Vous avez écrit votre livre, vous l’avez fait relire et corriger, vous l’avez mis en page et publié. Et pourtant, il reste invisible dans les rayons numériques des librairies en ligne. C’est un scénario que beaucoup d’auteurs et d’autrices vivent sans toujours en comprendre la cause. Souvent, le coupable est à chercher dans les métadonnées, c’est-à-dire toutes les informations qui accompagnent votre livre au-delà du texte lui-même : le titre, le résumé, le nom de l’auteur, mais aussi les catégories de classement et les mots-clés associés. Les métadonnées sont lues en premier par les algorithmes pour décider où et à qui proposer votre ouvrage. Bien les choisir et les renseigner augmente donc les chances de votre livre d’être trouvé par le lectorat qui cherche exactement ce que vous avez écrit. Librinova vous explique comment aborder ce travail de manière méthodique et vous donne des outils pour choisir vos catégories et vos mots-clés pour mieux référencer votre livre. Catégories et mots-clés : à quoi servent-ils vraiment ? Quand on tape « roman policier historique » dans la barre de recherche d’une librairie en ligne, l’algorithme ne lit pas votre livre, mais vos métadonnées. Si votre polar se déroulant au XIXe siècle est classé en « littérature générale » sans aucun mot-clé associé, il n’apparaîtra tout simplement pas dans les résultats. Il faut distinguer les catégories des mots-clés, qui sont complémentaires et ne jouent pas le même rôle : les catégories fonctionnent comme un système de rayonnage et indiquent dans quelle section de la librairie votre livre est rangé ; les mots-clés, eux, agissent comme des étiquettes supplémentaires qui précisent le contenu et les caractéristiques de votre ouvrage au-delà de sa classification principale. Ce travail est d’autant plus important qu’il n’y a pas d’éditeur pour s’en charger à votre place. C’est vous qui décidez de la façon dont votre livre est présenté aux algorithmes et donc aux lecteurs et lectrices. Prenez donc le temps d’y réfléchir sérieusement pour assurer la visibilité de votre ouvrage sur le long terme. Choisir ses catégories La méthode de l’entonnoir Les catégories semblent simples en apparence, mais un mauvais classement peut vous desservir. L’équipe de Librinova recommande d’aborder ce choix comme un entonnoir, en trois étapes successives. Identifier si l’ouvrage relève de la fiction ou de la non-fiction. Cette distinction est fondamentale et souvent sous-estimée. Un témoignage personnel, par exemple, ne se classe pas en fiction, sauf s’il s’agit d’une autofiction, c’est-à-dire une œuvre de fiction construite à partir d’éléments réels vécus par l’auteur ou l’autrice. Mal identifier cette première frontière fausse tout le reste de la classification. Déterminer le genre dans lequel s’inscrit le livre. Souvent, on commence par là et c’est en fait la deuxième étape ! Identifiez le genre principal du livre : littérature générale, suspense, imaginaire, sciences sociales, essai, jeunesse… Ce niveau de classification correspond aux grandes familles éditoriales que les lecteurs et lectrices reconnaissent intuitivement. Préciser le sous-genre. Votre livre est un roman à suspense, mais est-ce un polar, un roman noir ou un thriller ? Ces nuances, loin d’être anecdotiques, correspondent à des catégories de lectorat distinctes, avec des attentes et des habitudes différentes. À lire aussi : Uchronie, Space Opera, Cyberpunk… : quels sont les sous-genres de la science-fiction ? Deux référentiels à utiliser pour déterminer ses catégories Pour effectuer ce travail avec rigueur, deux référentiels font autorité dans le monde de l’édition : le CLIL (Comité de liaison interprofessionnel du livre) qui propose une classification française détaillée ; le BISAC (Book Industry Standards and Communications), son équivalent anglo-saxon, largement utilisé sur les plateformes internationales. Consulter ces deux sources avant de renseigner vos catégories, sur Librinova ou directement sur Amazon KDP par exemple, vous permettra de coller au plus près des standards professionnels du secteur. Demarque, partenaire de Librinova, conseille également : de spécifier au minimum une catégorie BISAC (et idéalement trois) en étant le plus précis possible et en évitant les catégories trop généralistes comme Fiction/General ; de rester toujours dans les mêmes domaines, c’est-à-dire pour un roman historique, de choisir la catégorie Fiction/History et d’éviter des catégories sous History. À lire aussi : Thème VS message d’un livre : quelle différence ? Bien choisir les mots-clés pour son livre : de la précision avant tout Le rôle des mots-clés Une fois les catégories posées, les mots-clés entrent en jeu. Leur rôle est d’affiner votre positionnement, mais sans être redondant. Si votre livre est déjà classé en « thriller », inutile d’ajouter « thriller » en mot-clé. Quelques règles simples permettent d’éviter les erreurs les plus courantes : limitez le nombre de mots-clés à 10 mots ou expressions, car en référencement, une surenchère d’entrées dilue la pertinence de chacune d’entre elles ; chaque mot-clé doit correspondre à un seul mot ou à une seule expression, pas à une liste ; soyez spécifique en évitant les généralités et en précisant le plus possible le positionnement du livre. À lire aussi : Comment bien référencer son livre sur Internet ? Trouver les bons mots-clés Pour trouver les bons mots-clés, le meilleur point de départ est votre livre. Posez-vous les questions que se poserait un lecteur ou une lectrice en cherchant un ouvrage comme le vôtre. Quelles thématiques aborde-t-il ? Quels sont ses éléments distinctifs ? Cet exercice rejoint directement celui du pitch : si vous savez résumer votre livre en quelques phrases percutantes, vous avez déjà identifié ses qualités essentielles. Les mots-clés sont le résultat de cette réflexion, réduite à son expression la plus concise. À lire aussi : Comment bien pitcher son livre ? Voici quelques exemples de mots-clés tissés à partir du genre et de l’intrigue : pour un roman fantastique qui met en scène des vampires, on peut choisir « vampire », « bit-lit » ou « urban fantasy » si le sous-genre le justifie ; pour un roman contemporain, en fonction du sujet, on peut opter pour « burn out », « violences sexistes », « relations familiales », « maternité » ; pour une romance historique classée comme telle, on peut préciser avec « histoire », « XIXe siècle », « amour interdit » ou « mariage arrangé » (et si la catégorie romance historique n’existe pas, on peut ajouter cette expression comme mot-clé !) ; pour un roman de science-fiction, on pourra mettre « space opera », « dystopie » ou « intelligence artificielle », mais aussi « amour » s’il y a une romance dans l’intrigue ; enfin, pour un thriller psychologique, les mots-clés « manipulation » ou « huis clos » sont pertinents. Choisir les catégories et les mots-clés pour votre livre va plus loin qu’une simple formalité. C’est un acte éditorial à part entière qui, s’il est bien fait, augmente la visibilité de votre livre auprès des lectrices et des lecteurs. Ce travail sur les métadonnées s’inscrit dans une réflexion plus large sur la présentation de votre ouvrage : la couverture, le résumé, le prix, les formats disponibles… Autant d’éléments qui, mis bout à bout, construisent l’identité éditoriale de votre livre et sa capacité à convaincre en quelques secondes une personne indécise. Pour voir comment d’autres ouvrages autoédités se positionnent sur ces critères, parcourez la librairie Librinova et inspirez-vous ! Pour aller plus loin : Comment vendre votre livre sur Amazon avec succès ? Comment utiliser les méthodes traditionnelles pour promouvoir son livre hors des réseaux sociaux ? Pourquoi publier son livre chez Librinova quand on est auteur KDP ?