Les Voragines

ou Cent-huit Perles de brume

de Carmine Albanella

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Les Voragines

Un novice trouve un chapelet enchanté au pied de l’arbre où il a l’habitude de s’asseoir pour méditer. Ce qu’il ne sait pas encore c’est que tout un monde se loge dans chaque petit orbe. Dès que ce jeune moine touche son rosaire, il est en proie aux tourments. Les voyages immobiles se succèdent ain ...

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Un novice trouve un chapelet enchanté au pied de l’arbre où il a l’habitude de s’asseoir pour méditer. Ce qu’il ne sait pas encore c’est que tout un monde se loge dans chaque petit orbe. Dès que ce jeune moine touche son rosaire, il est en proie aux tourments. Les voyages immobiles se succèdent ainsi que les métamorphoses. Ce chapelet expose notre jeune homme à un lyrisme forcené face aux univers chaotiques et, aux époques extravagantes qu'il traverse, il est entraîné à vivre au-delà de la mort. Il obtiendra l’illumination seulement il est bien des façons de se perdre sur les voies de l’absolu. Les affres par lesquelles ce jeune moine s’entrave, les envies de chaque instant qu’il combat, les sentiments auxquels il fait face, les humeurs de massacres qu’un jeune garçon presque homme doit surmonter sont au programme de ce long poème anachronique, écrit comme un interminable chant homérique en mal d’horreur. L’histoire incongrue de ce jeune héraut insolent de quatorze ans est aussi un dialogue ténu et perpétuel avec une des neuf Sœurs, Thaumaturge de ce périple symphonique où siègent mes fantaisies visuelles et littéraires transfusées dans le royaume de toutes les ivresses de l’imagination. Ces voragines détaillent sans fondement le monde de la création et j'inflige à mon héros le rôle d'acteur et celui de spectateur. Ses mésaventures sont sans cesse orchestrées par une Muse hideuse et ubiquiste. Ces cent-huit perles sont des poèmes confits dans la rage rieuse d'un esprit agité.

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Publié par ma-p-k : le 05/04/2020

Comme une toile expressionniste, à la fois sombre et éclatante, une promenade au plus profond de soi, à travers des sentiers escarpés où il est souvent difficile de s'engager de peur de s'y perdre, mais qui nous mènent finalement vers une acceptation douce et amère inattendue des tourments enfouis de l'adolescence, souvenirs imprécis et contradictoires qui fondent l'adulte en devenir en détruisant l'enfant qui ne peut plus être face à la cruauté révélée de ce monde pourtant si merveilleux.

Publié par dominique-chainard : le 05/04/2020

Cette œuvre reflète la solitude d'une personne tourmentée .J' ai apprécié cet ouvrage original .Et je pense qu'il a fallu plusieurs années pour le faire naitre. J' ai eu affaire un monde truqué par une imagination débordante . A quand le prochain voyage ! . Il faut / Qu'il y ait / dans le poème / un nombre / tel / qu'il empêche / de compter (P.Claudel).

Publié par emilie-naudin : le 25/04/2020

Un conte initiatique à la fois intimiste et tellement universel. Le parcours de ce jeune moine, ses épreuves, ses espoirs, ses désillusions, ses peurs, ses joies et ses peines résonnent avec force en chacun de nous. Son sentiment de non-conformité se fait l'écho de nos propres différences, de cette impression qu'on a finalement tous à un moment ou à un autre, d'avoir été soufflé par des vents capricieux vers un monde qui n'est pas fait pour nous. Au fil des pages, on se sent, comme ce moine-épouvantail, emporté dans le tourbillon de nos souvenirs, de nos vies passées, de nos propres expériences. Moi qui suis habituellement plutôt hermétique à la poésie, j'ai été enchantée par ce voyage merveilleux à l'onirisme délectable. Et je ne demande qu'une chose : on repart quand ?

Publié par sophie-nathalie-couty : le 09/11/2020

Eaux troubles, eaux moirées. Qui est ce petit être en prise avec son moi profond? Vérités qui naquirent des précipitations nocturnes Les affres traversées l’emmène peu à peu vers une certaine mort. Il traverse la vie sans fin, ce petit épouvantail. Ses expériences, petites ou grandes. Nuit sans fin de solitude ponctuées de rencontres lui permettent une existence sans fin. Brouillard incessant purée de pois vert où le glauque et l'astre lumineux ne peuvent le transpercer. Rêves fleuris. Ambivalence de l'être devenu sage. Impression du genre la vie sans mort possible. Au fil de ces eaux sombres, la vie-toujours la vie-est sans déclin. Rêves ou folies? Tout est suspendu aux nuages de cet adolescent précoce. Petit moine apatride aux échappatoires brèves et aux rencontres fugaces avec les archanges suspendus Tout est issu du monde des rêves Le soleil n'apparait que rarement. Foulant la brume d'un pas lent, ce petit moine cheminera Toujours avec son bijou rare un chapelet issu des noyaux de l'arbre. Traversant les espaces et le temps infini. il traverse la vie, traverse la mort. Sous cette enveloppe de bure, l'être lutte contre ses démons intérieurs. Les fruits tant appréciés roulent subtilement au fond de sa gorge. Fruit de son existence. Fruit de sa connaissance. Ces noyaux tintent tintent encore au bout de ses doigts frêles

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