La Censure aux trousses

de Charles REVUE

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La Censure aux trousses

Juin 1976. Qui est Xylos, cet étrange criminel qui terrorise la population en insérant des scènes pornographiques dans les projections de cinéma tous publics ?

Deux femmes que tout oppose, l’une membre de la commission de censure, l’autre réalisatrice de films érotiques, sont contraintes d’allier ...

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Juin 1976. Qui est Xylos, cet étrange criminel qui terrorise la population en insérant des scènes pornographiques dans les projections de cinéma tous publics ?

Deux femmes que tout oppose, l’une membre de la commission de censure, l’autre réalisatrice de films érotiques, sont contraintes d’allier leurs forces pour le démasquer. 

Pour elles, le plus difficile ne sera ni les manipulations ni les courses-poursuites, mais bien de trouver un terrain d’entente. Pendant ce temps, les pièges que sème Xylos sur leur route se rapprochent toujours plus de leur intimité…

Librement inspiré de faits réels, La Censure aux trousses offre un cocktail léger et ensoleillé au doux parfum des années 70, chargé en rebondissements et en humour, le tout agrémenté d’une pointe de sensualité. À déguster frappé !

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2 Commentaires

Publié par enrica : le 10/06/2018

Un livre idéal pour les fans des ambiances 60's et 70's. On plonge dans une page d'histoire un peu oubliée, l'avènement du classement "X", mais vu par une hippie et sa troupe excentrique pour qui "il est interdit d'interdire". Avec sa meilleure ennemie, elle va découvrir les travers, les ruses, et finalement les absurdités générées par cette loi, rendue pourtant nécessaire par le contexte de l'époque. Que ceux qui recherchent des scènes pornographiques passent leur chemin : dans ce livre, on ne fait que rire, s'étonner, s'émouvoir... et, ce qui est toujours magique avec Charles, découvrir à travers une intrigue policière une véritable peinture sociale. J'avais adoré Ceux qui sont restés, l'auteur a su garder sa truculence dans ce livre plus coloré, plus estival.

Publié par aubrycoin : le 28/09/2018

Avec ce roman policier totalement atypique, Charles Revue prouve pour la seconde fois qu'il est un auteur prometteur qui manie la langue à merveille et possède un talent rare, celui d'accrocher son lecteur dès les premières pages pour le conduire à dévorer son livre....et ensuite à en dire tout le bien qu'on en pense. Dieu sait que les auteurs indépendants ont du mal à se faire connaître et que la production littéraire dans ce domaine est tellement inégale que les plus exigeants des lecteurs peuvent être conduits à négliger ce qui constitue pourtant un formidable vivier créatif d'où émergent des pépites très brillantes qui font la joie des "chercheurs d'or" que sont les chroniqueurs en mal de nouveauté. Charles Revue situe les intrigues de ses romans dans des contextes historiques et sociologiques parfaitement documentés, ce qui étoffe ses intrigues et leur donne du sens. Ici nous sommes vers la fin des années 1970 et un retour de bâton bien pensant succède au "flower power". La société civile s'offusque d'une trop grande libéralisation des moeurs et décide la classification des films en fonction de leur contenu, créant la célèbre catégorie X et encadrant sa distribution de règles sévères susceptibles d'être ressenties comme des atteintes à la création. Alors qu'un collectif de jeunes cinéastes idéalistes décide de lutter contre cette censure qui bride les élans créateurs, un esprit pervers qui se cache sous le pseudonyme de Xylos prend un malin plaisir à diffuser des scènes carrément pornographiques dans des films destinés au grand public, ce qui ne manque pas de créer un certain émoi! Quand la très sérieuse Hélène, qui travaille au visionnage des films pour la Commission de Contrôle cinématographique, constate avec horreur que sa jeune soeur participe à cette atteinte aux bonnes moeurs, elle va se lancer dans une traque échevelée pour trouver le coupable et pour triompher de ce défi, elle acceptera l'aide d'alliés inattendus... Un roman policier sympathique et bien troussé, sans mort ni victime, qui se lit avec un sourire gourmand. Bien que la pornographie soit présente, nulle vulgarité dans ce texte qui fourmille d'humour et d'ironie. Cerise sur le gâteau, la scène finale ne peut que donner envie de fredonner un certain refrain bien connu des anciens enfants, qui replonge dans une époque bénie parée de toutes les vertus, ce passé magnifié dans notre mémoire qui est celui de notre jeunesse.

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