Sexy Sixties, mon doux chaos

de PATRICK KURTKOWIAK

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Sexy Sixties, mon doux chaos

1964, il découvre les Rolling Stones puis s'enflamme pour Kerouac. Certains lurent Marx, la Bible ou le Coran et s'en prirent pour perpète, c'est  "Sur la Route" qui met Phil dedans. Beats Go On !
La Suède, pour  une amitié amoureuse sans espoir ...

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1964, il découvre les Rolling Stones puis s'enflamme pour Kerouac. Certains lurent Marx, la Bible ou le Coran et s'en prirent pour perpète, c'est  "Sur la Route" qui met Phil dedans. Beats Go On !
La Suède, pour  une amitié amoureuse sans espoir ; Amsterdam, Londres, les Provos, le "Flower Power", sexe et drogues ; Paris, le-joli-mois-de-mai-sous-les-pavés-la-plage. La route sur les Chemins de Katmandu qui ne respirent pas la tendresse ; Istanbul, Téhéran, Kabul, les combines douteuses pour survivre ;  les rencontres, l'air du temps d'alors. La route des paumés et des junkies, attention l'avion, ça va secouer. La terre promise à Katmandu où il réalise son rêve, puis les basses eaux lors du retour, il courtise Dame Aventure avant l'atterrissage sans freins.
Les sixties, un long fleuve tranquille ? Pas pour tout le monde.

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Publié par fdumaurier : le 06/02/2016

Ayant récemment eu le plaisir de lire plusieurs de ses nouvelles, je suis content d'avoir pu trouver cet ouvrage qui doit sans aucun doute être la genèse de son inspiration littéraire. Le téléchargement a été super facile à faire, et je vais finalement pouvoir lire ce que j'attendais de cet auteur. FD.

Publié par reinhard : le 15/02/2016

Les années soixante vécues à fond et racontées avec verve... Cet ouvrage se lit avec plaisir et l'auteur a un véritable talent de conteur! Merci am

Publié par clioze : le 28/02/2016

Je suis née dans les année 80 alors les années 60 restent un mystère pour moi, j'en attends parler souvent par mon père qui me raconte ses années-là, il s'est bien amusé si j'ai bien compris, moins par ma mère car elle était plus jeune mais elle a eu les avantages ensuite. Il faut l'avouer ce livre permet d'en savoir plus. De comprendre ce qu'ont été ces années-là. Et ça, c'est super.... Phil découvre les Rolling Stones, lit Sur la route de Jack Kerouac, part en voyage. D'ailleurs, je pense que je vais lire Sur la route pour découvrir, savoir, comprendre. Phil, le personnage principal, est un idéaliste mais il réfléchit quand même. Le style est vif, les phrases sont longues, avec beaucoup de point virgule et de nombreuses références. J'ai dû parfois aller chercher les informations pour comprendre mais ce livre permet ainsi d'apprendre et de réfléchir. Le livre est truffé de nombreux voyages, de la Suède jusqu'à Katmandou. Phil part et revient. Le voyage initiaque vers l'Asie, j'en avais déjà entendu parler mais sans vraiment savoir ce que c'était, maintenant, je sais. Le voyage est superbement décrit avec des descriptions des pays traversés. Pour conclure, je dirais que j'ai pu avoir une idée de ce qu'ont été les années 60 grâce à ce livre. C'était quand même une drôle d'époque. Mon père en parle toujours avec un certain émerveillement dans la voix.

Publié par 3ehrrb : le 15/03/2016

Phil comme de nombreux Maloins enfermés dans les remparts a rêvé du grand large, de l'aventure vers des terres inconnues, d'autres mondes indéfinissables, à leur recherche il n'est pas parti en bateau mais en stop. Isolé dans un monde conventionnel Il a trouvé en lui une vitalité pour chercher comment libérer ses instincts, dit son fait à la société et revendiqué le statut de " beat génération" pour échapper aux codes et à la morale. Il raconte son cheminement qui l'a conduit sur la route, fan de Kerouac mais lucide sur les dangers. Merci pour cette lecture et bravo Phil, à ton âge moi aussi j'ai rêvé de prendre la route ...mais toi tu l'a fait. P.

Publié par daniel : le 29/03/2016

Certains sont partis "faire" la route, d'autres sont restés, certains regrettent, d'autres se disent " j'ai échappé au pire", mais le récit de Phil transpire le vécu, on s'y croirait, on le vit et on ne le lâche pas jusqu'à la fin. Le style est vivant, jamais ennuyeux, l'histoire nous rappelle "quelque chose" pour ceux qui ont vécu cette époque. Bravo, cette lecture fait du bien ! à quand la suite ? Daniel,

Publié par stephanek : le 29/08/2016

J'ai beaucoup aimé. Les pensées furtives du narrateur, son oeil percant, et ses descriptions très imagées, drôles ou cyniques (ou les deux), le coté incertain et insouciant des ivresses s'enchainant avec des episodes de doute et de desepoir, la succession des rencontres et des promesses tenues ou décues, tout m'a donné l'impression que je vivais le "trip"....

Publié par fdumaurier : le 01/05/2018

Aujourd’hui, le 1er mai 2018, marque le début officiel du souvenir du Grand Cirque, et je peux déjà voir une liste de conférences organisées pour que les bien-pensants viennent nous expliquer l’inexplicable. La récupération a déjà recommencé. Il y a 50 ans, les étudiants de Nanterre dont je faisais partie ont passé un hiver de contestation permanente à la suite d’une performance mémorable dans son amphithéâtre de “Mysteries and Smaller Pieces” par le Living Theater qui a ouvert des portes sur un inconnu philosophique, psychologique, spirituel, et intellectuel en nous forçant à remettre en question toute l’éducation bourgeoise, cartésienne, et catho-gaulliste que nous avions reçue depuis notre naissance. Une réforme de l’éducation a fini par être le cri de ralliement qui a provoqué le Mouvement du 22 Mars lorsque une poignée de contestataires politisés a occupé le bureau du Doyen Grappin. Les petits bourgeois bien-pensants ont suivi, mais la récupération a commencé avec les Trotskistes, Maoïstes, Léninistes, Anarchistes, Communistes, Socialistes, Bakounistes, etc… qui ont trouvé une porte entrouverte qu’ils ont défoncée pour sortir de l’ombre où ils étaient nés discrètement. Par la suite, les syndicats et les ouvriers se sont mis en grève et ont fini par suivre les étudiants dans la rue. La récupération institutionnalisée fut alors complète et le mouvement étudiant s’est alors retrouvé à poil entre les grands joueurs classiques de la politique française. Aujourd’hui, la récupération reprend avec un programme classique de conférences, de films et programmes à la télé, d’événements, et probablement de manifs … Mais pour ceux qui l’ont vécu – comme le Phil de “Sexy Sixties” et moi-même – Mai 68 n’avait rien à voir avec le monde de la politique institutionnelle. C’était une expression de joie de vivre, de musique, de littérature, de poésie, d’exploration de soi et du monde extérieur, de découverte sexuelle, et donc d’échappatoire du carcan dans lequel nous avions grandi. Comme Phil, je lisais Kerouac – à tel point que j’ai écrit mon Mémoire de Maîtrise intitulé “Un Portrait de Jack Kerouac d’après Desolation Angels” … je faisais du stop pour aller à Londres, Amsterdam, et Copenhague … je suivais les sorties de disques qui marquaient les jalons de mon évolution – principalement ceux des Rolling Stones … et je suivais mon compas intellectuel et spirituel de liberté et d’expression individuelles. Puis comme Phil, je suis sorti des frontières de l’Europe. Beaucoup de mes amis allaient comme lui vers l’Afghanistan, l’Inde et le Népal, et je suis allé dans cette direction jusqu’en Turquie. Mais mon monde se situait plus à l’Ouest et je suis allé à la découverte de l’Amérique. Sans l’avoir planifié, j’ai passé mon premier week-end aux Etats Unis au Festival de Woodstock à la suite de quoi j’ai jeté mon billet de retour et ai passé 9 mois à San Francisco en 1969-1970. Mon univers interne y a basculé en découvrant une culture différente qui m’a transformé bien plus que le brouhaha de Mai 68 à Nanterre et Paris. Lorsque je suis rentré à Paris, je ne pouvais plus communiquer avec mes anciens “amis”. Nous ne parlions plus la même langue et je n’avais plus rien en commun avec eux qui se repassaient encore tous les jours leur film de Mai 68. Par contre, quand je lis “Sexy Sixties” je comprends Phil. L’auteur lui donne une vie sincère et intègre dans laquelle je me retrouve aisément. Nous avons beaucoup de choses en commun et les quelques différences sont normales et faciles à accepter. Quel impact Mai 68 a vraiment eu sur la France, et qu’en reste-t-il 50 ans plus tard ? De Gaulle a été suivi par Pompidou puis par Giscard d’Estaing. Pas exactement une réussite politique. La réforme de l’éducation a été suivie par plusieurs, et c’est toujours une œuvre en chantier. Pas exactement une réussite non plus. Les grèves et manifs d’avril-mai sont toujours un rite de passage annuel. Plus ça change, et plus c’est la même chose. Socialement, dans mon groupe d’étudiants où il y avait 6 ou 7 filles de plus que de gar

Publié par fdumaurier : le 01/05/2018

FIN DU COMMENTAIRE : Socialement, dans mon groupe d’étudiants où il y avait 6 ou 7 filles de plus que de garçons, les filles ont marqué leur indépendance en perdant leur virginité en masse pendant le mois de mai 1968. De mai à septembre, la France a connu une explosion de libération sexuelle que nous n’avions pas connue depuis que nous étions nés, mais tout a repris son train-train habituel à la rentrée … et la plupart de ces exploratrices sont devenues des petites-bourgeoises tranquilles par la suite. Beaucoup de mes copains ont suivi la route de Phil. Moi, je me suis retrouvé en Amérique Latine pendant 6 ans (un an comme guide de safaris en jungle amazonienne colombienne, puis 5 ans à Rio de Janeiro) avant de venir à New York où je vis depuis 41 ans. D’autres sont allés en Afrique, d’autres plus loin en Asie. Mais, à l’époque, nous partions en voyage pour découvrir le monde. Maintenant, on n’entend plus parler que de fuite des cerveaux et de fuite du capital. Personnellement, il ne me reste qu’une chose tangible de Mai 68 : un clou de passage clouté que j’avais trouvé sur une barricade proche de la Place de l’Odéon. Ça, au moins, c’est concret. Je peux le toucher quand je veux. Je l’ai placé sur une étagère de mon salon et, quand je le vois, il me fait sourire en pensant à ce que j’avais et que j’ai toujours : mon esprit contestataire, l’amour du rock and roll, l’appréciation des femmes qui sont heureuses de l’être, et le fait qu’il n’y a pas de mal à vieillir en gardant l’esprit jeune. Tout le reste est du pipeau … et je m’attends à une litanie de banalités qui vont nous rabattre les oreilles au sujet de Mai 68. Les anciens combattants vont se faire entendre mais, comme le disait si justement mon père avec qui je n’avais pas grand-chose d’autre à partager à l’époque : vous êtes les anciens combattants d’une guerre qui n’a jamais existé ! Merci à Patrick Kurtkowiak pour l’intégrité de ses “Sexy Sixties”. Ceux qui ont vécu cette époque du bon côté des barricades s’y retrouveront, et ceux qui n’en ont entendu que des bribes découvriront ce qu’il faut en retenir.

Publié par freeman1943 : le 14/06/2018

Les années 60, la route des Indes racontées avec gouaille . Les espaces immenses ouverts par les drogues et les voyages dans des pays qui sont maintenant fermés ou envahis de touristes. Les voyageurs n'avaient ni smartphones ni internet pour se raccrocher à leur univers habituel . C'était le dépaysement total, magnifiquement illustré par ce livre.

Publié par marylinestan : le 19/07/2018

1964. Dans cette France de l’après guerre dirigée par De Gaulle, Phil a dix-huit ans. L’âge de la rage, de l’impatience, des premiers émois et des rejets définitifs. Il observe le monde autour de lui, voit les modèles se déliter, les vérités d’hier s’effacer devant celles d’aujourd’hui. La société change et vibre sous les assauts furieux de nouveaux accords venus d’outre atlantique et vertueusement revisités par de jeunes blancs en colère : le Rythme and Blues explose, hissé haut par une invasion de groupes anglais. Les Rolling Stones déferlent dans la vie de Phil, distillent leur ire anti establishment : « I can’t get no satisfaction », « under my thumb », « get off of my cloud » and so on. Phil est scotché, convaincu, abasourdi : iI a crié dans le vent et a reçu un écho amplifié, il n’est plus seul, mais un des leurs. Il sera un Stone ou ne sera pas. Sur les ailes de ces « sexy sixties », le tremblement se répand à travers l’Europe, file vers les Usa pour revenir alourdi par les affres de la guerre du Vietnam, l’assassinat de Luther King, la prise de conscience des Black Panthers, tandis que Jefferson Airplane lâche le peace and love pour des chants guerriers : « up against the wall », préludant de quelques décennies la destruction d’un autre mur-frontière. Happé par ces changements et la parole de Kérouac, Phil prend la route : Turquie, Afghanistan, Népal, Iran, se perd dans les ornières des routes mythiques et fabuleuses pour mieux se retrouver, ayant vécu ce qu’il avait à vivre, ayant consenti à grandir assez pour vieillir un peu. Outre un voyage dans l’espace et le temps, ce roman de Patrick Kurtkowiak est celui d’une initiation : partir pour se connaître, affronter ses peurs, ses envies, se défier, éprouver ses propres codes afin d’accepter -ou pas- ceux qui sont imposés, éveiller une conscience dans l’individu avant/afin qu’il (ne) devienne un citoyen éclairé ou un pur rebelle, réveiller ses méninges avant qu’elles ne s’endorment. Phil poursuit sa route semée des cendres d’anciens rêveurs. Descendus de l’Airplane, Grace et ses acolytes ont affrété un starship pour aller plus loin dans leur voyage cosmique. Fade away and radiate. Tel le vol improbable d’un dirigeable de plomb, Aquarius a plané un temps avant de s’écraser : l’ère du Verseau n’a pas apporté les changements escomptés, l’humanisme s’est avéré incapable de transcender l’humanité. No one here gets out alive. Et dans le silence oppressant, comme des pièces d’échiquier, les pierres continuent de rouler emportée par leur élan. It’s only rock and roll (but I like it).

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