Six mois après un retour forcé dans son village natal de Kabylie, Karim s’est donné la mort. Après presque dix années passées en France, Paris l’a rendu à la terre natale, brisé.
Dans ce village vidé de sa jeunesse, peuplé de femmes, d’enfants et de vieillards, la colère gronde. On n’arrive même plus à porter le cercueil. Paris n’est plus une ville : elle est devenue une rivale, une force, une ogresse qui séduit, dévore et rejette.
Pour les femmes du village, elle est responsable de tous les départs, de toutes les absences, de tous les déracinements. Elle vole les maris, puis les fils, et ne rend que des corps brisés ou des vies fracassées.
Pourtant, Karim l’aimait, Paris. Il l’avait chérie comme il avait aimé, d’un amour fou, Aurore.
Entre fascination et destruction, promesse et dévoration, Paris l’ogresse raconte l’histoire d’un exil qui broie, d’une ville qui dévore, et d’un village qui accuse. Un roman dense et contemporain, traversé par la question de l’exil, du déracinement, de la désillusion et de la violence symbolique des grandes villes.
Nacer Bouslimani a grandi en Kabylie (Algérie) avant de s'installer en France. Il avait publié en 1994, à Alger, son premier roman intitulé « Le retard d’Ève ». Son deuxième roman « Algérie, terre de paroxysmes » a été publié en 2000 sous le pseudonyme de Mourad Idhmime, aux éditions l’Harmattan (Paris). 26 ans plus tard, il récidive avec ce roman, « Paris l’ogresse ». Amoureux invétéré des mots, en plus de sa longue expérience dans l’enseignement de la langue française, Nacer Bouslimani, est aussi relecteur correcteur « le Robert », niveau expert.