Septembre. Une femme retrouvée morte sur la plage de Pontaillac, à Royan. Jeune, sans identité, les poignets marqués d’un nœud que personne ne reconnaît — sauf que ce nœud a déjà été vu. Il y a vingt ans. Sur une autre victime. Dans un dossier qui n’a jamais été résolu.
Le capitaine Léo Moretti est revenu à Royan depuis trois mois. Revenu — pas rentré. La nuance compte. Il y a dans cette ville une disparition qu’il n’a jamais pu classer, une fille de dix-sept ans prénommée Lucie, et une enveloppe kraft qu’il n’a pas ouverte depuis 2004. Quand le corps échoue sur cette plage, il sait — avant même les résultats, avant même les archives — que l’affaire et lui sont liés d’une façon qu’il ne pourra pas tenir à distance.
Royan garde ses secrets bien. Entre une juge d’instruction qui ne lâche rien, un commissaire dont les silences en disent trop, et une ville qui a appris depuis longtemps à regarder ailleurs, Léo va devoir décider jusqu’où il est prêt à aller — et ce qu’il reste d’un homme quand la procédure ne suffit plus.
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Certaines villes n’oublient pas. Elles attendent.
Elio Rainaud vit et écrit quelque part entre la mer et le reste. Sombres Rivages est son premier roman. Il a mis du temps à l’écrire — pas parce qu’il ne savait pas quoi dire, mais parce qu’il voulait trouver la juste façon de le taire à moitié.