Une armée d’invasion arrive avec son artillerie, son aviation, ses satellites et ses stocks. En face, des hommes trop peu nombreux, armés de ce qu’ils trouvent, sans appuis, sans profondeur, sans industrie. Dans tous les domaines qui se mesurent, le rapport de forces est écrasant. L’histoire le dément pourtant avec une régularité qui interdit d’y voir une exception : des forces très inférieures ont tenu des années entières devant des armées régulières. L’Insurgé décrit comment.
Ce n’est ni un essai de géopolitique, ni un récit de guerre : c’est un traité. Il se place à l’échelon où la guerre des faibles se joue réellement, le groupe, la section, la compagnie, et il traite ce que les théories générales laissent de côté : comment on transforme des civils en combattants, comment s’organise une unité qui n’a ni école ni dépôt, ce que valent les armes qu’elle peut espérer, comment on combat dans la ville et la nuit, comment on rompt le contact, comment on survit sur un champ de bataille désormais saturé de drones, de capteurs thermiques et de brouillage, et ce que pèsent réellement l’eau, les munitions et les blessés.
La thèse tient en une phrase, établie chapitre après chapitre puis éprouvée sur cinq batailles : le faible dure aussi longtemps qu’il conserve le droit de ne pas combattre. Tout le reste en découle, à commencer par la discipline la plus contre-intuitive qui soit : rompre le contact au moment où le combat semble tourner à l’avantage.
Dylan Piras est un dirigeant, auteur et ancien militaire. Directeur général de la Paris School of Technology and Management (PSTM), il pilote depuis 2023 son développement en France et à l’international. Collaborateur parlementaire à l’Assemblée nationale puis au Sénat, il travaille depuis plusieurs années sur des enjeux de défense, de diplomatie et de politique internationale. Ancien militaire de l’Armée de terre, formé au combat antichar, son parcours nourrit un intérêt particulier pour l’histoire, la stratégie et l’art militaire. Auteur de Le Choix et l’Instinct, essai consacré aux mécanismes de la décision, il s’intéresse aux rapports entre rationalité, psychologie, philosophie et liberté individuelle. Il préside également l’Observatoire des Bouches-du-Rhône et siège au conseil d’administration de plusieurs structures.
La liberté, vertu suprême de nos sociétés, serait-elle une illusion que nous entretenons par confort ? Nous pensons agir de notre propre chef, mais la science dévoile une vérité troublante : nos décisions sont souvent prises bien avant que nous en ayons conscience. Depuis les tra ... Lire la suite