Isidore, prince des poètes


De Jean-Christophe Cadilhac

Pendant la deuxième moitié du XIXème siècle, un certain Isidore Ducasse, né à Montevideo et mort vingt-quatre ans plus tard lors du siège de Paris, en novembre 1870, a laissé une empreinte poétique qui le place au rang des plus grands poètes, aux côtés d'un Verlaine, d'un Baudelaire ou encore d'un Rimbaud. On ne sait que peu de choses sur cet auteur que certains ont jugé fou, d'autres génial si ce n'est qu'il a laissé une œuvre dérangeante qui a dynamité la littérature de l'époque, avec ses  fascinants Chants de Maldoror, publiés sous le pseudonyme de Comte de Lautréamont. On sait que Ducasse, fils unique, a quitté son Uruguay natale pour entreprendre des études à Tarbes puis à Pau, qu'au terme de son baccalauréat, il a entrepris un voyage de quelques mois que certains qualifieront d'initiatique, en Argentine puis en Uruguay où il a revu son père, diplomate (sa mère, également française, fortement dépressive étant morte alors qu'il n'avait pas deux ans) avant de revenir en France et de s'installer à Paris où il devait tenter d'intégrer Polytechnique mais où il décidera de devenir écrivain et de vivre de sa plume, ce que son brutal décès, le fauchant en pleine jeunesse, ne lui permettra pas. Cela ne l'empêchera pas, par la suite, d'être mythifié par les surréalistes qui verront en lui un précurseur de leur mouvement, ni, bien plus tard, d'être publié à la Pléiade. J'ai essayé, dans ce roman d'imaginer quelle aurait pu être la brève existence de cet énigmatique écrivain.
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Livre numérique
2,99€
Publié le : 06/04/2021
ISBN : 9791026274513
Formats : PDF - EPub - MobiPocket
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15,90€
Publié le : 06/04/2021
ISBN : 9791026274520
Formats : Broché - 130x180
Pages : 236

Jean-Christophe Cadilhac


Mari et père de famille comblé, je vis en  Bretagne où j'exerce l'activité d'avocat. Du plus loin que je m'en souvienne, j'ai toujours eu l'amour des livres. Lire, cette passerelle vers d'autres lieux, d'autres cultures, d'autres gens, d'autres façons de penser. Lire pour s'ouvrir l'esprit, s'enrichir de nos  différences, apprendre la tolérance, éprouver l'humanité. C'est surtout un plaisir simple, accessible à tous autant qu'une respiration essentielle. Ecrire, aussi, pour partager  des émotions, offrir une évasion à travers une histoire, des personnages, des lieux qui, peu à peu s'agrègent et prennent corps, dans l'imaginaire du lecteur. Ecrire pour donner envie de lire. C'est ma fascination pour le poète  Isidore Ducasse, lu à l'adolescence, qui m'a donné l'idée, à l'occasion du 150è anniversaire de sa mort,  d'un récit mettant en scène, dans le contexte, déjà confiné, de l'époque,  sa trop  brève existence (il est mort à 24 ans)  dont on sait bien  peu de choses.