Cinquante et un

de Jean-Louis Dufloux

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Cinquante et un

Drôles de chroniques d'une maladie chronique

Cela fait maintenant plusieurs jours que Ludwig traîne ce mal à l’épaule droite. Faux mouvement ou courbature récalcitrante ?...

Quelques mois plus tard, cette douleur s’avère le signe avant-coureur de la maladie de Parkinson.

Tout juste cinquantenaire, épanoui d ...

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Drôles de chroniques d'une maladie chronique

Cela fait maintenant plusieurs jours que Ludwig traîne ce mal à l’épaule droite. Faux mouvement ou courbature récalcitrante ?...

Quelques mois plus tard, cette douleur s’avère le signe avant-coureur de la maladie de Parkinson.

Tout juste cinquantenaire, épanoui dans sa vie affective et familiale, entrepreneur à succès dans sa sphère professionnelle, cette annonce fait basculer sa vie. Confronté à sa première grande épreuve personnelle, il analyse l'étonnante métamorphose imposée à son corps, à son esprit et à son cœur.

Dans cette fiction inspirée d'une histoire réelle, l'auteur nous invite avec humour et dérision à découvrir, au travers des symptômes peu connus de cette pathologie chronique et intrigante, le long chemin qui mène de la sidération à l’acceptation.

L'opportunité pour chacun de nous de s'interroger sur notre façon d'appréhender l’irruption de la maladie dans notre vie ou celle d’un proche.

Une lecture déculpabilisée, émouvante et drôle, où l’auteur fait le pari de convertir un mot qui fait peur, en encouragement à profiter des présents, du présent.

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5 Commentaires

Publié par marie-claude-bouguet : le 18/02/2018

Lu d’une traite hier soir-nuit...très bien écrit...et très intéressant. Même si le sujet est traité avec humour on ressent dans ce texte beaucoup d’émotion. Bonne lecture !

Publié par cerise-prat : le 26/02/2018

Très bien écrit, avec humour et vérité. On plonge dès la première page dans le récit qui mêle avec brio émotion et réflexion. Les illustrations enrichissent le récit à merveille ! A lire !

Publié par morgane-gobin : le 27/02/2018

Cinquante-et-un est le nombre d’années que décompte Jean-Louis Dufloux en ce jour anniversaire indélébile. Le lendemain, le nom d’une maladie terrifiante sera mis sur des symptômes qu’il n’est plus loisible d’ignorer. Et la vie de basculer, comme on dit. Cinquante-et-un raconte la bascule ; comment on penche jusqu’à toucher terre et comment on peut parfois réussir à se redresser, tel le Culbuto qui évoque l’un des symptômes de la maladie de Parkinson. Ce récit intime, où se côtoient joyeusement les Shadocks, Raymond Devos, les jeux de mots de l’auteur et les moqueries tendres de ses enfants, cloue le lecteur par la puissance du sujet – la perte du contrôle de soi, la honte et la dissimulation, la peur du lendemain, le deuil de l’éternité - et la lucidité du narrateur sur ses maux et ses tentatives de mise à distance du mal par l’humour. Ce qui cloue aussi la lectrice que je suis, c’est que je connais l’auteur depuis 20 ans, vouant une admiration sans limite à celui qui, non content d’être un modèle et un mentor sur le plan professionnel, a eu également la générosité de combler souvent par son attention et sa bienveillance le vide laissé par un père en défaut. Alors quand un homme de cette stature (un ami dirigeant d’un grand groupe bancaire m’a dit un jour à son sujet « il est l’une des personnes les plus intelligentes que j’ai rencontrées »), fascinant dans sa compréhension immédiate des hommes, des femmes et des situations, franchit la montagne de pudeur dont il s’entoure habituellement pour évoquer pèle mêle les douleurs musculaires, l’abattement physique et mental, les effets induits de la maladie sur la sexualité, la salivation, les odeurs corporelles …. on s’assoit et on lit d’une traite. On en ressort bouleversé, habité par quelque chose qui a pris place dans l’abdomen et entraîné un sentiment de lucidité nouvelle. Une sorte de cheminement de l’estomac au 3ème œil, entre le moment où l’on s’est couché pour se retourner 20 fois et celui où quelques heures plus tard on a devancé le réveil, une fois n’est pas coutume, par solidarité sans doute avec l’auteur. Jean-Louis Dufloux, en renonçant à taire et à masquer une maladie qui effraie et isole, n’en nie pas pour autant les effets douloureux pour lui-même et les siens mais témoigne de la résilience, cette capacité à grandir malgré la souffrance, à en faire quelque chose pour soi et pour les autres. Il n’a pas la notoriété de Michaël J. Fox mais emprunte la même voie. Il s’éveille, s’élève et nous entraîne à sa suite.

Publié par lecteur_sur_sa_faim : le 03/05/2018

Livre agréable et facile à lire, abordant de façon courageuse une pathologie injuste et douloureuse, tant pour le malade que pour ses proches. Le livre commence par deux beaux chapitres, bien écrits et mettant en perspective un avant / après puissant et particulièrement édifiant. Puis l’ouvrage devient un simple recueil thématique de publications d’un blog, gagnant en pédagogie pseudo-médicale (vu d’un malade se documentant) ce qu’il perd en vertus littéraires. Quel dommage ! L’auteur se met à nu, partage son choc face à l’annonce de la maladie et des premiers symptômes, ses douleurs - tant physiques que psychologiques - dans un exercice salutaire d’information et de partage. Mais l’humour, omniprésent, est surjoué et les proches seulement esquissés pour ce qu’ils apportent à l’auteur. L’analyse avant / après est caricaturale : du leader charismatique (ce que Jean-Louis n’a d’ailleurs jamais été, ses qualités étant surtout celles d’un fédérateur hors normes, parfois jusqu’à la manipulation) au monarque déchu, ayant définitivement perdu de sa superbe. La référence à la réussite matérielle, maintes fois répétée, telle la matérialisation ultime d’une vie réussie, finit par fatiguer. Bref, je n’ai pas retrouvé la finesse qui faisait de Jean-Louis un patron et un consultant si redoutable (car paressant bienveillant et inoffensif). J’espère toujours la retrouver !

Publié par sophiesonge : le 07/10/2018

Quand on lui diagnostique le syndrome de Parkinson à cinquante et un an, l'auteur réalise qu' il est lui et sa maladie. Reste à savoir comment la cohabitation va se passer... C'est un récit drôle, tendre, sérieux, documenté et éprouvé pour démystifier la maladie chronique. À travers un blog, "Double clic" décortique les symptômes et use de son sens de la dérision et de son humour pour alléger les effets, prendre la mesure d'un mal qui phagocyte l'homme derrière le patient. Une manière pour lui de comprendre, s'approprier le syndrome et de transmettre le fruit de ses recherches. On aime sa façon d'aborder les choses, sa transparence, sa lucidité envers lui-même et ses proches. On va au-delà des idées préconçues pour toucher du doigt la complexité des ressentis. Un récit intelligent, sensible qui prend à bras-le-corps le malade et son entourage. Un témoignage conscient, utile, pour tous !

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