La Danse de la tarentule

de Claire Blanchard

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La Danse de la tarentule

Quel drame a poussé Émilie à rompre les liens avec sa famille maternelle ? 

Cela fait plus de vingt ans que la jeune femme n’a pas gravi les marches du manoir de son enfance, lorsque sa mère y rend son dernier souffle. 

 Un flot d’images se déverse dans sa mémoire. 

 L’Inde, Le Croisic, ...

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Quel drame a poussé Émilie à rompre les liens avec sa famille maternelle ? 

Cela fait plus de vingt ans que la jeune femme n’a pas gravi les marches du manoir de son enfance, lorsque sa mère y rend son dernier souffle. 

 Un flot d’images se déverse dans sa mémoire. 

 L’Inde, Le Croisic, Paris ; et un fil conducteur :  celui que tisse obstinément une mère oppressante, imprévisible, tarentule harceleuse au venin quotidien, qui jamais ne perd de vue sa proie, centre de sa ronde maléfique, sa danse funeste.

 Comment se construire lorsqu’une mère aimée au-delà de tout, au-delà du pire, inocule paroles et gestes toxiques que sécrète une folie sournoise et quotidienne ?

 L’impasse d’une naissance dans l’amour maternel peut-elle interdire de renaître à la vie ?

 Un récit poignant et percutant ! 

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4 Commentaires

Publié par martine-boy : le 05/01/2019

Histoire familiale passionante et émouvante. On dévore les pages en redoutant le moment où on arrivera à la dernière ! Écriture simple, drôle (malgré l'ambiance) et percutante ! Je l'ai recommandé à mes amies.

Publié par geronimo : le 06/01/2019

Ce livre parle d'un sujet très difficile : la violence ordinaire cachée, et pour certains, naturelle, qui existe au sein du cocon idéal : la famille. Le récit, bien que traitant de ce thème, arrive à rester léger et on respire. L'écriture est juste, sans pathos. Étant père d'une fille très jeune, je me pose des questions sur ma relation future avec elle et les limites que je dois m'imposer... Ce roman m'a ouvert des pistes de réflexion. Je le recommande chaudement !

Publié par everuby : le 07/01/2019

Un roman dévoré et savouré sur fond de drames familiaux et secrets de famille À la suite du décès de sa mère, Émilie Renard décide de retourner dans le grand manoir de son enfance, la demeure familiale où elle a grandi. Cela faisait plus de vingt ans qu'elle n'y avait pas remis les pieds. Elle avait coupé les ponts avec sa famille maternelle et tout ce qui se trouvait au Croisic, sur la côte Atlantique. Les retrouvailles avec la maison de son enfance réveillent subitement toutes les cachettes obscures de son âme et de douloureux souvenirs… Le sujet de ce roman est sérieux, il touche une corde sensible, la maltraitance. Tout au long de la lecture, j’ai ressenti la douleur d’Émilie qui cache ses bleus, ses meurtrissures, ses souffrances. J’ai trouvé cette histoire émouvante, elle m’a fait revivre le passage difficile de l'impuberté à l'âge adulte. Le récit de cette jeune trentenaire qui pose un regard sombre sur son enfance et notamment sa relation destructrice avec sa mère est d'une extrême sensibilité. Une chose est sûre, on ne parvient pas à se détacher du livre avant la dernière page, parce que le vocabulaire est merveilleusement ciselé. J’ai été captivée par la rigueur narrative et la violence des sentiments qui naissent au sein de ce drame familial. Cependant, ce récit tendre , humain et amusant par moment, ne vous fait nullement sombrer dans la déprime. Au contraire : c’est une hymne à la vie, à aimer, et à faire les choses autrement. Une belle leçon de vie! En bref, si vous cherchez un bon moment de lecture avec des personnages attachants ( et une mère toxique) , je vous invite a découvrir la magnifique plume de cet auteur. Je ne peux que vous recommandez ce livre.

Publié par agathej : le 08/01/2019

D’abord on tient le livre en mains. Le toucher est doux et souple. La couverture laisse sous les doigts l’impression feutrée des ouvrages que l’on se promet de lire dans une intimité préparée. La composition autour du titre multiplie les promesses et les questions. On a hâte de découvrir l’aventure humaine que dessine la quatrième de couverture. Bref, l’approche extérieure est parfaite. De même que le caractère et le papier, choisis de sorte que l’ambiance du récit ne souffre pas de contrastes trop violents entre parfois des blancs glacés et des noirs intenses. Ici, tout se fait accueil idéal pour le lecteur. Dès la première page, on embarque vers Le Croisic. Une jeune mère y conduit ses deux enfants, Lucas et Grégoire. « Ça fait vingt ans, vingt ans que je n’ai pas remis les pieds ici, au Croisic. Vingt ans que je ne l’ai pas revue, elle. Leur grand-mère. Je l’ai chassée de ma vie. Ma génitrice. Jusqu’à ce rêve. Jusqu’à ce que je rêve à nouveau de sa mort, une nuit »… Et plus loin : « Rien n’a changé. C’est incroyable comme le temps n’a pas eu de prise sur les objets, les murs restés tels quels. Le papier peint déjà jauni à l’époque où j’habitais Ker Kroaz, les toiles du port du Croisic au vernis craquelé »… Qui donc va voir Emilie ? Quels tourments vivent en son âme ? Peu à peu, nous entrons dans le secret de ses pensées, dans ceux qui ont créé le socle fissuré, puis brisé, de sa vie où le verbe reçu est devenu arme de douleur, où l’injustice et l’humiliation tissent de poignantes heures voisines de l’insupportable. Une mère cruelle, une tante Micheline vieille fille à l’alcool facile « Je ne voulais pas rester chez Tante Micheline. Elle était pire que tous les diables de l’enfer réunis. », les cousins Marc, Klervie, Sixtine et Cyprien. L’enfance cabossée et puis l’adolescence en chaos. Paris, Montparnasse, la suffocation ne cessera pas… Il faut suivre pas à pas Émilie pour comprendre combien l’enfermement d’un être peut transformer la vie en enfer. Est-il possible d’en sortir ? La Danse de la tarentule qui inocule son venin quotidien peut-elle s’interrompre et laisser la place à un espoir de sérénité ? Entrez sans tarder en lecture, au cœur de l’aventure.

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