Parfois, quelque chose se fissure sans bruit.
Dans Les Tartines, une femme observe ce qui, peu à peu, ne tient plus tout à fait dans sa vie. Les gestes du quotidien, les silences installés dans le couple, les tensions qui traversent les corps. Rien de spectaculaire. Mais un déplacement intérieur commence.
Au fil de fragments courts et sensibles, la narratrice explore ce territoire fragile où l’on continue d’aimer tout en pressentant que quelque chose doit changer. Entre Honfleur et Paris, entre la présence des enfants et les moments de solitude, elle regarde autrement ce qui l’entoure : la retenue, les compromis invisibles, les mots que l’on n’a pas su dire.
Le livre avance par touches, par observations, par éclats de conscience. Il ne cherche ni à juger ni à expliquer, mais à approcher au plus près ces moments où une vie bascule légèrement, presque imperceptiblement.
Dans une écriture précise et incarnée, Les Tartines explore les zones troubles de l’intime — cet endroit où se croisent l’attachement, la fatigue, la tendresse et la lucidité.
Un récit délicat et profondément humain sur ce qui se transforme en silence, et sur le moment où l’on commence, enfin, à regarder sa propre vie autrement.
A. Rivière écrit depuis le corps. Depuis les instants où quelque chose bascule sans qu'on sache encore pourquoi.
Une écriture hyperconsciente, au plus près du quotidien — les gestes, les silences, ce qui se dit à l'intérieur quand on ne dit rien dehors.
Elle a publié deux recueils : Les mauvaises herbes sont jolies (2020) et Quand le brouhaha du monde se tait (2022). Les tartines est son premier récit long — celui où la voix et le sujet se sont trouvés.