Élias Cohen est hospitalisé après une crise mêlant délire mystique et défaillance physique. Il est soumis au programme expérimental Q-Mind, qui régule ses pensées et ses émotions grâce à une technologie neurologique avancée. Peu à peu, il perd ses réactions humaines : tout devient stable, contrôlé, presque artificiel.
Diana, sa compagne, joue un rôle central. Dès sa visite, elle comprend que quelque chose ne va pas : Élias est calme, mais vidé de toute émotion réelle. Contrairement à ses parents, rassurés par son état, elle perçoit une transformation inquiétante. Elle connaît Q-Mind et ses enjeux, ce qui la rend plus lucide et méfiante. Son regard extérieur agit comme un contraste constant avec l’état d’Élias.
Au fil des protocoles et d’une opération cérébrale, Élias est de plus en plus connecté au système, perdant mémoire et identité. Pourtant, des fissures apparaissent : certaines émotions reviennent, souvent liées à Diana, à leur passé et à leur futur enfant. Elle devient alors un point d’ancrage, une preuve qu’il existait “avant”.
Dans un environnement qui simule la normalité, Élias oscille entre contrôle et réveil. Tandis qu’une résistance au système émerge à l’extérieur, Diana incarne une forme de vérité et de doute. La fin reste ouverte : Élias n’est ni totalement libre, ni totalement soumis, suspendu entre humanité et machine, avec Diana comme dernier lien réel.
Daniel Cohen, né à Bordeaux en 1968, est un autodidacte au parcours singulier et résolument libre. Il entre dans la vie active à 16 ans comme vendeur, un métier qu’il exerce avec passion avant de devenir chef d’entreprise. Cette expérience nourrit une œuvre littéraire profondément ancrée dans le réel. En 2006, il publie Bordeaux à siège et à sang, un premier roman autofictionnel dévoilant sans concession les coulisses du négoce du meuble. Suivent Réalité mortelle (2008), réflexion troublante sur l’immortalité, puis L’intelligence est une connerie(2015), critique audacieuse de l’ère du buzz. Installé à Genève, il poursuit son exploration du monde contemporain avec Vendeur (2019), hommage à un art souvent méprisé, et Dark Finance (2023), plongée haletante dans les arcanes financières et sentimentales. Il présente aujourd’hui Q Mind, l’oracle du silicium, un roman d’anticipation. Daniel Cohen incarne l’audace de l’indépendance et une création libre, sans compromis.
Et si la réalité n’était plus ce que nous voyons, mais ce que nous croyons ?
Une intelligence artificielle inconnue surgit et commence à « prévoir » l’avenir. Les marchés lui obéissent. Les villes se réorganisent. Les États vacillent. Très vite, la planète entière se fie à ses p ... Lire la suite