Filles du Rock et du Vent

de Maryline Stan

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Filles du Rock et du Vent

Angie, la turbulente batteuse des "Wanted", s'est mise en tête de coacher un groupe de rock féminin pour une tournée en Californie avec de célèbres musiciens anglais.
Mais entre les bands, les groupies et leur staff, les choses ont vite fait de tourner à l'aigre. Surtout lorsque Shane, la chanteuse, s'ent ...

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Angie, la turbulente batteuse des "Wanted", s'est mise en tête de coacher un groupe de rock féminin pour une tournée en Californie avec de célèbres musiciens anglais.
Mais entre les bands, les groupies et leur staff, les choses ont vite fait de tourner à l'aigre. Surtout lorsque Shane, la chanteuse, s'entiche de son homologue rock star, charismatique et vénéneux.
En lutte avec ses propres démons, Angie finit par rejoindre ses comparses survoltées pour une série de concerts qui les mènera jusqu'en Europe où elles devront affronter leurs rêves et leur destin.
Passion, road trip musical narré à travers des personnages énergiques, insolents, drôles, immatures et sincères, ivres du désir de vivre et de créer. Rock And Roll.

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Publié par marcelineb : le 22/11/2017

Si Candace Bushnell et Armistead Maupin avaient une fille, ce serait Maryline Stan : dans Filles du rock et du vent, j'ai retrouvé un mélange de l'ambiance des chroniques de San Francisco (pour le côté "chroniques au jour le jour") et de Sex and the city (pour le côté "chick lit"). On suit des personnages comme dans une série, dans leurs amours, leurs joies, leurs peines. Mais bien sûr, tous les enfants ont quelque chose qui innove par rapport à leurs parents, et chez Maryline Stan, c'est le cadre : comme le titre l'indique, le roman met en scène des groupes de rock, dont le groupe de filles auquel appartient le personnage principal, Angie. En outre, sans doute l'auteure a-t-elle fréquenté un lointain ancêtre de ses parents littéraires, Jack Kerouac, qui donne un petit parfum "on the road" à son livre ; ainsi, le roman est très visuel, avec une bande-son, si bien qu'on l'imagine très bien adapté à la télévision, en film, ou, 2017 oblige, en web-série sur youtube. Les amateurs de rock y trouveront leur bonheur. J'en fais partie, et je me suis amusée à noter des correspondances avec les musiciens de Led Zeppelin : entre Jimmy Farlane et Jimmy Page, entre Peter Wessley et Robert Plant, il y a des ressemblances physiques, mais aussi dans le mode de vie à mi-chemin entre le rocker immature et le père de famille propriétaire terrien. Sans doute d'autres verront-ils d'autres clins d’œil encore, d'autant que le livre fait la part belle aux groupes de filles : plus qu'à un univers musical, ce livre nous connecte à un inconscient musical collectif. Le roman fait plus de 500 pages, mais il est loin d'être long, car la plume de l'auteure se laisse lire très facilement et pourrait nous entraîner plus loin encore. Mais aussi, il y a plusieurs épisodes distincts qui représentent chacun un tiers du livre, que l'on peut lire indépendamment les uns des autres : on pourrait les intituler "Épreuve" (Californie), "Nouveau départ" (Londres) et "Réparation" (de l'Europe à la Californie). L'auteure a publié les trois épisodes à la suite et y a mis un point final, mais celui-ci est bien dommage car il est évident qu'à l'instar des Chroniques de San Francisco ou de Sex and the city, l'histoire pourrait devenir récurrente et suivre ses personnages encore longtemps. Ainsi, il ne faut pas lire le livre comme une histoire qui converge vers un dénouement, mais plutôt comme des chroniques rock qui nous font vivre une vie "sex, drugs and rock'n roll" soft. Pour résumer, une lecture de détente, que je recommande à tous les amateurs (toutes les amatrices ?) de chick lit qui ont envie de plonger dans un univers qui renouvelle le genre.

Publié par kurtkowiak : le 05/04/2018

Rock'n'roll, girls ! Car c'est bien de cette musique qu'il s'agit, l'auteure est une connaisseuse passionnée et cela se sent. Nous sommes dans les seventies, un "band" de filles californiennes remet tout en cause. Doublement, surfant sur la vague punk rock qui se rebelle contre ses aînés des sixties, adulés, déifiés et finalement embourgeoisés : ils ne sont que des êtres aux mœurs étriqués lorsqu'ils quittent la flamboyance des tournées pour rentrer "à la maison". Mais ce "band" est aussi entièrement féminin ce qui est nouveau. Il y eut bien des chanteuses dans les sixties, Janis Joplin, Tina Turner, Grace Slick (Jefferson Airplane) mais pas de batteuse comme Angie, le personnage principal du livre. Cette fille a tout à prouver dans un univers au départ masculin et elle se montre à la hauteur, insolente, authentique, humaine et.... très femme dans sa vision de l'amour qu'elle attend d'un homme. Cela ne peut bien sûr n'être qu'un rocker et, à coup de scènes où le dialogue est roi, nous découvrons, comme dans un film, son univers, son histoire qui n'élude rien du milieu "sexe, drogues et rock'n'roll" où elle se déroule. Pour tous ceux qui aiment le rock ! Patrick Kurtkowiak

Publié par fdumaurier : le 09/04/2018

L’hiver new-yorkais n’en finit pas et j’en ai donc profité pour passer mon week-end au lit à lire cet excellent livre qui m’a ramené au printemps éternel de la Californie avec les randonnées en Ford Mustang dans le désert ... la Highway 1 de San Francisco à Los Angeles en passant par Carmel avec les couchers de soleil majestueux sur l'Océan Pacifique ... et les clubs de Los Angeles à la mode où Joan Jett et Lita Ford ont lancé leurs carrières de guitaristes et chanteuses de rock avec leurs copines des Runaways. C’est le rock au féminin qui est tout aussi déjanté que l’autre avec le meilleur et le pire de ce que la condition humaine peut offrir dans les coulisses du show-business du monde du rock. C’est l’époque des groupes anglais qui deviennent les dieux du moment et qui font penser aux Californiennes que l'Angleterre est idyllique. C’est vivant à se demander jusqu’où tout y a été vécu. C’est beau. C’est pathétique. C’est enivrant. C’est pur. C’est “It’s only rock’n’roll, but I like, yes I do”, et c’est aussi “I love rock’n’roll, put another dime in the juke box, baby”. C’est du Technicolor où il ne manque que la stéréo. C’est bien écrit. C’est à lire. Francis Dumaurier - http://xpatny.free.fr - “Mon Ami Giorgio Gomelsky (Rolling Stones, Beatles, Yardbirds, Magma …)"

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