Le début de la musique

de M. P. VALLAS

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Le début de la musique

Depuis maintenant un an, Éléa vit dans l’obscurité. La lumière a disparu sous les bombardements et les tirs incessants. Sans nouvelles de son mari parti combattre sur le front indien, elle ne sort de son appartement que pour travailler… et se rendre au Grand America Shopping Mall, l’école gouverneme ...

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Depuis maintenant un an, Éléa vit dans l’obscurité. La lumière a disparu sous les bombardements et les tirs incessants. Sans nouvelles de son mari parti combattre sur le front indien, elle ne sort de son appartement que pour travailler… et se rendre au Grand America Shopping Mall, l’école gouvernementale où ses enfants sont placés.

Dans son immeuble, les voisins craignent constamment l’irruption de la milice, car tous ne respectent pas les règles : du concierge qui dissimule son chien à Madame Prillgood qui cache son mari, tout le monde risque gros.

Sans oublier que chaque jour, les forces américaines perdent du terrain, laissant l’ennemi se rapprocher peu à peu de l’immeuble d’Éléa… Quand le danger sonnera à sa porte, pourra-t-elle s’en sortir ?

Plongez dans un univers quasi apocalyptique, où l’obscurité et la poussière se mêlent pour vous faire suffoquer.

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2 Commentaires

Publié par armony-sambo : le 21/01/2019

Un roman que je ne peux dire si je l'ai aimé ou pas. Pourquoi ? Car ça part dans tous les sens. On a notre personnage central Elea, et beaucoup (trop) d'autres qui gravitent autour d'elle, ce qui fait que souvent je ne savais plus qui était qui. Donc il y a une guerre, on comprend mondiale, pourquoi ? ça c'est le mystère non résolus. Puis un but: qu'elle puisse récupérer ses enfants. Seulement l'auteur, nous parle de beaucoup de chose et souvent de n'importe quoi. Je m'explique, prenons le cas de Billy Hanes, déjà son langage comme la plupart de ceux de la meute, un langage de cité, hachée, ou la moitié des mots et du vocabulaire manquent. On nous le fait arriver après plusieurs chapitres, de je ne sais d'où, il arrange les choses, entre guillemet, puis on parle d'un coup de son passé, du présent, puis on comprend qu'on est dans sa tête, ces délires, mais en même temps on nous raconte que Diane (pourquoi comment ben on sait pas) est venue le soigner, puis ça repart dans sa tête, bref on suit son délire tout en suivant la vie des autres, et au final, ça n'apporte pas grand chose au livre. Puis on a souvent ce rapport à la musique, on se croirait à un opéra, avec plusieurs danseurs et un chef d'orchestre, on en voit partout, avec un central, on suit la danse, mais d'un coup le chef d'orchestre s'emballe et tout part dans tous les sens... Ensuite, on a la guerre. Les gens la vive, sans comprendre pourquoi, d'où ça a commencé ? Harris en aura payé de sa vie pour vouloir comprendre, il est mort en l'écrivant... Par moment on nous donne des bribes, c'est d'ailleurs là qu'on situe l'époque futuriste. Ce serait dû aux écologistes qui seraient aller trop loins ? Une histoire de secrets cachés, d'extraction de minerai pour la création de téléphone aux dépend d'africains ? Bref pleins de suppositions. Je pense que l'auteur veut nous montrer que toutes les guerres sont absurdes. On ne sait jamais comment ça début, et pourquoi ça continue, le but recherché. De plus on prend les même et on recommence comme en 40 (leur immeuble 46 un hasard ? Lien avec la fin de la guerre et le début d'autre caché comme la Rda Rfa ? L'astasie ? La guerre froide ? La guerre d'Algérie ?). Beaucoup de similitude avec ce qui s'est passé dans ces années. Donc pour tout ça je ne sais pas, si j'ai aimé ou pas, je pense qu'un peu plus d'ordre aurait été super, car j'ai souvent perdu le fils, me suis perdue, et dû relire car je ne savais plus ce que je lisais. Je me suis accrochée pour lui donner une chance car une trame qui vaut le coup, mais trop de déballage, d'histoires.

Publié par sallustius : le 23/01/2019

Une œuvre au style unique et travaillé. La poésie et la violence se mêlent dans un monde apocalyptique où les habitants d'un immeuble s'accrochent au peu de leur existence. Éléa et ses voisins devront, au beau milieu des bombardements, faire face à une humanité désaccordée. Dans une situation que personne ne maîtrise, tout espoir semble si lointain, et pourtant, malgré la guerre civile à la porte de son immeuble et l'absence de nouvelles de son mari au front, Éléa frappe par son caractère. Sa normalité de l'ancien monde devient sa force. Touchante incarnation de l'espoir, sa musique retentit encore grâce à ses enfants, enfermés dans un centre commercial reconverti en école par l'armée. Ce livre nous présente un style, au vrai sens du terme, que l'auteur maîtrise tout au fil des situations. Les dialogues sortent des ordinaires blablas par leur naturel si rare en littérature et chaque personnage s'anime aux yeux du lecteur. L'univers du livre, tournoyant de violence, est habilement amené à travers la vie d'Éléa. Il nous est impossible de connaître la situation dans son détail tant tout s'effondre et c'est ce qui donne tout l'enjeu de la vie des personnages. Les scènes sont vivantes, un savant mélange de rythme et de détail qui sublime notamment la tension des habitants de l'immeuble face aux visiteurs venant frapper à leur porte.

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