En couverture, la vaccination de Joseph Meister (gravure publiée dans La Sentinelle en 1886). Photomontage Pierre Darmon
C’est à travers la victoire sur la rage que Pasteur a fait son entrée dans notre mémoire collective. Ses exploits s’étendent pourtant bien au-delà de ce haut fait. Ainsi, d’étranges maladies s’attaquaient jadis aux vins, à la bière, au vinaigre et au ver à soie. Pour les paysans et les artisans, c’était la ruine et la misère. À partir de 1860, Pasteur se penche sur le problème et montre qu’un organisme microscopique est à l’origine des fléaux qu’il parvient à juguler. Aux termes d’expériences ahurissantes et spectaculaires, il démontre en même temps que dans l’air flottent des milliards de ces « microbes » souvent très dangereux pour l’homme. À force de labeur, il réussit à les cultiver en laboratoire dans des bouillons de culture adaptés et, par vieillissement ou chauffage, en atténue la virulence en sorte que leur injection à l’homme ou à l’animal est devenue inoffensive tout en provoquant l’immunité.
Ce livre retrace aussi des aspects moins connus du savant. L’administrateur de fer à l’École normale, l’homme politique intransigeant, le polémiste coriace, le patriote passionné et le père de famille attendri révèlent la force de caractère mais aussi la fragilité d’un homme parfois injustement perçu à travers les couleurs du pompiérisme.
Directeur de recherche honoraire au CNRS et docteur d’Etat, Pierre Darmon est l’auteur de livres sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, de l’Algérie et de la médecine. Ses travaux sur l’histoire de la médecine ont été couronnés en 1985 par le prix de l’Académie de médecine.
1939-1940. Démocraties et dictature hitlérienne s’affrontent. On découvre alors le visage d’un Etat voyou dominé par un gang qui, comme les routiers du Moyen-Age, vit de rapine et de racket. Aux frontières, tout est calme. Mais partout ailleurs, on s’agite. Peu connues, les guerre ... Lire la suite
En couverture : François Boucher, Orphée charmant les animaux
Photomontage Pierre Darmon.
Sous l’Occupation, arnaques et névroses s’épanouissent à ciel ouvert dans le monde des arts et des lettres. À la faveur du vide idéologique, des places laissées vacantes pa ... Lire la suite
La diphtérie, le tétanos, la fièvre typhoïde et la tuberculose qui, au XIXe siècle, moissonnaient la moitié des populations de nos régions, y ont pratiquement disparu. On espère vaincre la rougeole malgré son récent retour offensif et, un peu plus difficilement, la fièvre jaune. On ... Lire la suite