la liberté d’expression à la soirée d’inauguration. Jürgen Boos, directeur de la Foire a réagi en déclarant : « La liberté des mots n’est pas négociable. On ne doit pas oublier que Rushdie est toujours menacé de mort pour son travail. »

 

Côté allemand, il semblerait que l’engagement soit le maître mot de cette année : les réfugiés arrivés récemment dans la ville ont accès à des billets gratuits pour la Foire et à des visites guidés organisées en fonction de leur pays d’origine.

 

On notera également que les Allemands sont très créatifs en ce qui concerne leurs stands. De la maisonnette au mur de livre, nos stands favoris de la journée étaient clairement situés Hall 3 !

 

Le hall 5.1

Le hall 5.1 accueille désormais la France, aux côtés de l’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Maroc.… et bien d’autres encore !

 

Côté français, le hall 6 a été abandonné cette année et nous partageons désormais le hall 5.1 avec l’Espagne, L’Italie, la Grèce, le Maroc… et de nombreux autres pays. Une surface qui nous a donc paru réduite par rapport aux années précédentes et un peu vide par rapport à d’autres hall (mais pour être franches, nous y étions à l’heure du déjeuner !).
Néanmoins, la France est à l’honneur en ce début de Foire. Ainsi, le 29ème séminaire international des responsables de droits a été ouvert par plusieurs responsables de droits de maisons françaises : Anne-Solange Noble, la directrice des droits de Gallimard, Rebecca Byers directrice des droits de Plon-Perrin, et Anne Michel, directrice de la fiction étrangère chez Albin Michel. Leur objectif : prouver – non sans humour – au public présent en nombre qu’il n’est pas si difficile de vendre des droits à des éditeurs français. L’occasion de rappeler également que le marché du livre est préservé en France et que les lecteurs français aiment la littérature étrangère : en 2014, 35 % des fictions publiées en France étaient des traductions. Comme l’assure Rebecca Byers : « Nous mangeons des grenouilles, pas des éditeurs étrangers ».

 

Mercredi après-midi, Arnaud Nourry, PDG d’Hachette, était l’invité du CEO panel. À retenir de son intervention : la défense du prix unique, y compris pour le numérique. « On a appris du disque, de la presse que lorsqu’on perd le contrôle sur le prix des contenus on est sur la route de la mort », le Brésil présenté comme « un des marchés les plus attractifs aujourd’hui », et une position sur l’autoédition… qui ne me déplaît pas finalement : « L’auto-édition est le contraire de mon activité qui consiste à lire beaucoup de manuscrits et faire un choix ».

 

J’aurais préféré « complémentaire » à « contraire » ! Demain, nous irons justement voir ce qu’il se passe côté numérique et autoédition à l’étranger.

 

À demain !

3 commentaires

Publié par jeanfrancoisjfmamoreau : le 15 octobre 2015

Après mon installation à Lille, je privilégierai la publication de mes ebooks en anglais avec une traduction éventuelle en français.

Publié par Tom Joad : le 17 octobre 2015

Je ne sais pas si je m’aigris au fil des années (à défaut de maigrir) mais je trouve les grands éditeurs relativement « suffisants ».
Il y a de la place pour tout le monde ! je comprends que l’auto-édition les fasse grincer des dents, mais j’ai pour ma part définitivement
cessé de les courtiser, et je m’en porte bien mieux.
Maintenant, je ne crois pas que c’est en posant des verrous un peu partout qu’on y arrivera
(cf prix unique… soit dit au passage les producteurs de disques ont pris le retour de flammes des bénéfices
éhontés qu’ils ont fait en passant du vinyle au CD…). Face à un monde de l’édition qui a ses chouchous et ne prend même pas la peine de jeter un regard vaguement condescendant sur les autres, l’auto-édition est certes une jungle, parfois un cloaque
(et en matière de marais j’en connais un rayon), mais pour ma part je m’y vautre avec délectation.
Dont acte, longue vie à tous les auteurs prolétaires maudits et fiers de l’être !
Tom Joad
Les marais de la colère

    Publié par jeanfrancoisjfmamoreau : le 26 octobre 2015

    « Relativement », ligne 2, est de trop, c’est le moins qu’on puisse dire. J’aimerais que vous commentiez ce que jh’ai écrit en bas de J+2.
    Votre maudit,
    JFM

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