Ah le « point de vue de Sirius » !
Mettre en place un contexte situé loin dans le temps et dans l’espace permet de parler d’aujourd’hui avec un certain recul.
Un théâtre au ton léger peut tout à fait s’adapter à un tel artifice.
Alors prétendre qu’un des personnages est un extra-terrestre, un homme « augmenté » doté de membres artificiels, ou un esclave fier de son sort permet de mettre quelques-unes de nos contradictions sous un éclairage inhabituel.
Admirons les petits travers de Boniface 7,65, roi des Mechs ; il se méfie des touristes qui voudraient visiter son domaine à Cœur-du-Monde.
Quel est le parcours professionnel du maître d’hôtel d’un grand palace à l’enseigne Les Chaussettes de Murgastryd ?
Faut-il opérer une soucoupe volante atteinte d’un cancer mécanique ?
Un roman peut-il être à l’origine de mythes sur la piraterie ?
Que penser d’un personnage qui proclame :
— Les gens admirent bien les imbéciles riches (et d’ailleurs les élisent parfois aux plus hautes fonctions), mais un intellectuel riche est une menace pour l’ordre naturel des choses !
Né en 1948, Péber Amāde est élevé au Maroc. Première série d’études : architecture (ESA), psychologie sociale (EPHE), langues orientales (INALCO). Il a exercé en tant que professeur de mathématiques au Maroc, puis architecte dans le Gers. Seconde série d’études : génie logiciel (mines Saint-Étienne). Développeur d’outils et de langages informatiques, enseignant, puis CNRS (cadre logiciel du télescope Vera Rubin). À la retraite, il anime un groupe de cuivres (joue du bugle), pratique le monocycle tout-terrain et le taï-jitsu. Il a écrit environ cent vingt nouvelles, deux romans et plusieurs pièces de théâtre.