Période préférée des Français, ses détracteurs sont également virulents. Restent les faits.
La Révolution bouleverse le cours de l’Histoire et tout se joue en six ans : fin de l’Ancien régime millénaire, Première République, apprentissage de la démocratie et valeurs nouvelles proclamées (Liberté, Égalité, Fraternité).
En trois assemblées successives, des personnages se révèlent dans un feu d’artifice de « mots d’auteur », à commencer par Mirabeau l’Orateur du peuple : « Allez dire à votre maître que nous sommes ici par la volonté du peuple et qu’on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes »... Suivront Danton, Desmoulins, Robespierre, Saint-Just, tous guillotinés (sauf Marat, assassiné). Des femmes s’imposent, héroïnes et victimes : Charlotte Corday, Mme Roland, Olympe de Gouges, Marie-Antoinette...
Autre acteur du psychodrame national, le peuple prend la parole et parfois le pouvoir, manifeste en chansons, slogans, cris de révolte.
Entre le 14 juillet 1789 et le coup d’État de Thermidor (juillet 1794), les événements se bousculent sur fond de guerres étrangère et civile. « La tragédie court les rues » bien avant que la Terreur soit décrétée, mais l’humour (plus ou moins noir) a toujours cours : un véritable festival de mots de la fin !
Chercheur au CNRS en sciences humaines, essayiste, romancière, scénariste de télévision et auteur dramatique, elle se présente ici comme « metteur en scène ». Elle a fait le casting et écrit les didascalies, en respectant pleinement l’Histoire - vie des personnages, déroulement des faits, diversité des opinions.
1939. C’est la « drôle de guerre » où rien ne se passe, avant l’invasion allemande en 1940.
« Un fou a dit "Moi, la France" et personne n’a ri parce que c’était vrai. » (Mauriac). De Gaulle, général quasi inconnu, incarne la Résistance face au maréchal Pétain, vainqueur ... Lire la suite
1852. Le Second Empire commence par un coup d’État. Napoléon III crée une dictature. Malgré le tournant libéral (1860), Hugo reste exilé, inconditionnel opposant à Napoléon le Petit. Les historiens ont reconnu les acquis du régime : pays industrialisé, Paris métamorphosé par les trava ... Lire la suite
Louis XVIII et Charles X, puis Louis-Philippe « roi des barricades » : les rois se suivent, impuissants à gouverner ou réformer. D’où les révoltes réprimées et les révolutions avortées, dans un contexte européen bousculé par le « Printemps des peuples ».
« La France est un ... Lire la suite
Un homme, un destin, une épopée de vingt ans : Napoléon, admiré autant que détesté, mais superstar de l’Histoire.
L’irrésistible ascension commence par des victoires militaires sous le Directoire : le jeune général s’illustre dans sa première campagne d’Italie : « Ch ... Lire la suite
La Régence rime avec licence : l’esprit critique de Voltaire et Montesquieu défient la censure. « Théâtromanie », vie littéraire dans les salons (animés par les femmes), les nouveaux clubs et cafés... c'est encore l’Ancien Régime et sa douceur de vivre. Mais les philosoph ... Lire la suite
1643. L’enfant roi a cinq ans à la mort de Louis XIII. Mazarin fait face à la Fronde (1648-1652), guerre civile contre l’absolutisme royal. Ayant rétabli l’ordre, il initie le jeune homme à son métier de roi : « L’État c’est moi » dit-il à 16 ans, face au Parlement.
Le règne personnel co ... Lire la suite
La Renaissance nous vient d’Italie et François Ier, roi chevalier, incarne ce « beau XVIe siècle » : arts florissants, commerce prospère, rayonnement de la langue française. Mais le mirage italien entraîne le pays dans 11 guerres d’Italie. « Telle était cette France : jouir ou t ... Lire la suite
Pari tenu : résumer deux fois mille ans d’Histoire en un si petit livre !
La Gaule, période où les invasions se succèdent. César fait et écrit « la Guerre des Gaules » : vaincu au siège d’Alésia, Vercingétorix deviendra notre premier héros national. La civilisation romaine profite ... Lire la suite