Le Choix du Roi

de Solène Bauché

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Le Choix du Roi

Royaume des Francs, 792. L’heure est grave : Charlemagne vient d'apprendre que son fils d’un premier lit, Pépin le Bossu, a conspiré contre lui. Le roi est loin d'avoir été un père idéal, mais la sentence est sans appel : le jeune traître doit rejoindre un monastère et y demeurer le restant de ses jour ...

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Royaume des Francs, 792. L’heure est grave : Charlemagne vient d'apprendre que son fils d’un premier lit, Pépin le Bossu, a conspiré contre lui. Le roi est loin d'avoir été un père idéal, mais la sentence est sans appel : le jeune traître doit rejoindre un monastère et y demeurer le restant de ses jours. Peu enclin à faire amende honorable et encore moins à devenir un homme de Dieu, Pépin dépérit. L'héritier déchu est loin de se douter que c’est par une entremise des plus inattendues que viendra son salut, avant d'entamer un périlleux voyage vers l'inconnu...

Un récit d’aventures teinté de fantastique dans lequel les voix se croisent et l’Histoire se mêle à l’Imaginaire.

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6 Commentaires

Publié par aude-cassisa : le 28/11/2018

On pourra dire que j'ai dévoré ce roman ! Pourtant un peu frileuse par rapport au coté historique de cet ouvrage (je ne suis pas férue des livres d'histoire), j'ai été agréablement surprise par la façon d'écrire Charlemagne de l'auteur. J'ai finalement appris des choses tout en appréciant le coté romancé de l'intrigue. Et surtout, on se concentre ici sur les relations familiales de Charlemagne, sur sa vie de père et de mari avant sa vie de roi. Charlemagne a toute la première partie pour lui mais ce sont les deux autres, centrées plus sur son fils Pépin, renié et enfermé dans un monastère après une tentative d'assassinat sur Charlemagne. Ces deux parties s'éloignent de l'Histoire avec un grand H pour plonger le lecteur dans un roman d'aventure teinté de fantastique qui met sur le devant de la scène la construction des personnages, leur évolution, leurs états d'âmes et leurs relations. Je conseillerais donc ce roman aux personnes qui aiment les personnages complexes, les relations familiales mais aussi (et ce n'est pas obligé) à ceux qui s'intéressent à Charlemagne, l'homme plus que le roi.

Publié par anaelle-auberville : le 28/11/2018

Même si l’histoire n’était pas votre matière préférée à l’école, vous ne pouvez être qu’embarqué dans cette aventure pour le moins surprenante qui mêle une partie de vérité historique à une bonne dose d’imaginaire. L’auteure appréhende dans un premier temps Charlemagne comme un homme, un mari, un père, et très peu comme un roi, ce qui est assez déroutant au premier abord. D’ailleurs l’ensemble du récit tourne beaucoup autour des relations familiales, et les états d’âmes des personnages prennent tout leur sens justement parce que Charlemagne, Pépin et les autres sont avant tout des êtres humains, et non plus de simples personnages historiques passablement ennuyeux ! On aimera le côté femme forte et fragile à la fois du personnage qui porte sur ses épaules toute la seconde partie du roman, dans ce monde médiéval très masculin à la base. On adorera également avoir envie de prendre Pépin par les épaules et de le secouer très fortement pour qu’il agisse comme il le doit ! On prend vraiment à cœur la quête de ces deux personnages qui se cherchent encore et qui façonnent leur caractère et leur destin au fil des pages. C’est un ouvrage vraiment très prometteur pour un premier roman ! Je l’ai dévoré et je vous le recommande vivement si vous voulez lire un roman fluide, bien construit et passionnant !

Publié par carineb : le 04/12/2018

Un livre qui ne donne pas envie de s'interrompre ! Fluide, avec un décor et un vocabulaire derrière lesquels on décrypte l'importance pour l'auteure d'être fidèle à l'époque. Mais c'est aussi une intrigue et des interactions entre les personnages qui nous donnent envie d'aller plus loin. Bref, n'hésitez pas.

Publié par marmite-aux-plumes : le 17/01/2019

Même vous n’êtes pas férus d’histoire ou de Charlemagne, ce roman peut s’adresser à vous, n’étant pas une énumération interminable de faits historiques, de mœurs, d’architecture de l’époque. Il ne faut pas se leurrer pour autant : afin d’étoffer son récit, de lui offrir de l’authenticité dans laquelle ses protagonistes peuvent évoluer, Solène Bauché y amène des décors et des détails indispensables. Cette partie de l’Histoire avec un grand « H » est romancée, prenant des allures de fiction dans un contexte plus ou moins connu de la majorité d’entre nous, pour peu que l’on ait un peu écouté sur les bancs de l’école. Charlemagne. Ce personnage célèbre qui aura marqué l’Histoire de la France et son évolution. Le roi des Francs qui, aujourd’hui, se prononce « Sacré Charlemagne » dans notre tête si l’on ne se surprend pas à chantonner (merci France Gall.) En revanche, nous ne nous intéressons pas tant au monarque dans Le Choix du Roi, mais plutôt à l’homme qui se cache derrière ce trône : le fils, le mari, le père. L’être humain. Même si nous assistons à des guerres ou à des interludes plus politiques, les passages sont bien plus brefs que les introspections humaines, centrées sur sa famille et les ultimatums que lui impose souvent la royauté, mais aussi sa soif de pouvoir. Nous plongeons dans les dérives de la Couronne et des choix cornéliens qui en résultent. Mais « Le Choix du Roi » est un titre aux sens multiples que nous allons tenter, dans la chronique, de dénicher et décortiquer. Le premier sens que l’on peut lui donner est bien entendu un choix susceptible de modifier la vie du fils de Pépin Le Bref et de ses descendants. Plus largement, de toutes les décisions que Charles prendra le long de son règne et qui influencera l’avenir du peuple franc autant que ses héritiers. Mais le choix du roi peut se targuer d’une autre définition, une expression qui serait inspirée de l’époque du Moyen-Âge et qui s’octroie ici un sens que nous estimons tout à fait pertinent au vu de l’intrigue générale, effleurée directement sur la quatrième de couverture. Il est de notoriété que l’espérance d’un couple royal pour un premier enfant est qu’il soit du sexe masculin. Un héritier mâle qui assurerait la pérennité de la dynastie puisque les femmes n’avaient pas le droit de régner. Avoir une fille en seconde couche permettait à la famille de s’assurer une alliance maritale avec un riche époux, agrémentant ainsi la puissance de la royauté et du nom. L’idéal étant de mettre au monde un garçon, l’ainé, et une fille pour cadette : le choix du roi. Quand c’est l’inverse, l’on évoque le choix de la reine. C’est une expression que l’on retrouve encore aujourd’hui, estimant majoritairement et inconsciemment qu’avoir un garçon et une fille est l’idéal familial. Une expression donc qui peut très bien symboliser à plusieurs niveaux le contenu du roman de Solène Bauché, puisque le récit se concentre sur Charles, ses épouses et ses héritiers, notamment Pepin, dit le Bossu, son fils « d’un premier lit. » Mais qui prend un autre sens, passé la moitié du livre… Nous vous laissons lire en gardant bien cette expression en tête ! Petite pensée à Himiltrude, protagoniste féminin d’une importance indéniable, malheureusement peu connue de notre Histoire française. Le roman se découpe en trois parties distinctes, aux narrateurs différents d’un point de vue interne au récit. L’on s’en émancipe en de rares parties, « les intermèdes », où l’autrice prend la liberté de basculer sur un autre protagoniste, cette fois en utilisant la troisième personne. Trois parties, trois histoires, trois narrations, trois voix. Un destin lié. Nous ferons l’impasse sur la troisième partie étant donné que si vous jouez le jeu en ne lisant pas l’index, cela constituera un twist majeur dans votre lecture. Vous vous en doutez, le premier tiers du roman se consacre au point de vue de Charles, d’abord en tant qu’héritier du royaume des Francs, alors que Pépin le Bref vit toujours, puis les débuts de son règne. Sa jeunesse, donc, et ses premières déci

Publié par marylinestan : le 03/03/2019

Adepte de romans historiques, j’ai trouvé -bonne pioche, une pépite ! - ce « Choix du roi ». Charlemagne, le puissant empereur règne d’une main de fer sur l’Occident. Sur cette Cour aux sombres secrets règne, plus puissante que l’empereur, l’impitoyable raison d’Etat, qui broie les liens du cœur et de la famille. Rejetés, brisés, Pépin et Amaudra, rejetons royaux indésirables vont devoir lutter pour échapper à leur destin et survivre. Epique époque, capturée dans des rets teintés de magie par l’écriture superbe de Solène Bauché. Son récit captivant, surprenant, explore avec talent les émotions de ses personnages et l’univers où ils évoluent. Un pur plaisir que ce « Choix du roi ».

Publié par les_lectures_de_mel : le 08/03/2019

L’histoire se déroule à l’époque franque en 768. Le roi des francs, Pépin le Bref vient de mourir. Son royaume est partagé entre ses deux fils, Charles et Carloman. Charles se voit attribuer les territoires s’étalant de la Garonne au Rhin et Carloman, ceux regroupés autour de l’Alémanie. Charles ne comprend pas ce choix. La relation entre les deux frères se détériore et s’envenime à la suite d’un refus de Carloman de venir en aide à son frère lors d’une campagne à Aquitaine. En 771, Carloman meurt. Charles devient alors le seul et unique roi du royaume Franc. C’est ainsi que nous suivons le roi Charles Ier, dit Charlemagne au travers de ses campagnes, de ses conquêtes, de ses mariages, de ses frivolités amoureuses, de ses complots, etc. Un royaume, un roi, un choix ! ***** C’est avec ravissement que j’ai découvert la plume et l’univers de Solène Bauché avec ce premier roman des plus inattendus. Lorsque Solène m’a contactée pour que je lise son roman, j’avoue avoir ressenti quelques réticences du fait du genre. En effet, je ne suis pas une grande adepte des histoires moyenâgeuses et craignais le côté rébarbatif que l’on peut trouver dans des ouvrages de ce style. Il n’en est rien et là fut ma première surprise. Nous plongeons certes dans une histoire au contexte indéniablement historique mais l’auteure vient y apporter sa touche ; une touche surprenante et intéressante. Un roman, deux genres : - le genre historique Dans la première partie de son roman, Solène fait référence à un épisode de l’Histoire, le règne du roi Charles Ier. Elle y mêle des événements réels et fictifs. Nous y retrouvons principalement et entre autres, l’alliance avec Suleyman Ibn Al-Arabi, l’expédition de 778, la relation Eglise/Monarchie, la politique religieuse, les campagnes en Saxes, les différents mariages du roi Charles Ier, la naissance de ses enfants, le couronnement et l’intronisation de certains d’entre eux, la conspiration de Pépin le Bossu, etc. Autant d’informations, d’éléments que j’ai pris plaisir à redécouvrir. Eh oui, les cours d’Histoire de France sont loin ! J’ai vraiment apprécié le côté fictif que l’auteure a apporté à cette partie à travers les dialogues, la description des scènes et les relations familiales. Je dirai même que je l’ai espéré avant de débuter la lecture du roman. Ainsi, j’ai pu me plonger sans mal dans le récit et en vivre chaque ligne auprès de tous les personnages représentés. - le genre fantastique Dans la seconde partie de l’ouvrage, l’auteure arbore un pan fantastique qui apporte une toute autre dimension à l’histoire. Je me suis laissée porter avec délice dans une atmosphère surnaturelle marquée par un don que détient un des personnages. Ce dernier va découvrir cette faculté au cours d’une situation malheureuse. Je n’en dirai pas davantage afin de ne pas spoiler. J’étais un peu dubitative quant au fait de mêler l’Histoire au fantastique mais cela fonctionne bien lorsque c’est bien écrit. Nous venons donc de le voir, ce roman renferme bien des surprises mais ce n’est pas fini ! Solène ne nous fait pas uniquement voyager dans le temps, elle met un point d’honneur à rendre le plus vivant possible les personnages en leur laissant la parole. C’est ainsi que nous faisons la connaissance de trois personnalités qu’à la fois tout oppose et tout réunit. Une histoire, trois points de vue. Vous aurez certainement deviné l’identité de l’un d’entre eux. Je vous laisse découvrir celle des deux autres ! Je suis agréablement surprise par ce premier ouvrage écrit d’une plume fluide et maîtrisée. Un bon récit d’aventures au dénouement inattendu. Je salue tout le travail de recherches historiques effectué ainsi que le respect des codes propres à l’époque abordée. Néanmoins, j’ai relevé une expression qui à la fois m’a étonnée et m’a décroché un sourire : "Ne te mets donc pas martel en tête." J’aime à penser que cette citation – qui n’est pas de l’époque – n’est pas une erreur dans le contexte mais plutôt un petit clin d’œil à ce bon vieux Charles Martel. Si toutefois je ve

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