20 classiques de la littérature mondiale à lire au moins une fois dans sa vie

20 classiques de la littérature mondiale à lire au moins une fois dans sa vie
14/01/2022
Miscellanées du livre

Vous êtes un grand lecteur et vous souhaitez étoffer votre connaissance de la littérature mondiale ? Ces 20 chefs-d’œuvre trouveront assurément leur place dans votre bibliothèque personnelle.

    En quelques titres:

  1. 1984, George Orwell
  2. Anna Karénine, Tolstoï
  3. Orgueil et préjugés, Jane Austen
  4. Gatsby le Magnifique, F. Scott Fitzgerald
  5. De Sang froid, Truman Capote
  6. Le Monde de Sophie, Jostein Gaarder
  7. Tout s’effondre, Chinua Achebe
  8. La Mort à Venise, Thomas Mann
  9. Roméo et Juliette, Shakespeare
  10. L’ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, Miguel de Cervantes
  11. Si c’est un homme, Primo Levi
  12. L’insoutenable légèreté de l’être, Milan Kundera
  13. Kafka sur le rivage, Haruki Murakami
  14. La ferme africaine, Karen Blixen
  15. La Storia, Elsa Morante
  16. Americanah, Chimamanda Ngozi Adichie
  17. Les frères Karamazov, Dostoïevski
  18. Les Hauts de Hurle-Vent, Emily Brontë
  19. Mrs Dalloway, Virginia Woolf
  20. 100 ans de solitude, Gabriel García Márquez

1984, George Orwell

Le célèbre roman d’anticipation de George Orwell place son intrigue en 1984… 1984 ? Rien n’est moins sûr. Puisque Winston, personnage principal, est lui-même chargé de réécrire les archives qui viendraient contredire ou entacher les promesses de Big Brother… Une mystérieuse entité qui règne en maître sur la société.

Souvent salué pour sa modernité et son intemporalité, 1984 reste, encore et toujours, une référence incontournable de la science-fiction moderne.

Anna Karénine, Tolstoï

Le chef-d’œuvre de Tolstoï raconte l’histoire d’une femme mariée dans la haute société Saint-Pétersbourgeoise du 19e siècle. Éprise de son amant, elle décide de quitter mari et enfant pour partir vivre avec lui, en marge de la société aristocratique. Malheureusement, la passion va finir par l’emporter.

Rédigé peu après l’achèvement de Guerre et paix, Anna Karénine a été inspiré à Tolstoï par le suicide d’une femme éconduite par son amant en 1872. Au-delà du fait divers, le roman dresse un portrait au vitriol de la haute-société russe, alors particulièrement hypocrite et conservatrice.

Orgueil et préjugés, Jane Austen

Mr et Mrs Bennett souhaitent marier leurs cinq filles. C’est alors que débarque dans le voisinage un riche gentilhomme. Ils espèrent que l’une d’entre elles saura conquérir son cœur. Et dès lors, lui offrir la sécurité financière, ainsi qu’un statut social digne de ce nom. Or, il se tisse en filigrane bien d’autres rebondissements sentimentaux…

Dans ce classique de la littérature mondiale, Jane Austen décrit l’austérité de la société anglaise au milieu du 19e siècle… Où seul le mariage peut sauver une femme de la misère et de la disgrâce.

Gatsby le Magnifique, F. Scott Fitzgerald

À New-York, pendant les années folles, des réceptions spectaculaires sont organisées dans la luxueuse villa du jeune millionnaire Gatsby, dit « le magnifique ». Or, personne ne sait réellement qui est cet homme, ni ce qu’il fait, ni d’où il vient. Et de folles rumeurs circulent sur l’origine de sa fortune.

Adapté deux fois au cinéma – une première par Jack Clayton en 1974 et une seconde en 2013 par Baz Luhrmann -, Gatsby le magnifique tient quelque chose d’intemporel dans sa réflexion sur le faste et le paraître.

De Sang froid, Truman Capote

En 1959 au Kansas, deux criminels assassinent sans mobile apparent quatre membres de la famille d’un fermier. Les meurtres sont d’une sauvagerie sans nom… Tout ceci pour parvenir à forcer un coffre-fort presque vide. Le récit va alors s’attacher à retracer le parcours des deux meurtriers, dans l’espoir de comprendre leur folie.

Basé sur un fait divers bien réel, De Sang froid est le résultat d’une longue enquête journalistique menée par Truman Capote. L’auteur est même allé jusqu’à tisser une relation d’amitié avec l’un des deux accusés pour tenter de mieux cerner sa personnalité.

Le Monde de Sophie, Jostein Gaarder

Un jour, la jeune Sophie, âgée de 15 ans, reçoit une lettre sur laquelle il est inscrit : « Qui es-tu ? » Un peu plus tard, une seconde enveloppe lui est adressée. À nouveau, une simple interrogation : « D’où vient le monde ? » Et commence dès lors un jeu de questions-réponses au cours duquel Sophie invoque de nombreuses figures de la philosophie.

Ce roman initiatique du Norvégien Jostein Gaarder se distingue comme une introduction à la philosophie. Il évoque les différents mouvements de cette discipline et ouvre des pistes de réflexion sur son évolution future.

Tout s’effondre, Chinua Achebe

À la fin du 19e siècle, un fermier prospère d’une tribu africaine vit heureux avec ses trois épouses et ses huit enfants. Peu à peu, il voit le socle de valeurs sur lequel il a construit son existence s’étioler avec l’arrivée des premiers missionnaires européens, puis des colons britanniques.

Roman culte de la littérature africaine, Tout s’effondre a marqué la fin des années 50. Et pour cause : il s’agissait de l’une des premières œuvres à remettre en perspective la destruction des sociétés tribales par les Européens à la fin du 19e siècle.

La Mort à Venise, Thomas Mann

Gustav Aschenbach, un célèbre romancier quelque peu aigri, rencontre l’étudiant polonais Tadzo, lors d’un voyage à Venise. Fasciné par sa beauté, il n’ose pas l’aborder, mais va nourrir une réelle obsession à l’encontre du jeune homme. Malheureusement, l’auteur cinquantenaire contracte le choléra et vivra ses derniers instants en Italie.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Thomas Mann ne déploie pas tant ici un sous-texte homo-érotique. Il livre, en réalité, une réflexion sur la jeunesse et sur la mort, inspirée par la fin de vie du compositeur Gustav Mahler, dont il était un grand admirateur.

Roméo et Juliette, Shakespeare

Qui ne connaît pas l’histoire des deux amants de Vérone ? De la belle Juliette et du courageux Roméo, tous deux issus de familles rivales ? Pourtant, bien que nous soyons nombreux à connaître l’issue tragique de cette pièce de William Shakespeare, peu ont effectivement lu le texte dans son intégralité.

Au-delà de la poésie du drame romantique, Roméo et Juliette livre également un message universel sur la rébellion adolescente et sur les passions qui la traversent. S’il est une pièce de théâtre à posséder absolument dans sa bibliothèque, c’est bien celle-ci.

L’ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, Miguel de Cervantes

À force de lire des romans de chevalerie, le gentilhomme Don Quichotte perd raison et part combattre des géants en compagnie du laboureur Sancho Pancha… À moins qu’il ne s’agisse en réalité de moulins à vent ?

Le célèbre Don Quichotte de Cervantes continue de traverser les âges… Et pour cause : son récit sur la quête de sens et sur les désillusions qui en découlent porte en lui une certaine intemporalité.

Si c’est un homme, Primo Levi

À sa parution en 1988, le témoignage de Primo Levi sur l’holocauste a suscité une onde de choc. En plus de décrire toutes les horreurs subies par les victimes des nazis dans les camps de concentration, il dépeint la façon dont les militaires allemands considéraient ces prisonniers… Comme des sous-hommes, dépourvus de toute humanité.

Profondément traumatisé par la Shoah, le chimiste de profession Primo Levi a consacré une partie de sa vie à écrire des textes en rapport avec ces événements, afin de témoigner et d’expliquer. Si c’est un homme restera cependant son œuvre la plus marquante.

L’insoutenable légèreté de l’être, Milan Kundera

À Prague, au cours des années 60 à 70, Tomáš, un chirurgien, ne peut s’empêcher de tromper son épouse, Tereza, une photographe qui ne supporte plus les infidélités de son mari. Leurs destins se croisent avec ceux de Sabine, une artiste maîtresse de Tomáš, et de Franz, un universitaire suisse follement épris de Sabine.

L’Insoutenable légèreté de l’être évoque la vie artistique à la fois foisonnante et empêchée de la société tchèque lors de ses années communistes – du printemps de Prague jusqu’à l’invasion soviétique de 1968.

Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

À 15 ans, Kafka Tamura doit fuir Tokyo pour échapper à la malédiction que son père a édictée contre lui. Au même moment, Nakata, un vieillard un peu simplet, ressent le besoin de partir, poussé par une force inexplicable. Tous deux vont alors vivre des aventures surréalistes avant de se trouver eux-mêmes.

Dixième ouvrage du Japonais Haruki Murakami, Kafka sur le rivage est une œuvre d’une grande richesse, pleine de poésie. Il s’agit assurément de l’un des plus grands romans d’apprentissage de la littérature mondiale.

La ferme africaine, Karen Blixen

Roman autobiographique de 1937, La ferme africaine relate la première expérience de Karen Blixen en Afrique orientale britannique. Alors à la tête d’une ferme, elle se rapproche des membres d’une tribu locale, mais également de Finch Hatton, un charismatique chasseur de safari.

En raison de son adaptation au cinéma en 1989 dans Out of Africa, on a tendance à considérer le roman de Karen Blixen comme une simple histoire d’amour. Or, l’amour se tisse en réalité davantage entre le continent africain et la narratrice. Un aspect quelque peu perdu de vue qui donne envie de se replonger dans ce récit d’expatriée.

La Storia, Elsa Morante

Pendant la Seconde Guerre mondiale, lquzza, institutrice d’origine juive, est violée par un jeune Allemand à Rome. De ce crime naît Useppe, un enfant gravement épileptique. Dès lors, elle doit se battre pour accéder à une existence digne, sur fond de conflit mondial.

Décrié à sa sortie pour la dureté de son propos, La Storia fait partie de ces romans qui parviennent à raconter la grande Histoire à travers la petite. Il est considéré de nos jours comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature italienne.

Americanah, Chimamanda Ngozi Adichie

Ifemelu quitte le Nigeria pour partir étudier aux États-Unis, à Philadelphie. Le sol américain, perçu comme une terre promise, ne va finalement jamais lui convenir. Pendant 15 ans, elle essaiera de s’intégrer, sans succès, dans cette société marquée par le racisme. Elle qui, pourtant, n’avait jamais fait attention à sa couleur de peau…

Paru en 2013, le roman américano-nigerien de Chimamanda Ngozi Adichie constitue une fresque sociale édifiante. Il connut un succès critique et commercial presque immédiat et inspira même, par certains aspects, la série télévisée Dear white people.

Les frères Karamazov, Dostoïevski

Fiodor Pavlovitch Karamazov est un homme malsain et sans valeur. Il élève trois fils, dont l’un finit par l’assassiner. On découvre rapidement qu’Aliocha, Dmitri et Ivan ont un quatrième frère : Smerdiakov, né d’une relation adultère.

Dans ce roman fleuve, Dostoïevski entend, à travers les portraits de ces quatre frères, dresser une typologie des hommes russes dans la société du 19e siècle.

Les Hauts de Hurle-Vent, Emily Brontë

De retour de voyage, Mr Earnshaw présente à sa famille Heathcliff, un enfant abandonné qu’il choisit d’adopter. Catherine, sa fille, l’aimera profondément. Tandis que le fils Hindley le prendra en grippe et lui fera vivre un enfer. Arrivé à l’âge adulte, Heathcliff décide de se venger.

Grand classique incontesté de la littérature anglaise, Les Hauts de Hurle-Vent est étonnamment l’unique roman signé de la main d’Emily Brontë. Il a marqué ses lecteurs par son récit insolite, d’une cruauté alors inédite.

Mrs Dalloway, Virginia Woolf

Mrs Dalloway raconte une journée dans la vie d’une Londonienne de la haute société des années 20. Elle commence par se rendre chez le fleuriste, lorsque de nombreux souvenirs remontent à sa mémoire. En parallèle, un jeune militaire réformé, victime d’hallucinations et de schizophrénie, choisit de se défenestrer plutôt que d’être interné.

Ce roman de Virginia Woolf ne se contente pas de dépeindre uniquement la journée de Mrs Dalloway. Il dresse en parallèle un portrait des personnalités typiques du Londres des années folles.

100 ans de solitude, Gabriel García Márquez

100 ans de solitude relate, sur six générations, l’histoire de la famille Buendia, originaire du petit village de Macondo. Peu à peu, Macondo devient prospère avant de s’effondrer progressivement dans les derniers chapitres.

La légende raconte que, lorsqu’il écrivait 100 ans de solitude, Gabriel García Márquez confiait son tapuscrit à une secrétaire chapitre par chapitre. Subjuguée par le récit, celle-ci ne pouvait s’empêcher de le lire sur son trajet retour. Si bien que, distraite, elle faillit être renversée par un bus.

 

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