« Quatre-vingt-quinze fois sur cent,la femme s’emmerde en baisant… »
Dans une maison pleine de bruit et de musique, une homme chante Brassens, sa femme soupire, et fredonne les paroles de Lucienne Boyer « Parlez-moi d’amour ». Des années plus tard, sa fille la rejoint au bord de la piscine et lui pose une question qui ouvre la porte à toutes les autres : « Ai-je été désirée ? »
Dans un roman choral à la fois intimiste et mordant, la narratrice interroge des dizaines de femmes très différentes sur leur vécu et met en lumière un malaise intergénérationnel entourant le désir féminin.
Parisienne exilée, Fanny Jules a longtemps prêté sa plume aux autres — quinze ans à habiller les mots des marques, à polir, convaincre, et séduire.
Après un premier livre pour la jeunesse, elle se tourne vers ce qui l'occupe depuis toujours : les femmes, leurs désirs, et leurs façons d'aimer. Ce qu'elles taisent, ce qu'elles cherchent, ce qu'elles n'osent parfois même pas nommer.
Quatre-vingt-quinze fois sur cent est son premier roman. Il naît d'une provocation vieille de plus d'un demi-siècle — celle d'un homme, Brassens, qui affirmait en 1972 que la femme s'ennuyait, là où l'on pourrait croire qu'elle brûle. Fanny Jules a mené l'enquête autour d'elle.