Au coin de la rue

de Dominique Terrier

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Au coin de la rue

Pilier de bistrot au tempérament nonchalant, Poulbot, voyou au grand coeur, va devoir faire quelques entorses à sa philosophie non-violente. Tout en gardant son sens de l'humour, il va affronter un nazillon frustré, des kidnappeurs amateurs, une psychopathe à l'haleine fétide et un tueur à gages en fi ...

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Pilier de bistrot au tempérament nonchalant, Poulbot, voyou au grand coeur, va devoir faire quelques entorses à sa philosophie non-violente. Tout en gardant son sens de l'humour, il va affronter un nazillon frustré, des kidnappeurs amateurs, une psychopathe à l'haleine fétide et un tueur à gages en fin de carrière. De Paris à Lyon, en passant par l'Ecosse, Londres et la Corse, l'aventure est toujours au coin de la rue pour Poulbot et ses copains Lolo, Dudley et Claudius, personnages aussi pittoresques que fidèles en amitié, 

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Publié par frantz-rouletabosse : le 13/11/2019

Que dire de ce livre ? Je l'ai adoré... mais comment vous le présenter sans rien vous dévoiler ? Un livre sur l'amitié, un livre noir, violent mais de cette narration humoristique qui rappelle les BD, ce qui permet de lire avec une double lecture : s'attacher au fond (érudition et documentation sont au RV) ou adopter l'ensemble pour jubiler en suivant notre héros et ses amis. J'entends depuis longtemps les lecteurs endeuillés par la perte de leur héros San Antonio... Hauts les cœurs orphelins : Poulbot est arrivé ( En mieux car chez Poulbot on comprend tout) ! Je recommande aussi aux plus jeunes de se munir de Wikipédia pour pouvoir faire des recherches et ne rien perdre de l'humour de ce 20e siècle dont ils ne connaissent pas grand-chose. Vous pourrez, enfants de l'internet, appréhender ce siècle où les enfants vivaient plus dehors que devant un écran, où la musique était bonne (Led Zep, Deed Purple, Mouloudji ou Cora Vaucaire) et la littérature sans complexe (Voyage au bout de la nuit). Ne refusez pas ce voyage jubilatoire dans le temps, les lieux et les enquêtes. Un bon moment de lecture sans prise de tête (mais avec tout de même une leçon d'humanisme en filigrane) où j'ai tout compris de l'humour, il est vrai que nous avons avec l'auteur que quelques jours de différence pour ce qui est de l'âge, et qu'entre nous il n'y a comme obstacle que le choix d'une équipe de foot : Bon je me suis arrêté aux verts de 76 ! N'exagerez pas 1976... PS : j'ai oublié d'évoquer pour le ton " Les pieds nickelés" la différence étant sur la réussite puisque les "pieds nickelés" sont des branquignols et les maraudeurs des pointures ! Bien entendu ce livre est comme Dominique Terrier sait si bien le faire très bien écrit car ce style pour être parfait nécessite travail, rigueur... et connaissances. Si dans la tragédie grecque Achille avait un point faible son talon dans la littérature actuelle Dominique a un point fort son talent (c'est nul mais je n'ai pu m'en empêcher) et surtout ses écrits ont une âme !

Publié par pierrot : le 13/11/2019

Résumé : Poulbot, héros nonchalant mais néanmoins attachant, tout droit sorti d’un roman de Frédéric Dard, est plongé malgré lui dans les turpitudes d’une histoire rocambolesque, accompagné de ses fidèles amis : Lolo, Dudley et Claudius, des personnages pittoresques. La bande devra affronter un nazillon frustré, des kidnappeurs amateurs et une psychopathe à l’haleine fétide, de Paris à Lyon, en passant par l’Ecosse, Londres ou encore la Corse. Mon avis : Du style, Dominique Terrier n’en manque pas ! On est immédiatement séduit par une plume qui trempe son inspiration dans l’œuvre de Dard ou d’Audiard. Petit recueil à la forme d’un polar, Au coin de la rue est l’occasion d’une balade à travers les nombreuses références et influences de l’auteur. Il y a beaucoup de cinéma, pas mal de chansons et quelques noms qui ne sont pas sans rappeler James Ellroy, le cynisme en moins. Car c’est plutôt l’humour espiègle qui porte la narration et moi j’y vois un croisement réussi entre Dard déjà cité, et Tex Avery. Un genre de cartoon sans les dessins. Les petits tacles lyonnais font regretter que l’auteur ne se soit pas davantage lâché dans cette veine délicieuse mais il est vrai que ça aurait cantonné le lectorat à la région lyonnaise et qu’il faut bien que les Parisiens et les Stéphanois existent et lisent… Au final, une lecture délicieuse pour qui aime se plonger dans l’esprit primesautier d’un jeune auteur retraité qui ne manque pas de culture, d’humour et de talent.

Publié par jean-marc-lionnet : le 18/11/2019

Le coin de la rue, c’est celui que Poulbot, Montmartrois pur jus éduqué à l’école de la rue, et Lolo son pote depuis le cours préparatoire et pour la vie, peuvent surveiller en attendant l’aventure qui selon une certaine expression populaire ne saurait tarder d’en surgir, tout en pratiquant ce qui se rapproche le plus pour eux d’un sport, qui leur permettrait à coup sûr en cas de reconnaissance olympique de rapporter à la France deux breloques dorées : l’apéro. L’aventure se pointe effectivement, sous la forme d’une belle jeune femme, malheureusement annonciatrice d’une tonne d’emmerdes. Avec pour compères Dudley SMITH ( à ne pas confondre avec un homonyme cher à James Ellroy ) et Claudius, « Lyonnais jusqu'à la moelle », ils vont se trouver confrontés à quelques situations délicates et croiser la route de personnages hauts en couleur mais à ne pas forcément tous inviter à la maison. Avec par ordre d’entrée en scène : quelques bras cassés fans des verts - l'équipe de foot pas les écolos - s’improvisant kidnappeurs, une bande de nazillons nostalgiques ayant pour chef de meute sadique le neveu d'un célèbre acteur allemand, une ninja, fille du chanteur d'un groupe de rock mythique, qui flingue comme Ventura dans « Les Barbouzes », des marins trop bavards, des Corses typiquement... corses, et même un Robert Mitchum ayant confondu tournage dans l’île de beauté et tournée des bistrots. L’Histoire est présente, avec cette fois de véritables nazis à la vraie époque où ils ont sévi, mais quelque peu négligents avec leurs affaires, ayant la malencontreuse idée d’égarer une mallette, donnant de ce fait et bien à l’insu de leur plein gré, le top départ d’aventures rocambolesques. L’auteur nous emmène en Corse, avec ses paysages magnifiques, parenthèse bucolique et poétique dans un monde de brutes, où il peut être fort imprudent de s’attarder à contempler béatement la mer, la météo locale oubliant parfois de prédire de fortes rafales chargées de plomb. En Écosse, sur l’île de Skye, terre de landes et de lochs, où une distillerie est abusivement détournée de son rôle premier : la production d’un fameux « flacon malté » - je prie Dominique Terrier de bien vouloir me pardonner l’utilisation de cette vanne d’origine contrôlée dont il reste bien évidemment l’inventeur patenté. L’Écosse c’est surtout la patrie de Milady. Châtelaine qui, fière d’un grand-père alimentant depuis des lustres et certainement jusqu’à la fin des temps la fantasmagorie criminelle, a fait serment de faire honneur à l’illustre ancêtre en poursuivant la tradition familiale dans le monde du crime. Une Milady dont la cruauté et la perversion n’ont d’égale qu’une haleine chargée. Sa relation avec Poulbot devient vite chargée d’une telle haine qu’un séjour en amoureux au Club Med est plus qu’improbable. L’action est omniprésente. On se mitraille, se chevrotine, se broie, s'étripe, se tisonne, se dynamite - je sais tous les verbes ne sont pas dans le dico - allègrement mais dans la bonne humeur - celle du lecteur en tout cas - car c'est pour rire, comme disent les mômes. Le risque d’overdose pour un lecteur normalement constitué atteint la cote d’alerte, tant la densité des bons mots distillés en rafales par l’auteur dans un esprit que n’aurait pas renié Michel Audiard frôle l’indécence. J’ai pris un énorme plaisir à lire cette histoire, et c’est avec une joie non dissimulée que j’ai écrit cette chronique. Petit clin d’œil pour finir en pillant sans vergogne le patrimoine culturel français : si ton quotidien n’est pas rose, si ta banlieue est morose, alors... prends-toi z’en mains, lis ce bouquin.

Publié par rachel-heck : le 28/11/2019

Cette lecture à été faite en Service Presse. Voici ma chronique sans la présentation de l'auteur vu que vous l'avez plus haut... Poulbot c'est son nom. Pas un surnom, non, son vrai nom et il le porte à merveille. Sa gouaille en fait foi... Partisan du moindre effort,son QG est un bistrot où il passe le plus clair de son temps, avec son pote Lolo. De là, ils peuvent voir le coin de la rue,d'où tout peut arriver, qui sait.... "L'aventure est au coin de la rue" comme dit Lolo... Et des aventures,ils vont en avoir.... Et y embarquer le reste de la bande à Poulbot... Polar à l'ancienne, petit mélange à la Templar,Lupin,San Antonio... On y retrouve des allusions au cinéma, à la musique et à la littérature. Un humour décapant quasi permanent. Même la mort est relatée avec une forme d'humour. C'est rafraîchissant. Une lecture agréable avec un vocabulaire que les plus jeunes auront parfois du mal à décortiquer sans l'ami Google... Poulbot nous balade aussi bien dans Montmartre que dans Lyon et son quartier de la Croix Rousse,qu'à Whitechapel ou en Écosse... Des persos pas piqué des vers, que ce soit amis ou ennemis. Vous aurez compris que c'est un roman agréable à lire, mêlant polar et humour. Il y a juste la fin que j'ai trouvé trop rapide... Mais qui sait, celà annonce peut être une suite.... Ma note : 4/5 Merci Dominique Terrier pour votre confiance et de m'avoir permis de découvrir votre livre.

Publié par golondrina : le 23/01/2020

Lire Dominique Terrier, c’est d’abord s’offrir une pinte de bon temps et de fous rires devant les bons mots qui hantent son clavier. Le temps est-il morose, l’écriture contemporaine porteuse d’aigreurs et de défaitisme ? Laissez-vous embarquer à la suite de Poulbot et de ses potes bientôt entraînés loin de leur terrasse d’échouage favori. Si Dominique Terrier revendique des paternités littéraires qui ont fait les délices des plus de cinquante ans, il n’est jamais dans le plagiat. Bien sûr, on reconnaît l’esprit farceur et iconoclaste de ses mentors, mais il s’enrichit singulièrement d’une culture pop cinématographique et musicale qui ne sont que d’autres formes de l’écriture. "L’aventure est(-elle) au coin de la rue" ? Oui, indéniablement et riche de clins d’œil à l’actualité, servie par une plume originale, par un bagout digne des gones et des titis parisiens, je suis certaine que vous aussi attendrez la suite !

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