Onze hommes nous entraînent dans leur monde solitaire au fil de nouvelles nostalgiques, parfois mordantes et drolatiques.
Est-ce le monde qui les quitte ? Comme la sève dégoute d'un arbre égratigné ? Comme le sang jaillit d'une plaie béante? Mais peut-être sont-ce eux qui en prennent congé. Inconsciemment ou délibérément.
De la relégation à la solitude bienfaisante, du manque de l'autre à la plénitude de se retrouver soi, la frontière est instable, souvent poreuse.
Ann Fen partage son temps entre Paris et Saint-Malo. Agrégée de lettres, énarque, elle a enseigné puis travaillé dans la haute fonction publique, sans jamais se couper de ses passions : littérature, musique et voyages.
Elle a fait sienne la belle formule de Neruda : "Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n'écoute pas de musique, celui qui ne sait pas rire de lui-même."
Elle a publié en 2024 un roman La renverse aux éditions L'harmattan et, sur Librinova, un roman Ses yeux, tels qu'autrefois... Elle travaille actuellement sur un nouveau roman Consanguins (titre provisoire).
À l'heure où le tsunami engloutit la centrale de Fukushima, ce 11 mars 2011, un couple prend son petit déjeuner à Paris. Le regard que le mari, Aurélien, pose alors sur sa femme est vide. Des yeux froids qui ne la voient pas. Prémices de l'absentement. Quelques heures plus tard, ...
« Plage de Royan 1953 (écrit au dos au crayon à papier) : j’ai deux ans et Belle sept. Une étendue de vase à l'infini. Les deux sœurs, deux silhouettes qui se tiennent par la main. Mêmes maillots une pièce en coton cloqué, mêmes sandalettes en caoutchouc, même canotier de paille. D ...