Romance contemporaine : enemies to lovers, fake dating, pari… Les cinq tropes incontournables

Romance contemporaine : enemies to lovers, fake dating, pari… Les cinq tropes incontournables
26/11/2025
Actualités du livre

La romance contemporaine a la particularité d’être un genre régi par un certain nombre de codes. Parmi eux, l’utilisation de « tropes », autrement dit des schémas narratifs qui reviennent souvent. « Enemies to lovers », triangle amoureux, pari… Nous vous présentons cinq tropes très connus.

    En quelques titres:

  1. Un trope, c’est quoi ? 
  2. Enemies to lovers, la valeur sûre 
  3. Fake dating, un savoureux mensonge 
  4. Friends to lovers, amitié et plus si affinités 
  5. Le triangle amoureux, pas toujours facile de choisir 
  6. Le pari et ses nombreuses conséquences

Un trope, c’est quoi ? 

En lisant les quatrièmes de couverture de différentes romances contemporaines, vous avez certainement remarqué l’utilisation du mot « trope » ou d’anglicismes tels que « slow burn », « enemies to lovers » ou encore « fake dating » et vous vous êtes peut-être demandé leur signification. Dans son ouvrage TROPES, Les secrets d’écriture de la romance & de la romantasy, l’autrice Alice Doublier donne la définition suivante : « le trope est un schéma narratif récurrent qui détermine (autant qu’il résume en un mot) l’intrigue, les personnages, les événements ou l’atmosphère d’une fiction. » Vous l’aurez compris : le trope mis en avant dans le résumé d’un livre indique concrètement ce qu’il va se passer au fil des pages. Il n’y a donc pas de surprise mais ce n’est pas un souci pour les lectrices et les lecteurs. En effet, les adeptes du genre choisissent souvent leurs lectures en fonction du ou de leurs tropes préférés. Dans cet article, nous allons en développer cinq. Tous ont le même but : structurer l’intrigue.

Enemies to lovers, la valeur sûre 

C’est peut-être le plus célèbre des tropes… Et le plus plébiscité ! « Enemies to lovers », comprenez « d’ennemis à amants » met en scène deux personnes qui se détestent… jusqu’au jour où elles tombent amoureuses l’une de l’autre. Le trope n’a rien de récent, bien au contraire : Jane Austen l’a dépeint à merveille dans son œuvre Orgueil et Préjugés parue en 1813. Y a-t-il meilleurs « enemies to lovers » que Mr Darcy et Elizabeth Bennet ? Pas sûr ! Dans le « enemies to lovers », la raison de l’apparente haine entre les deux protagonistes prend diverses formes : conflits familiaux, rivalité professionnelle, disputes houleuses dans le passé… « Les deux protagonistes se détestent tellement qu’ils ne peuvent s’empêcher de se confronter, confrontation qui a pour conséquence de les faire se découvrir, se tolérer, se comprendre et, un jour… s’aimer », a résumé Alice Doublier. Le tout sous l’œil captivé des fans de romance. 

Fake dating, un savoureux mensonge 

Le « fake dating » ou le « faux couple » en français est un trope particulièrement apprécié des lecteurs et des lectrices. Son concept est simple (et efficace) : deux personnes prétendent être en couple durant une période donnée. La raison de ce faux jeu amoureux est explicitée en début de livre. Et elle est la plupart du temps originale. Le fake dating peut être utilisé pour faire taire des parents un peu trop insistants, pour ne pas se rendre au mariage de son frère en solo ou pour rendre jaloux un ex désormais épanoui. Bien entendu, au fil des pages, les deux héros apprennent à se connaître et tombent véritablement amoureux. Le premier baiser échangé « pour de faux » est d’ailleurs souvent l’élément déclencheur du questionnement intérieur des protagonistes : « et s’il me plaisait, finalement ? » Le mensonge, au cœur du « fake dating » entraîne son lot de malentendus et de quiproquos qui font le sel des comédies romantiques pour le plus grand bonheur des lecteurs et lectrices. 

Friends to lovers, amitié et plus si affinités 

Encore une fois, le concept est clair comme de l’eau de roche : deux amis – souvent, ils sont même meilleurs amis – réalisent qu’ils sont en fait amoureux. L’un des deux a tendance à s’en rendre compte en premier. On dit alors que « he/she falls first ». Les lecteurs et lectrices suivent  le cheminement des deux héros qui ont beaucoup à perdre si les sentiments ne sont pas partagés ou si leur histoire ne fonctionne pas. Mais évidemment, spoiler : ils finissent ensemble et… heureux. 

Le triangle amoureux, pas toujours facile de choisir 

Lorsque deux personnes sont amoureuses de la même personne, cela donne en romance contemporaine… un triangle amoureux ! La plupart du temps, c’est une héroïne qui doit faire un choix entre deux prétendants au profil totalement opposé. Ce trope a l’avantage de jouer sur le suspens et d’impliquer les lecteurs et lectrices qui défendent leur protégé. Dernier exemple en date (et non des moindres !), les milliers d’hashtag #TeamConrad et #TeamJeremiah pour évoquer le fameux choix de Belly dans L’été où je suis devenue jolie, best-seller de Jenny Han adapté en série. 

Le pari et ses nombreuses conséquences

Encore un trope incontournable qui peut prendre deux formes ! Première option : nos deux héros se lancent mutuellement un pari (remporter une compétition, séduire la même personne, obtenir une promotion) et au cours de ce pari, qui les amène à beaucoup se côtoyer, la tension monte et l’attirance se développe. Deuxième option : un protagoniste secondaire lance un pari au héros. Et bien entendu, ledit pari concerne un second héros (souvent une héroïne). Le lecteur, dans la confidence de la supercherie, n’a alors qu’une hâte : que la vérité éclate ! Mais bien évidemment, le pari met du temps à être révélé. Et surtout, il a des conséquences : le personnage trompé ne veut plus rien avoir à faire avec celle ou celui qui s’est joué de lui… jusqu’à ce qu’il décide de pardonner. 

 

Il existe des dizaines d’autres tropes « structurants » parmi lesquels « la seconde chance », « la cohabitation », le « slow burn » ou encore le « one night stand ». Et en parallèle de ces scénarios, les auteurs et autrices de romance utilisent des tropes liés aux personnages. Peut-être avez-vous déjà entendu parler du « golden retriever », du « loveable asshole » ou encore du « parent solo ». Enfin, il existe également des tropes de situation comme le fameux « only one bed » où les deux héros doivent partager un seul et même lit ! 

 

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