Le Silence pour survivre


De Relly Alfandari Pardo

Née en 1929 à Belgrade, Relly Alfandari Pardo livre dans ce récit autobiographique le regard d’une enfant juive confrontée à la Seconde Guerre mondiale.

Lorsque les nazis envahissent la Yougoslavie en 1941, sa vie bascule : son père est mobilisé puis arrêté, son frère menacé, et sa mère, face aux rafles, prend une décision déchirante en la confiant à une tante mariée à un chrétien. Pensant que la guerre serait brève, la famille accepte de la protéger.

Mais le danger s’intensifie. À douze ans, Relly est envoyée dans un village isolé, recueillie par une jeune femme pauvre et malade qui ignore son identité. Chaque mot peut la trahir ; elle apprend à vivre dans la peur et la solitude.

De retour clandestin à Belgrade, elle est cachée des mois durant dans un réduit minuscule, invisible aux yeux du monde et tout près de l’armée nazie. Là, l’enfant grandit dans le silence, apprenant à disparaître pour survivre.

À travers la voix lucide et sensible de cette fillette, ce témoignage révèle une mémoire méconnue de la Shoah : celle de la survie hors des camps, marquée par la clandestinité, la perte et la résistance intérieure.

Écrit en français entre 1957 et 1987 et récemment relu, Le silence pour survivre a été publié en anglais, allemand, serbe et hébreu, et est étudié dans les écoles en Serbie. C’est un récit rare sur la Shoah en ex-Yougoslavie, alliant force documentaire et émotion retenue.

Télécharger un extrait
Livre numérique
4,99€
Publié le : 16/02/2026
ISBN : 9791040597964
Formats : PDF - EPub - MobiPocket
Livre papier
19,90€
Publié le : 26/02/2026
ISBN : 9791040597971
Formats : Broché - 140x216
Pages : 318

Voulez-vous donner votre avis sur ce livre ?


Relly Alfandari Pardo


Relly Alfandari Pardo, née en 1929 à Belgrade dans une famille juive sépharade, survit enfant à l’occupation nazie en étant cachée : d’abord dans un village isolé, puis durant des mois dans un réduit secret à Belgrade, tout près des forces allemandes. Elle perd alors toute sa famille.

En 1947, elle quitte la Yougoslavie de Tito pour la France, puis s’installe en Israël en 1949, où elle devient professeure de français et s’engage dans la transmission de la mémoire.

Entre 1957 et 1987, elle rédige en français Le silence pour survivre, adoptant la voix de l’enfant qu’elle était dans un style pudique et intense.

Son témoignage, publié en hébreu, serbe, allemand et anglais et étudié dans les écoles en Serbie, lui vaut en 2020 la nationalité serbe honorifique.

Parfois surnommée « l’Anne Frank serbe », elle rappelle que son parcours fut solitaire : cachée seule, livrée à elle-même, survivant avec pour seules compagnies la peur et les livres. Elle vit aujourd’hui en Israël entourée de sa famille.