Les conséquences de la crise sanitaire pour les auteurs

Peut-être avez-vous eu la chance de profiter du confinement pour vous libérer du temps pour écrire, reprendre un manuscrit que vous aviez dans vos tiroirs, travailler à l’améliorer et à le corriger. La question qui se pose maintenant est : que pouvez-vous en faire ? En effet, la crise sanitaire a eu des conséquences graves pour les éditeurs et il y aura donc des répercussions sur les écrivains et plus particulièrement les primo-romanciers. Librinova fait le point.

 

1. Baisse du chiffre d’affaires et décalage des parutions de livres : la crise touche de plein fouet les éditeurs 

 

1.1. Baisse du chiffre daffaires et décalage des parutions

Dès mi-mars, le secteur de l’édition a été touché de plein fouet par la crise sanitaire. La fermeture des librairies a provoqué une baisse importante du chiffre d’affaires : Livres Hebdo parle d’une baisse moyenne de 66 % et, dans un article de Ouest FranceAntoine Gallimard évoque une chute de 90 % pendant le confinement.  

Conséquence directe de labsence de possibilité de vendre les livres, ceux qui devaient paraître en avril et en mai ont tous été reportés à juin, juillet voire parfois à 2021. On parle de 5236 nouveautés reportées, dont la moitié à une date non précisée. Parmi les livres qui ont une nouvelle date de parution : 1068 ont été décalés à mai (42,7 %), 572 à juin (22,9 %), 233 à juillet (9,3 %), 230 à août (9,2 %), 205 à septembre (8,2 %), 123 entre octobre et décembre (4,9 %) et 68 en 2021 (2,7 %). Les prochains mois sannoncent donc extrêmement chargés en sorties puisque ces titres viennent sajouter aux nouveautés déjà prévues. 

 

1.2. Le choix stratégique des éditeurs : privilégier les best-sellers et les auteurs connus

En plus de décaler les sorties de nouveaux livres et afin de limiter les conséquences de la crise, la plupart des éditeurs ont choisi la sécurité en privilégiant la publication des livres à très fort potentiel. Ainsi, les principaux enjeux des prochains mois pour les éditeurs les plus connus sont les prochains romans d’Elena Ferrante chez Gallimard, de Joël Dicker chez De Fallois, de Guillaume Musso chez Calmann Levy, de Douglas Kennedy chez Belfond ou encore de Virginie Grimaldi chez Fayard 1.

Ces livres, qui auraient dû sortir progressivement entre mars et juin, vont tous paraître en même temps, au risque de rendre invisibles les auteurs moins connus. Cet effet peut potentiellement perdurer, et affecter la rentrée littéraire 2020, pour laquelle Gallimard a déjà annoncé vouloir réduire le nombre de livres publiés et supprimer les premiers romans 2.

Les premiers romans, plus coûteux à produire et aux ventes plus incertaines, ne sont pas une priorité en temps de crise et d’engorgement des plans éditoriaux. En outre, les équipes au chômage partiel n’ont plus forcément le temps de lire et traiter les manuscrits.

Pour les primo-romanciers, la perspective de signer un contrat d’édition est donc limitée cette année. Mais restons optimistes, ce n’est évidemment que partie remise car l’édition a besoin de nouvelles voix !

 

2. L’auto-édition : une possibilité qui prend tout son sens

Dans cette situation, publier son livre en auto-édition est une alternative pertinente pour les auteurs. 

D’une part, c’est une solution qui permet de faire vivre votre livre, d’avoir des lecteurs, des premiers retours. Le livre numérique a conquis de nouveaux lecteurs pendant le confinement, ce qui est une excellente nouvelle pour les auteurs auto-édités. 

D’autre part, si votre objectif à long terme est d’être publié par une maison d’édition traditionnelle, l’auto-édition est votre meilleur allié. En effet, depuis plusieurs années, elle est devenue un vivier de talents pour les éditeurs, qui viennent régulièrement repérer de nouveaux auteurs parmi les « indépendants ». Librinova est l’acteur de référence sur le sujet en France : nous avons inclus dans notre offre d’autoédition un véritable tremplin vers l’édition grâce à notre Programme Agent littéraire et à notre plateforme éditeurs. Le premier est un programme d’accompagnement personnalisé et évolutif proposé à nos auteurs. À partir de 1000 exemplaires vendus, nous démarchons les éditeurs de notre réseau pour leur présenter et défendre auprès deux les textes que nous représentons. La plateforme éditeurs est quant à elle un outil mis à disposition de plus de 100 maisons d’édition afin quelles puissent chercher dans notre catalogue de livres des « pépites » à publier. À ce jour, notre proposition a prouvé son efficacité avec un auteur Librinova sur 50 qui signe un contrat dédition, à comparer à 1 manuscrit publié sur les 3000 reçus en moyenne directement par un éditeur. 

Cette réussite repose sur des éléments concrets : auto-éditer un livre permet de le « tester » son potentiel sur un marché réel. Les éditeurs peuvent ensuite sappuyer sur les commentaires des lecteurs ou des influenceurs et sur les chiffres de ventes pour prendre la décision de publier un texteL’incertitude des prochains mois va sans nul doute les pousser à limiter les risques et donc à aller chercher de nouvelles voix parmi les succès d’autoédition. 

Librinova est donc plus que jamais en première ligne pour accompagner et soutenir ses auteurs et faire le lien entre eux et les maisons d’édition. 

 

Pour aller plus loin :

Les meilleures maisons d’édition françaises en 2019 pour les auteurs auto-édités

Éditer un livre : le parcours d’un manuscrit dans la maison d’édition

Éditer un livre : comment faire ?

 

3 commentaires

Publié par Laurent : le 13 mai 2020

Bonjour,

Si certaines maisons d’éditions avaient baissé les prix des livres, au lieux de mettre gratuitement à disposition un livre nouveau par jour, cela aurait peut-être été moins compliqué pour la filière en terme de vente et de baisse du chiffre d’affaires.

    Publié par TDB : le 15 mai 2020

    Si simplement certaines maisons d’éditions avaient misé sur le livre numérique à prix abordable (et non pas rendu dissuasif pour continuer à vendre du papier), ils auraient bénéficié de cette crise plutôt qu’en pâtir…

Publié par DEGENINVILLE SUSAN : le 20 mai 2020

Les librairies et plus généralement les commerces et autres activités indépendantes n’auraient jamais dû être fermés puisque les supermarchés ne l’étaient pas. Je serais curieuse de connaître le chiffre des ventes de livres dans les grandes surfaces pendant le confinement…. Les conséquences des fermetures sur l’Emploi vont être terribles et seront vraisemblablement reportées dans le temps en termes financiers avec l’emprunt prévu… Ce ne sont pluches petits-enfants qui paieront nos erreurs mais les arrière petits enfants… Je pense que les décisions prises le sont pas sur un plan sanitaire mais avec le but de supprimer à terme les emplois libres, non asservis aux structures financières internationales…

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