Nouvelle interview cette semaine : David Guinard, auteur de L.A. pour les intimes

 

Cette semaine, un nouvel auteur Librinova a accepté de répondre à nos questions : David Guinard qui signe son premier roman L.A. pour les intimes, nous raconte comment il a trouvé l’inspiration pour écrire ce livre, et nous explique son choix de publier en numérique sur Librinova.com

 

Votre premier roman publié chez Librinova, L.A. pour les intimes, connaît un gros succès avec plus de 1500 exemplaires vendus. Pouvez-vous nous le présenter ?

Ce roman se passe à Los Angeles au début des années 2000, et suit le quotidien d’un détective privé d’origine française, émigré en Californie depuis une dizaine d’années, aux prises avec une enquête inhabituelle qui lui inspire un mélange de doute et de fascination.

Certains de mes amis qui l’ont lu me disent que ce n’est pas vraiment un polar, et je suis sans doute assez d’accord avec eux. L’intrigue est plus une excuse pour faire évoluer des personnages que j’ai essayé de rendre les plus crédibles possibles, dans des situations et avec des émotions qui me parlent.

 

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’écrire ce premier livre ? Quelles ont été vos sources d’inspiration  ?

J’ai passé quelques temps à Los Angeles en 2002, en échange universitaire à UCLA, et j’ai eu envie d’écrire une histoire qui prenne cette ville, que je trouve absolument fascinante, comme décor. Fan des films noirs américains des années 50 et 60, ainsi que des romans de James Ellroy, je me suis amusé à l’époque à imaginer un scénario de polar, en reprenant tous les ingrédients classiques et en jouant avec.

 

L.A. pour les intimes pourrait être qualifié de Polar à la française, quels sont vos auteurs favoris du genre ? Les polars américains vous ont-ils inspiré ?

Ellroy, donc, comme je le disais. Je pense en effet que c’est la découverte du Dahlia Noir à la fin des années 90 qui m’a réellement fait entrer dans ce genre. J’ai dû dévorer la moitié de sa bibliographie dans les 4 ans qui ont suivi, avec sans doute une petite préférence pour Clandestin et Brown’s Requiem, ainsi que pour Ma part d’ombre, sa biographie, qui est simplement à couper le souffle. Cela étant dit, je ne pense pas avoir écrit un roman qui se rattache complètement à ce genre (d’ailleurs, certains inconditionnels du polar seront peut-être déçus).

Mes sources d’inspiration sortent parfois un peu du cadre du polar ; des auteurs comme Romain Gary par exemple (en France), ou Bret Easton Ellis (aux USA), sont des écrivains qui me fascinent.

 

Pourquoi avez-vous choisi de publier votre livre en numérique ?

Je n’avais pas vraiment envisagé de publier ce roman, que j’ai écrit en 2004, et qui dormait au fond d’un tiroir depuis lors. C’est en découvrant Librinova, et cette possibilité qui était offerte à des jeunes écrivains de partir à la rencontre de lecteurs dépassant leur cercle proche (et donc de se confronter à ce regard critique plus neutre), que je me suis dit que c’était une bonne opportunité, à la fois de partager mon travail, et éventuellement d’en retirer commentaires et remarques susceptibles de me permettre de progresser.

 

Qu’est-ce que Librinova vous a apporté tout au long du processus parution de ce premier roman ?

Tout d’abord, Librinova m’a apporté un accompagnement dans les étapes préalables de préparation de la parution du livre, du travail sur une couverture jusqu’aux outils de relecture (Le Robert Correcteur), permettant de proposer aux lecteurs potentiels une version du livre la plus optimale et la plus « pro » possible.

Ensuite, l’accès aux nombreuses plateformes de vente de livres numériques, ainsi que les contacts noués avec les services de promotion internes à ces plateformes offrent une opportunité unique de mettre en valeur le roman parmi la multitude de publications, et de rencontrer ainsi des nouveaux lecteurs.

 

Auriez-vous des conseils d’écriture à donner aux écrivains en herbe pour écrire et publier son premier roman?

Pas vraiment (je serais plutôt preneur de conseils en ce moment pour achever mon roman actuel, sur lequel je travaille depuis plus de 10 ans…). En fait, depuis que je suis enfant, j’ai toujours écrit (j’ai de nombreux romans, certains achevés, d’autres non, en stock…), et c’est pour moi à la fois une passion, un besoin d’évasion et de création. La difficulté est plus la rigueur et la régularité que ce travail exige si l’on veut conserver la motivation et l’inspiration tout au long des pages.

 

Quelles sont les qualités principales d’un auteur selon vous ?

L’imagination bien sûr, et la capacité à rêver d’abord. En tout état de cause, c’est ce qui me donne personnellement l’envie d’écrire des histoires. Et un peu de patience quand même, parce que le travail d’écriture est nécessairement long, et l’on souffre régulièrement de période de perte d’envie.

 

Planchez-vous sur une suite ? Sur un autre projet d’écriture ?

J’aimerais effectivement écrire une suite un jour, mais ce n’est pas prévu pour le moment. J’ai démarré en 2005 un roman historique qui se passe pendant la première croisade, et je m’y consacre totalement en ce moment, dans l’espoir de l’achever dans les mois qui viennent (avant, nécessairement, une longue relecture correctrice). Le roman historique est une autre aventure, parce que, même si j’avais à la base une affinité particulière pour cette période, et quelques connaissances, il a fallu (et il faut toujours) faire un travail de recherches, de lectures, d’analyse, afin de ne pas trahir la réalité historique.

 

Venez rencontrer David Guinard au Salon du livre de Paris lors de l’atelier « Ecrire et publier son premier roman » , organisé par Librinova !

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