Les 5 conseils d’une auteure de best-sellers par Chrys Galia

Nous continuons notre série d’articles dédiés aux conseils d’auteurs aux auteurs avec le témoignage de Chrys Galia, auteure notamment de la série à succès « Parier mais pas jouer » qui est parue aux éditions BMR après avoir conquis des milliers de lecteurs en auto-édition. Voici cinq conseils précieux d’une auteure de best-sellers à tous les écrivains qui auraient peur de se lancer : 

Je remercie Librinova de m’avoir si gentiment proposé de partager mon expérience avec vous. C’est un honneur d’apporter une modeste contribution à cette jolie série d’articles. Depuis quelques mois seulement, je peux écrire le mot « auteur » dans la case « profession ». C’est plus une passion, née dans ma vie par accident. Fervente lectrice, ça, je l’étais, addict aux livres, à Zola, Camus, Baudelaire, à Emilie Brontë et Jane Austen. Mais jamais je n’avais imaginé prendre la plume, ou le clavier. Pourtant, depuis que ma sœur m’a lancé ce défi, je n’ai plus arrêté. Les mots s’enchaînent à un rythme fou sur l’écran de mon ordinateur.

 

Winston Churchill a dit :

« L’écriture est une aventure. Au début c’est un jeu, puis c’est une amante, ensuite c’est un maître et ça devient un tyran. »

 

Je l’expérimente un peu plus chaque jour.

 

Conseil d’auteur n°1 : Osez oser !

Si j’osais vous donner un conseil, ce serait celui-ci :, lancez-vous, n’ayez pas, ou plus peur, que risquez-vous ? Même si vous ne trouvez pas votre lectorat, vous aurez la fierté d’avoir vu naître votre premier livre, roman, BD, thriller, drame psychologique, biographie, science-fiction… peu importe, ce qui compte, c’est la création. Elle vous donne entière satisfaction, c’est votre bébé qui vit sous vos yeux, construit, abouti. Vous serez allés au bout de vous-même, au bout de l’exercice. La fierté que vous apportera le fait d’avoir publié votre premier livre vaudra vraiment d’avoir pris le risque.
Imaginez que votre livre soit lu, par une, deux, puis des centaines, voire des milliers de personnes. Une nouvelle étape, vous avez créé, maintenant, vous partagez. Ce bonheur-là est indescriptible, il vous encouragera aussi à continuer.
Osez oser, écrivez, noircissez les feuilles au gré des aventures de vos personnages, n’ayez pas peur de ce que vous avez à coucher sur le papier, il n’y a pas de limite à l’imagination, pas de frontière aux ressentis. Chaque histoire touchera la sensibilité d’un lecteur, c’est certain.

 

Conseil d’auteur n°2 : Sachez vous entourer…

C’est extrêmement important. Je vous souhaite d’être supportés par votre famille, vos très proches, vos amis peut-être. Faire relire son manuscrit par ceux qu’on aime, et qui nous aiment, est une première étape, qui permet de corriger quelques coquilles (même s’il est difficile de toutes les chasser). Grâce à ces premières relectures, vous pouvez avoir un retour intéressant, vous pouvez vérifier si votre scénario tient la route, s’il n’y a pas d’incohérences ou de passages manquant de clarté, de fluidité.
L’entourage est important aussi pour vous rassurer, lorsque vous doutez. Et vous allez douter, notamment à cause des critiques. Elles sont souvent construites et positives, mais parfois, au milieu de l’une d’entre elles, s’en glisse une détestable, une qui vous blesse profondément. Vous avez mis tant de cœur dans votre livre, tant de temps et de passion… Une petite critique assassine suffira à vous poser des questions sur votre légitimité dans ce milieu. Une seule de ces critiques difficiles vous fera peut-être renoncer à poursuivre.
N’en faites rien !
Laissez passer une nuit, une journée, parlez-en à vos proches, ils vous épauleront. On ne peut pas faire l’unanimité, il faut l’accepter. Il faut oublier quelques heures son ego, se dire que la personne, derrière son écran, ne voit que les pages qu’elle a tournées, elle oublie l’humain derrière les mots. Ne le prenez pas contre vous, n’y voyez rien de personnel. C’est dur, mais ça passe, et pour une comme ça, vous en aurez trente adorables.

Si, comme moi, vous avez la chance d’avoir rencontré une équipe formidable : celle de Librinova si vous faites partie du Programme d’Agent littéraire, ils vous conforteront aussi, et vous expliqueront qu’il n’y a rien de pire que l’indifférence, alors, tant que vous générez des réactions, bonnes ou mauvaises, (la plupart du temps, elles sont très bonnes), tout va bien, votre livre existe, et vit !

Ceci me permet d’aborder l’entourage professionnel. Si j’ai un conseil à donner, c’est de faire confiance à cette équipe, Librinova. Rassurez-vous, je n’ai aucune part dans leur société, aucun intérêt personnel à en faire la publicité. C’est juste sincère, toutes les personnes avec qui j’ai été en contact chez eux sont adorables. Elles sont d’une efficacité incroyable, ultra réactives, extrêmement humaines et à l’écoute ! Je me sens dans un cocon, protégée, accompagnée dans toutes mes démarches, et ça me déleste de la partie la plus ingrate de mon travail. Grâce à Librinova, je peux me consacrer exclusivement à ce qui me plaît, et qui m’intéresse : écrire et échanger avec mes lectrices et mes lecteurs, c’est un vrai bonheur. Si j’ai une question : Librinova, une hésitation : Librinova, un stress quelconque : Librinova. Un agent, c’est une aide précieuse !

 

Conseil d’auteur n°3 : Ne jamais penser que tout est acquis

Il faut rester sage. Si l’un de vos livres, ou même plusieurs, rencontre(nt) un franc succès, bravo, c’est mérité. Vous avez beaucoup travaillé en amont, fait des recherches, hurlé contre votre ordinateur qui ne travaille pas aussi rapidement que vos pensées… Vous avez consommé des litres de café, rongé presque tous vos ongles, froissé un nombre indéterminé de feuilles… Vous avez actualisé au moins dix mille fois votre classement sur Amazon, mais vous n’avez pas fait tout ça pour rien, votre livre se vend ! Vous avez le droit de fêter ça, oui, mais…

Mais rien n’est acquis, un succès ne signifie pas LE succès ad vitam. Chaque livre vous apportera son lot de doutes, de craintes, c’est tant mieux. C’est parce que vous continuerez à douter que vous donnerez le meilleur de vous-même. Si c’était trop facile, la valeur n’en serait qu’amoindrie. Accrochez-vous, travaillez, persistez, mais ne pensez jamais que le terrain est conquis.

 

Conseil d’auteur n°4 : Ne pas se trahir

Il est primordial de rester soi-même. Écrivez selon vos envies, ce qui vient du cœur. Ne cherchez pas à écrire pour répondre à une attente, pour séduire un lectorat particulier. Pourquoi forcément rentrer dans des cases, respecter les schémas classiques, pourquoi respecter un cadre particulier ? Je n’ai jamais essayé d’obéir à des codes, mes histoires s’écrivent telles qu’elles naissent dans ma tête, rester sincère est la seule règle que je m’impose. Le jour où je n’aurai plus rien à partager, j’arrêterai. Je ne forcerai jamais l’inspiration, ça vient ou ça ne vient pas. Point. L’inspiration peut naître de tant de choses, la vision idyllique d’un océan agité par l’orage, une musique qui vous transporte, un regard, un drame… Peu importe, mais écrire pour écrire, jamais ! J’ai besoin que ma tête, mon cœur, prennent le pouvoir, pas l’inverse. Si un jour, les doigts posés sur mon clavier, la seule image que me renvoie l’ordinateur est un écran blanc, je le fermerai, tout simplement, jusqu’à la prochaine fois, s’il y en a une.

 

Conseil d’auteur n°5 : Édition traditionnelle ou auto-édition ?

C’est une question que l’on me pose très souvent, c’est pourquoi, je tenais à en parler un peu ici. J’ai la chance de connaître les deux formules. Mon avis est que les deux sont complémentaires. J’ai commencé par l’auto-édition et j’en ai été amplement satisfaite. Elle vous permet une grande liberté, vous êtes maître de tout, de vos écrits, de la conception de votre livre, du choix de la couverture, du titre, du prix… de tout. Grâce à La Boutique des auteurs, chez qui j’ai commencé, et Librinova, l’accès à la mise en ligne a été extrêmement simple et rapide.

Mais, parce qu’il faut bien un Mais, à moins de payer un service pour ce faire, vous n’avez pas de relecture professionnelle, vous ne bénéficiez pas de l’appui d’un éditeur, donc, du prestige de sa réputation, ni de son système de communication. Un éditeur vous apporte tout cela, vous accompagne dans les corrections, vous conseille pour améliorer votre manuscrit. Un éditeur vous permet un accès en librairie, vous fait aussi bénéficier de son lectorat, puisqu’il est censé vous mettre en valeur, faire la promotion de votre livre.

Pour résumer, je suis confortable avec les deux systèmes, l’un me permet une grande liberté, l’autre me donne confiance : si un éditeur accepte de prendre un risque en investissant pour mon livre, c’est que ça vaut peut-être bien la peine de continuer. J’écoute les conseils, j’essaie de progresser, d’apprendre, en permanence. J’ai l’intention de continuer dans cette approche mixte de publication. Je m’y sens bien. Mais cela reste un choix très personnel. On peut parfaitement vivre de l’auto-édition, comme on peut tout à fait préférer aboutir chaque fois à un contrat d’édition. Le tout, est de rencontrer les bonnes personnes, de confiance, échanger régulièrement, ne pas hésiter à poser des questions, et suivre son instinct.

 

En conclusion, écrivez ce que vous aimez, à votre rythme, ayez confiance en vous. Et si vous voulez vous faire accompagner, pensez Librinova !

Merci à Andrea : mon inégalable agent, Charlotte, Laure, Anaïs, Ophélie et le reste de l’équipe.

Et merci à vous, de m’avoir lue jusqu’ici.

Chrys Galia.

 

Pour aller plus loin :

Chrys Galia ou le pari réussi de l’autoédition 

→ Portrait de Chys Galia, l’auteur phénomène

→ Auto-édition d’un livre, édition traditionnelle : les deux canaux sont-ils compatibles ? La minute conseil

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